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STRUCTURE DE L'ŒIL

Le mécanisme de la vision et la physiologie des troubles qui peuvent atteindre cette importante fonction ne pouvant être compris qu'avec une connaissance suffisaute de l'anatomie de l'œil, nous croyons utile de résumer la structure de cet organe avec plus de détails que nous ne l'avons fait pour la plupart des autres organes.

Première enveloppe du globe oculaire, sclérotique et cornée. — La sclérotique

forme renvcL)ppe extérieure de l'œil, la j)artie vulgairement appelée le blanc de l'œil. C'est un sphéroïde qui se continue en avant par une portion transparente plus bombée que le reste de la sphère dont elle fait partie et nommée la cornée.

Fig. 223. — Coi(;)e du (jlobc oculaire.*

La sclérotique et la cornée forment k l'œil une enveloppe close de toute part et perforée seulement pour le passage des nerfs et des vaisseaux.

C'est une membrane fibreuse composée de fibres cellulaires et élastiques. Elle se

* o) Nerf optique. — 6) Extrémité intra-oculalre de ce nerf ou papille du nerf optique. — c) Gaine du nerf optique. — d) Sclérotique. — e, e) Conjonctive. — /, g] Procès ciliaires. — h) Iris. — i) Espace qu'on supposait autrefois exister entre l'iris et le cristallin et auquel on donnait-le nom de cliamhre postérieure. — j) Chambre antérieure de l'œil, remplie par l'iiumeur aqueuse. — A-; Cnrnée. — l) Cristallin. — m) Capsule du cristallin. — n) Canal de Petit. — o) Membiane hyaloîdc formant la paroi postérieure du canal précédent. — p) Zone de Zinn. — q) Membrane liyaloide. — r) Rétine. — s) Choroïde.

prolonge on aniùic sur lu iiurf optique. Dans lo voisinaj^c do ce nerf, son (épaisseur est de l'""',25. Elle s'amincit en avant vers la corut'e et finit par n'avoir que 4/10 de millimètre. On ne lui connaît j)as de nerfs. Ses vaisseaux, en petit nombre, viciuient des vaisseaux ciliaires. Elle est recouverte en avant d'une membrane nm({ueu8C, ricljo en vaisseau.x, la cotijouclire, que nous décrirons en parlant des paupières.

ha cornée est, connue nous l'avons dit, la continuation de la sclérotique, dont elle a la structure. Sa plus grande épaisseur est de l'"™,12 sur sa périphérie, et de 0'"'",9 à son centre. Elle est ))aignee \)uv riiumein- aqueuse. Malgré S(jn homogénéité, (jn y distingue trois couclies : la première, formc-e d'un épithélium pavimenteux, continuation do celui de la conjonctive; la deuxième, qui est une couche de tissu fibreux; la troisième, une lame élastique tapissée elle-même d'un é])ithélium.

Fis. 22i.

Coupe de la surface de la cornée. *

(Grossie iOO fois.)

Bien que la cornée n'ait pas de vaisseaux propres et ne se nourrisse que par les liquides que sécrètent les vaisseaux qui l'entourent, elle possède une vitalité considérable et ses pertes de substance se réparent très-vite.

La cornée semble se laisser facilement traverser par les liquides en contact avec elle. Si on instille dans l'œil d'un chien une solution d'atropine, substance qui jouit» comme on le sait, de la propriété de dilater la pupille, et qu'on place ensuite une goutte de l'humeur aqueuse extraite de cet œil dans l'œil d'un autre chien, ou voit la pupille de ce dernier se dilater, ce qui prouve que ce liquide contenait bien de l'atropine. On pourrait cependant admettre que l'absorption a eu lieu par les vaisseaux de la muqueuse de la conjonctive.

La cornée reçoit des nerfs nombreux venus des nerfs ciliaires, qui perdent, en y entrant, leur enveloppe et sont réduits à leur partie centrale transparente. Ils y forment, par leur division, des filets très-nombi-eux qui donnent îi cette partie de l'œil

* i) Épithélium.

il se compose.

