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<< l» Lorsqu'on dirign le regard dans le plan du nic^ridicn horizontal, tous les muscles sont t'quililirds et le méridien vertical reste perpendiculaire h. l'horizon. .Si les yeux se dirigent en dehors ou en dedans, toujours dans le ])laii horizontal, les muscles droits externe ou interne se contractent, et la direction du méridien vertical ne change pas.
Fig. 212. — Coupe de l'orbite et de son contenu parallèle à l'équaleur de l'œil.* (Vue en arrière.)
« 20 Dans la direction verticale du regard, en haut ou en bas, le méridien vertical reste vertical ; il y a donc action simultanée du droit supérieur et du petit oblique, lorsque le regard est porté verticalement en haut, et du droit inférieur et du grand oblique, quand le regard est dirigé verticalement en bas.
« 30 Si les yeux se dirigent obliquement en haut et à gauche, les méridiens verticaux des deux yeux sont inclinés parallèlement de gauche k droite, celui de l'œil gauche en dehors et celui de l'œil droit en dedans. Le mouvement de l'œil gauche en haut et à gauche ou en dehors nécessite la contraction des droits siapérieur, externe et petit oblique. Quant à l'œil droit, incliné aussi en haut et à gauche, c'est-
* 1) Apophyse crista-galli. — 2) Ellimoidc." — 3) Cornet moyen. — 4) Cornet supérieur. — 5) Cellule de l'ethmoide. — 6) Orifice inférieur du sac lacrymal. — 7) Sinus maxillaire. — 8, 9,10,11, 12) Parois de l'orbite. — 13) Intérieur de l'œil vu en arrière. On voit au milieu la pupille et l'iris entourés de la couronne ciliaire. — 14) Aponévrose orbilo-ocnlaive. — 15) Couche graisseuse. — 16) Coupe du muscle droit supérieur. — 17) Droit inférieur. — 18) Droit interne. — 19) Droit externe. — 20) Oblique supérieur. — 21) Oblique inférieur. — 22) Élévateur de la paupière inférieure, — 23) Coupe de la glande lacrymale.
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ù-(lire en tlcdiins, il si: meut sous riuHucncc siumltiiiiec des muscles droits supérieur, iutcnie et petit oblique.
<< 4" Lorsque le regard se dirige en haut et à droite, les méridiens verticaux des 3'eux restent ]>ar;illèles et sont inclines Ji droite, celui de l'œil droit en dehors et celui de l'œil gauciie en dedans. L'œil droit est porte en haut et eu dehors sous l'intlucncc de rnetion des muscles droits supérieur, externe et petit oblique, et l'œil gauciie est incline en haut et en dedans par les muscles droits supérieur, interne et par le petit oblique.
« iVinsi, (juaud on regarde en haut et à droite ou à gauche, il y a toujours contraction simultanée des muscles droit supérieur et petit (jbliquc; contraction à laquelle s'ajoute l'action des droits inteiTie ou externe, selon les yeux et la direction du regard.
" 5° Ltirsque le regard s'incline en haa et à rjauche, les méridiens sont inclinés parallèlement il droite, celui de l'œil gauche en dedans, celui de l'œil droit en dehors. L'œil gauche est dirigé par l'action des droits inférieur, externe et grand oblique. L'œil droit revoit son impulsion des muscles droits inférieur, interne et grand oblique.
<i 6" Enôn, dans la direction oblique du regard en bas et à droite, les méridiens sont inclinés parallèlement à gauche, celui de l'œil droit en dedans et celui de l'œil gauche en dehors; l'œil gauche est mû par les droits inférieur, interne et le gi-and oblique ; l'œil droit, par- les muscles droits inférieur, externe et grand oblique.
« On conçoit encore ici que dans le regard en bas et à droite ou à gauche, l'action simultanée des muscles droit inférieur et grand oblique s'associe, seloa les yeux et suivant leur direction, avec celles des muscles droits interne et externe.»
Quand il y a défaut d'équilibre entre la force relative des divers muscles de l'œil, le globe oculaire s'abandonne à celui des muscles dont l'action prévaut et dévie de sa direction normale, ce qu'on nomme vulgairement loucher. Cette infirmité est scientifiquement désignée sous le nom de strabisme. Le strabisme est dit divergent quand l'œil est tourné en dehors, et convergent quand il est tourné en dedans.
Appareil de protection du globe oculaire et parties accessoires : orbite, paupières et voies lacrymales. — L'œil serait exposé à des accidents nomhi-eux s'il n'était entouré d'organes protecteurs. Ces derniers sont principalement constitués par l'orbite et les paupières.
Ij'orbite est une sorte de pyramide dont les parois sont formées de plaques osseuses très-minces. Il est ouvert en arrière pour laisser passer le nerf optique, et fermé en avant par les paupières. Ces dernières sont des voiles mcml)raneux, principalement constitués par un muscle important, Vorbiculaire des paupières, que nous avons décrit en parlant des muscles de la face. La peau qui les recouvre est très-mince et rattachée aux parties sous-jacentes par un tissu cellulaire fort lâche.
Les bords libres des paupières contiennent une lamelle cartilagineuse nommée cartilage tarse, qui contient des glandes sébacées, dites glandes de Mielbomius, disposées verticalement. Ce sont des glandes en grappes destinées à une sécrétion graisseuse, qui lubréfie les bords des paupières et empêche les larmes de couler sur les joues. Quand cette sécrétion est exagérée, elle s'accumule entre les paupières sous forme d'une nuitière jaunâtre nommée chassie. M. .Sappey croit cependant que cette matière, au lieu devenir des glandes de Meibomius, proviendrait des glandes ciliaires, petites glandes sébacées annexées aux cils.
