‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 55 sur 242 · Voyez N. Sôderblom, Les Fravashis, p. 13 ss · texte numérisé non relu

Voyez N. Sôderblom, Les Fravashis, p. 13 ss

2. D'après Ganjesàyagân, éd. Peshotan Dastur Behramji Sanyana, p. 22, l'âme reçoit un autre corps quand elle abandonne cette terre. Enfin, SaoAyant donne à la résurrection à chacun un corps incorruptible. D'après le IHnkart, IX, 15, l'âme seule voit le pont et reçoit la rétribution. Avec le corps l'àme ne peut pas voir de pareilles choses. Si elle les avait vues, elle n'aurait jamais commis le pécbé. Cfr. S(kand, 4, 87 ss. Les deux représentations ne s'excluent pas nécessairement.

l'espace (Vayu) en passant devant les chiens et la femme, sur le pont Cinvat, au-dessus du fleuve et du trou de l'enfer, les mauvais esprits font un effort désespéré. En même temps les survivants invoquent Rasnu, le génie de la vérité, Arstât, « le conducteur des êtres terrestres et célestes »', et le bon Vayu, l'esprit de l'atmosphère, qui règne sur la partie de l'espace qui appartient au bien. A lui est identifié Râma, le génie de « la joie », auquel est consacré un Yast, un hymne du sacrifice, dans l'Avesta. Une tradition moins ancienne fait de Vayu le serviteur de Râma'. Artâ-Vîrâf Nâmak,» et Mînôtxrat,'2 ajoutent le dieu de la victoire, Bahrâm, le Vorathragna de l'Avesta. Sur le pont vertigineux l'esprit de l'espace, Vayu, tient l'âme des hommes pieux. Les âmes des morts viennent et l'aident, puis retournent en accueillir une autre {Saddar, 37).

Toute la littérature mazdéenne est d'accord sur ce point que la séparation des bons et des méchants se fait soit avant le pont de Cinvat, d'après le fragment du Uâtôxt-Nask, soit du moins à l'entrée du pont.

Le pont Cinvat dans les Gâthas. — Même la théologie que nous appelons, pour simplifier, le mazdéisme de Zoroastre, quoique nous ne sachions pas exactement quelle est sa relation avec le véritable enseignement de Zarathustra, même cette théologie s'est appropriée la très ancienne croyance à un pont des morts, que l'on retrouve aussi chez d'autres Indo-Germains, par exemple chez les Norrois sous le nom de pont de GjqII*.

« La daêna, la conscience, de l'impie, qui est (alors) réellement véridique*, se rappelle 5 », « et son âme gémit au pont

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