2) Tissu de la cornép. — ■'!) Portions clo ce tissu, étirées pour laisser voir les parties dont

son extrême sensibilité'. La cornée peut être considérée, eu effet, comme la partie la plus sensible de tout le corps.

Deuxième enveloppe du globe oculaire, choroïde, corps ciliaire et iris. —

La deuxième enveloppe des milieux de l'œil est constituée par la choroïde, qui est appliquée contre la sclérotique et se continue en avant avec le corps ciliaire et l'iris, qui n'en sont que des dépendances. C'est une membrane vasculaire de couleur noiie, d'une épaisseur de 5 à 7 dixièmes de millimètre, constituée par quatre couches:

Fig.22.ï. — Choroïde et iris mis à nu par le dépouillement partiel de la sclérotique*

la plus externe — couche pigmentalre externe — en rapport avec la sclérotique, composée de fibres cellulaires et élastiques, mélangées de cellules pigmentaires; la seconde — couche vasculaire — composée de gros vaisseaux logés au milieu d'un tissu homogène élastique; la troisième — couche chorio-ccqy'dlaire — formée par une couche de capillaires réunis en réseau très-serré; la quatrième — ■ couche pit/mentaire interne — formée par une fine pellicule élastique, munie, sur la face qui touche la rétine, d'une couche épithéliale composée de cellules riches en un pigment très-foncé. Elle sert de base aux bâtonnets de la rétine.

En arrière, la choroïde se termine par un mince anneau élastique entourant le nerf optique. En avant, elle se continue avec le corps ciliaire, qui est formé de deux parties, l'une externe, le muscle ciliaire; l'autre interne, les procès ciliaires.

Le muscle ciliaire, nommé aussi miiscle tenseur de la choroïde, est un anneau composé de fibres de direction différente; les plus externes, parallèles à la sclérotique, se perdent dans l'épaisseur de la couche vasculaire de la choroïde; les plus internes sont circulaires. Il sert, comme nous le verrons en parlant de l'accommodation, à faire varier la courbure du cristallin.

* c, c, d) Nerfs ciliaires se ramifiant dans l'iris. — c , e) Vaisseaux de la choroïde. — h) Muscle ciliaire. — k) Iris. — o) Nerf optique.

Les jyrocès cilia'res sont des ropllB do la choroïde, au noml)ri! de 70 à 72, situes à la face interne du muscle ciliairc. Ils forment, par leur rdunion autour du cristallin, une sorte de couronne appelée courontie c'diaire.

La choroïde se termine en avant par Ylrls, qui prend naissance au jjoint de jonction de la scleroti(iue avec la cornée. C'est un anneau de largeur variable, dont la partie centrale constitue ce trou noir auquel on ad(jnne le nom Ac pupille ou prunel/p. II est appliqtié contre la surface ante'rieure du cristallin. On croyait autrefois qu'il existait entre eux un espace auquel on donnait le nom de chmnbre postmeure. C'est l'iris qui. par sa coloration, donne aux yeux leur couleur caractéristique.

L'iris est compose de tissu cellulaire et de fibres musculaires. Parmi ces deniièrcs, les unes, circulaires concentriques, entourent sa petite circonférence, autcjur de laquelle elles forment un anneau constricteur; les autres, forme'es de fibres radie'es, vont du bord ciliaire au bord pnpillairc, de façon h. constituer un muscle dilatateur. Suivant que, sous l'inHucnce d'excitants divers, les fibres circulaires ou les fibres radiées se contractent, la pupille se rétrécit ou s'élargit. La fève de Calabar, la stryclinine, la grande lumière, etc., retre'ciseissent l'ouverture de la pupille; la belladone, l'obscurité, etc., ont, au contraire, pour résultat de l'élargir.

La clioro'ule, le coriJS ciliaire et Virii reçoivent leur sang artériel des artères ci-

Fig. 226. — Artères de l'orbite*

liaires, branches de l'oplithalmique. On les divise en ciliaires courtes postérieures, ciliaires longues postérieures, et artères ciliaires antérieures; les premières viennent directement du tronc de l'oplithalmique; les deux dernières, des branches musculaires nées de la même aitère.

