‹ La vie future d'après le MazdéismeChapitre 98 sur 242 · Le paradis de Yima · texte numérisé non relu

Le paradis de Yima

Le paradis de Yima dans le passé était une légende très répandue dans l'Iran. Plusieurs textes de l'Avesla en parlent (Yasna f 9, 4 s.; Yast, 9,9; 13,130; 15,15; 17,29; 19, 32) et le peignent de la même façon que le Vendtdâd. La mort et tous les maux en étaient bannis ; les hommes y vivaient, les pères aussi bien que les fils, d'après l'hymme deHaoma( Yasna, 9) à l'âge de quinze ans, l'âge idéal pour les Iraniens (Yast,lA, 17). Le Gôs Yast montre Yima demandant comme une faveur que, pendant mille ans, l'immortalité règne dans le monde créé par le Seigneur. Un écrit pehlvi, le Dînkart, VII, 1, 24, compare en agrément le monde de Yima au ciel le plus élevé. Pourquoi cette félicité prit-elle fin? Déjà on voit dans TAvesta (Yast, 19, 32 ss.) ' Yima commencer à se complaire aux paroles fausses et trompeuses. Alors, sous la forme d'un oiseau, l'abandonna la gloire céleste, xvardnah, la marque divine qui était le lot des élus, la gloire des Iraniens et de la famille des Kavis. Yima et Kai Kâùs avaient été créés immortels, mais s'étaient enorgueillis et étaient par suite devenus mortels 1 . Dans le Bundahis, 34, 4, et le Mînôlxral', 27, 24, le temps du règne d'Yima est de six cent seize années et de six mois. Après quoi, il serait resté cent ans dans un endroit caché. Le reste de sa période de mille années est occupé par ses prédécesseurs, depuis Gaya Maratan, le premier homme. Mais la plus ancienne tradition (Yast, 17, 30, etc.) compte mille ans. Notre fargard^w/ être à cet égard de la même opinion, quoique nulle part le fait ne soit exprimé formellement. Le récit du paradis de Yima prend fin, quand pour la troisième fois il élargit la terre d'un tiers, c'est-à-dire après neuf cents de ses mille ans. Par analogie avec ce qui précède, la terre devrait durer trois cents ans après cet élargissement; la période de Yima serait alors de douze cents ans. Mais peut-être,

i.BuniahiS, 34,4.

2. Pehlvi Vendiddd, II, 6; Annales du Musée Guimet, XXIV, 36.

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