Toutes les veines de l'iris se jettent dans les veines de la choroïde, qui elles-mêmes

* t) Carotide interne. — 2) Artère ophtlialraifine. — 3) Artère lacrymale. — 4) Artères ciliaires postérieures.

— 5) Artère sus-orbitaire. — 6 et 7) Artères ethmoïdales postérieures. — 8 et 9) Terminaisons de l'artère nasale.

— 10) Globe oculaire.

se jettent clans la veine ophthalmique au niveau des procès ciliairês. Ces veines dë-

Fig. 227. — Vaisseaux de l'iris. *

Fig. 228. — Serfs de l'œil et des régions voisines.

* I, I) Artères ciliaires longues postérieures. — 2, 2) Leurs branches de bilurcatioii. — 3,3/ Artères ciliaircs antérieures, formant avec les précédentes le grand cercle artériel de l'iris. — 4) Petit cercle artériel de l'iris.

**I) Nerf ophtbalniique. — I) Nerf frontal. — 2) Nerf lacrymal. — 3) Nerf naso-ciliaire. — 4) Ganglion ophthalmique. On voit les nerfs ciliaires en avant. — II) Nerf maxillaire supérieur. — 5, 6, 7, 8) Divisions du nerf précédent. — III) Nerf maxillaire inférieur. — 9 à 17) Divisions du nerf précédent. — Tous les nerfs représentés sur cette figure viennent du trijumeau , dont les trois branches principales sont indiquées par les chiffres 1,11,111.

Clivent (les arciulcs flexuciisos imastoniosJes vnUc ullc-s, qui cnstitu.iit un iilexu-^ veineux entonnuit lu grande cirei-nference de, l'iris.

Les^ nerfs de la eliur<.ïde, du ccrps ciliaire et dr l'iris viennent du tlialnn'que.

ganglion oph-

Troisieme enveloppe de l'œil. — Nerf optique et rétine. - La rétine est une membrane mince iircsque transparente, placée entre le corps vitre et la choroïde avec laquelle elle adhère légèrement par contact. Elle est formée par repanouisscmcnt du nert optnjue. Le point correspondant h l'entrée de ce nerf dans l'œil est visible à l'ophthalmoscope sous forme d'une tache blanche de V^"\') de diamètre, nommée nnplllP optique.

Le nerf optique rc(.-oit une artère venue de l'artère ophthalmlque, qui pénètre ses enveloppes à 1 centimètre de la sclérotique, arrive à sa partie centrale et chemine dans

Fig. 229. — \.c fond de l'œil, grossi.*

son axe jusqu'au point où ce nerf pénètre dans le fond de l'œil et s'épanouit pour former la rétine. Cette artère se divise alors en deux branches, qui se subdivisent ellesmêmes en deux autres d'où naissent plusieurs ramifications destinées à toutes les couches de [la rétine. Elles sont accompagnées par des veines qui suivent la même voie et sortent de l'œil par le nerf optique. Beaucoup d'animaux, tels que les reptiles et les oiseaux, n'ont pas de vaiseaux visibles dans la rétine.

La rétine est une membrane formée, comme nous venons de le dire, par l'épanouissement du nerf optique. Elle tapisse tout l'intérieiu- de l'œil, jusqu'à la zone de

* I) Sclérotique. — 2) Choroîdo. — 3) Rétine. — i) Tache jaune, la rétine. — 7, T) Veines de la rétine.

5) Pupille optique. — G , 6) Artères île

Zinn. D'une épaisseur de quatre dixièmes de millimètre à son centre, elle s'amincit progi-essivement jusqu'à n'avoir plus que un dixième de millimètre. Elle est cons-

Fig. 230.

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Fig. 231.

structure microscopique de la rétine.

Fig. §30. Éléments cellulaires servant (Tappui avx âéments nerveux de la rétine. — e ,1) Membrane limilanle, couche la plus interne de la rétine. Elle touche le corps vitré. — Les autres couches, g, e, d, e, a, correspondent aux éléments nerveux figurés sur la figure placée à droite. — Destiné à servir de support aux éléments nerveux, le tissu cellulaire prend des formes variables, suivant la natnre de ces éléments. Il se creuse de cavités dans les endroits où les éléments nerveux sont globuleux, et forme des réseaux dans les parties où la substance nerveuse fait défaut.

Fig. 231. Eléments nerveux de la rétine. — c, c') Couche des cônes et des bâtonnets. — d, /) Couche granuleuse externe. — g) Couche des fibrilles. — h) Couche des ganglions. — i) Couche des fibres nerveuses.

titiie'f par des t'idmciits iicrvtux et cellulaires infimenient coiiibinus qui fcuiiicnt cinq couches.

hii première , c'cst-à-iliic l.i j)lns superficielle, est constituée par des ele'ments nerveux en forme de fibres ullnngees, auxquels on a doniié les noms de bûtonneta et de cônes, en raison de leur forme. Ils forment le véritable organe de perception de la lumiî.'re. Suivant Schuitz, les cônes serviraient à la perception des diverses couleurs et les bâtonnets à la perception de la lumière en gênerai. Les premiers manquent chez les animaux nocturnes. La partie la plus sensible de la rdtine, la tache jaune n'a que des cônes. — La seconde couche de la rétine est la couche <jranuleuse externe composée de granulations traversées perpendiculairement par les fibres qui portent les bâtonnets et les cônes. — La troisicme, dite des Jibrilles , est composée d'un re'seau de filets nerveux très-fins. — La quatrième est la couche des (jawjlions ; ses prolongements se continuent dans la précédente et la suivante. — La cinquième est la couche des fibres nerveuses du nerf optique. Du tissu cellulaire sert de soutien et d'apj)ui aux élëments nerveux des diverses couches précédentes.

L'amincissement de la rétine du centre à sa périphérie porte d'abord sur tous ses éléments; mais à partir de l'équatcur la couche granuleuse et celle des cellules "-anglionnaircs disparaissent, puiscelle des bâtonnets, et enfin la rétine ne contient plus que des éléments cellulaires.

Au centre de la rétine se trouve une partie très-importante — car sans elle la vision directe serait impossible — nommée macula lutea ou tache Jaune, de un millimètre de diamètre environ, formée par une dépression de la rétine. Les bâtonnets y sont remplacés par des cônes.

Les vaisseaux de la rétine proviennent, comme nous l'avons dit, de l'artère centrale du nerf optiqiu-.

Milieux transparents de l'oeiL — Les milieux transparents de l'œil sont la cornée, la sclérotique, Yhumeur aqueuse, le aistallin, le corps vitré.

L'humeur aqueuse remplit la chambre antérieure de l'œil, c'est-à-dire la cavité comprise entre la cornée et l'iris. C'est un liquide très-fluide, très-transparent, équivalent pour sa quantité à sept ou huit gouttes. Il est exhalé par la partie la plus interne de la cornée et se renouvelle immédiatement après avoir été évacué par une piqûre.

Le cristallin est un corps transparent en forme de lentille biconvexe situé entre l'iris et le corps vitré, daus lequel il est enchâssé comme un diamant dans son chaton. Il est renfermé dans une capsule d'un centième de millimètre d'épaisseur, — capsule du cristallin ou tunique cristalloïde, — transparente, vitreuse, élastique, ijui s'insère à la zone de Zinn par sa circonférence, et maintient ainsi en place le cristallin.

Le cristallin est constitué par la réunion de fibres prismatiques allongées (fibres du cristallin), qui sont de véritables tubes pleins d'un liquide visqueux. Comme elles sont plus solidement unies entre elles dans le sens transversal que dans le sens de leur épaisseur, le cristallin se sépare facilement en feuillets emboîtés comme les couches d'un oignon. "^

Les fibres du centre du cristallin vont directement d'un pôle à l'autre de cet organe; celles qui les entourent suivent la même direction en décrivant dans le plan des méridiens des arcades circulaires d'autant plus recourbées qu'elles s'approchent davantage de la circonférence. Elles suivent la direction des rayons du cristallin et se rccourben.t bientôt en anse pour gagner la face opposée.

Lorsque le cristallin est traité avec des réactifs convenables, chacune de ses faces prend l'aspect d'une étoile ayant généralement trois rayons, et qui se sépare bientôt en segments triangulaires, dont la base répond à la circonférence de la lentille. Cette

tiansfoimatiou tient à la disposition des fibres, qui sont toutes de même longueur, mais ne partent pas de la même hauteur et ont leurs extre'mités situées sur une ligne droite dans la direction des rayons. C'est sur cette ligne que la se'paration en segments s'opère.

Le corps vitré est une substance demi-liquide qui remplit toute la cavité du globe oculaire, depuis la face postérieure du cristallin jusqu'à la rétine. Il est constitué par un liquide gélatineux parfaitement transparent et homogène renfermé dans une membrane très-fine nommée membrane hyaloïde. Plusieurs auteurs pensent que cette membrane envoie dans son intérieur des prolongements qui s'entre-croisent de façon à circonscrire de petites cavités, dans lesquelles serait emprisonné le liquide.

A sa partie antérieure, la membrane hyaloïde se dédouble; un de ses dédoublements passe devant le cristallin; l'autre, derrière. Ce dernier a reçu le nom de zone de Zinn; il se soude aux procès ciliaires dont il suit les replis, tandis que le premier se soude à la capsule du cristallin. L'espace triangulaire compris dans l'intervalle qui sépare ces dédoublements fonne autour du cristallin un anneau facile à insuffler, connu sous le nom de canal de Petit.

La zone de Zinn fixe le cristallin dans la place qui lui est assignée. Elle joue à son égard le rOle d'un ligament suspenseur. Le canal de Petit isole le cristallin et lui pennet de se prêter à tous les mouvements que lui communique le muscle ciliairc.

Le corps vitré n'a ni vaisseaux ni nerfs; il emprunte ses matériaux de nutrition aux membranes avec lesquelles il est en rapport.

Mouvements du globe oculaire. — Le globe de l'œil est une splière en équilibre dans la cavité de l'orbite. Cette sphère est munie de muscles destinés à la faire tourner aiitour d'un centre fixe.

Six muscles sont chargés d'imprimer à l'œil ses mouvements ; ce sont : le droit supérieur, le droit inférieur, le droit interne, le droit externe, le grand oblique ou oblique supérieur, et \e petit oblique ou oblique inférieur.

Les quatre muscles droits naissent du fond de l'orbite sur l'anneau fibreux qui entoure le nerf optique et vont s'insérer en avant sur les quatre points cardinaux de la sclérotique. U'oblique supérieur, venu comme les précédents du fond de l'orbite, se dirige en avant, s'amincit en un tendon qui passe sur la poulie de l'orbite et va s'insérer au côté externe de la partie postérieure du globe oculaire, \j oblique inférieur naît de la partie interne et antérieure du plancher orbitaire et va s'insérer sur la sclérotique, près de l'oblique supérieur.

Les muscles précédents sont partiellement recouverts d'une gaîne aponévrotique formée par le prolongement d'une aponévrose orbito-oculaire qui est étalée sur les parois de l'orbite et dans laquelle l'œil est enveloppé comme le gland du chêne dans sa capsule. Quand les tendons du muscle traversent cette enveloppe, elle se prolonge sur eux et leur forme une gaîne qui se continue sur leur partie charnue.

Tous les mouvements de l'œil ont pour axe un de ses diamètres. Ces mouvements peuvent se rapporter à trois directions, qui sont, relativement au centre de la cornée, Véiévation et V abaissement, produits par la rotation de l'œil autour de son diamètre transversal, Yadduction et Vabduction, qui ont lieu autour d'un diamètre vertical, la rotation en dedans ou en dehors, qui se fait autour d'un axe antéro-postérieur.

Quand l'œil est dirigé en avant, le droit interne peut le tourner horizontalement en dedans, le droit externe en dehors, le droit supérieur en haut et en dedans , le droit inférieur en bas et en dedans, l'oblique supérieur en bas et en dehors, l'oblique inférieur en ^aut et en dehors.

Les muscles précédents peuvent combiner leur action. Longet résume de la façon suivante les recherches de Donders sur ce point :

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