On peut encore considérer comme dépendant des glandes sébacées qui précèdent, un petit corps glanduleux nommé caroncule lacrymale, situé dans l'angle interne de l'œil entre les paupières. Il est formé d'une dizaine de glandes sébacées, qui s'ouvrent au dehors par plusieurs conduits indé])endants.
Les artères des paupières viennent de la partie terminale du tronc de l'ophthalmique, de l'artère temporale superficielle, de l'artère lacrymale, de l'artère frontale externe et des artères ciliaires antérieures. Les veines se re'unisseut dans les veines palpëbrales supérieure et inférieure, qui se rendent dans les veines de la tempe et de la face.
Fig. 2:}5
Coupe du tarse et de la conjonctive palpcbrale.*
(Considérablement grossi.)
La face interne des paupières est tapissée par une muqueuse nommée conjonctive, qui se replie sur la sclérotique en formant un cul-de-sac circulaire nommé cul-de-sac palpébral, et la recouvre jusqu'au bord de la cornée, où elle est réduite h, sa couche épithéliale. Quand l'œil est fermé, elle forme un véritable sac. On a donné à celle qui recouvre la paupière le nom de conjonctive palpébrale, et à celle qui recouvre la sclérotique le nom de conjonctive oculaire.
La conjonctive reçoit également des vaisseaux très-nombreux venus de l'artère oplitbalmique et quelques ramusculcs des artères ciliaires antérieures, qui s'anastomosent avec les précédents. Ses veines se déversent dans les veines ophthalmiques ou faciales ; les nerfs sont fournis par la première branche du trijumeau.
La conjonctive est une des parties de l'œil les plus fréquemment malades, et les affections diverses — souvent contagieuses et fort graves — dont elle peut être atteinte réagissent profondément sur les différentes parties du globe oculaire. Bien qu'elle ne joue aucun rôle direct dans la vision, sa destruction est toujours fatalement suivie delà perte de. l'œil.
La conjonctive et la cornée sont incessamment lubréfiées par le liquide que sécrètent la glande lacrymale et les glandes conjonctivales.
Les glandes conjonctivales sont situées, en nombre variable, dans l'épaisseur de la conjonctive. La glande lacrymale est située dans une dépression de la partie externe et supérieure de l'orbite, où elle est maintenue par un repli de l'aponévrose orbitaire. C'est une glande en grappe d'une structure analogue à celle des glandes salivaircs. Ses conduits excréteurs, au nombre de cinq à huit, s'ouvrent à la partie externe du cul-de-sac oculo-palpébral supérieur k 2 ou 3 millimètres les uns des autres.
* I) Tissu du tarse. — 2,2) Papilles de la conjonctive. — 3,3} Épithélium de la conjonctive.
Le pr.Ml.ut.l,. lasccrct.on do cl.aquo glande lacrymale, c'cst-ù-dirc les larmes, c«t versé danslrs cundu.ts la.Ty.naux. Ces derniers partent de deux petites onverturesnonnnées l>,Hnt,lacn,maus, .,„ ..» aper.-oit facilement sur le l,ord de l'angle interne de cl.aque paup.ere, et se réunissent m un seul canal, qui se continue avec le sac lacrymal, poche fibreuse de 12 a lô n.iilin.ètres de long,ieur sur 3 à 4 de largeur, doublée d'unL muqueuse et s.tuee au-dessus du canal nasal, dans lequel elle se termine
Le canal nasal est un conduit osseux doublé d'une muqueuse, étendu" du sac lacrymal au méat inférieur des fosses nasales à trois centiinètres en arrière de l'extrémité postérieure des narines. Il est creusé supérieurement dans la paroi interne de 1 orbite et infeneurcment dans l'épaisseur de la paroi interne des fosses nasales
Al état normal les larmes sécrétées constamment par la glande lacrymale lubrénent la suriace de la conjonctive et s'écoulent par les conduits lacrymaux dans les losses nasales. Quand la sécrétion est trop abondante, elles ne trouvent plus une issue assez rapide par ce conduit, et, s'accunmlant sur le bord libre des paupières, elles débordent au dehors et tombent sur les joues en formant ce qu'on nomme les pleurs. Chacun connaît l'influence d'une émotion morale sur la production de ce phé-
nomeno.
L'œil tel que nous venons de le décrire n'existe pas avec le même degré de complication chez tous les animaux, mais sa structure se rapproche toujours plus ou moins de celle que nous avons exposée. Chez tous les vertébrés, il présente la plus grande analogie avec celui de l'homme. Chez les insectes, il est constitué par l'agglomération de petits tubes rayonnes, au nombre de 15 à ^20,000, terminés chacun par une petite cornée. Tous ces petits tubes sont soudés entre eux, et chacun d'eux ne percevant que les rayons dirigés suivant son axe, l'objet se trouve alors représenté par des milliers de points. Chez certains mollusques, tels que les limaçons, l'œil consiste en une simple vésicule enduite de pigment, pleine d'humeur vitrée, présentant un point transparent à son sommet. Les plus inférieurs n'ont pas d'yeux, mais leur peau présente en certains points des cellules se dilatant ou se contractant sous l'influence de la lumière. C'est là une première ébauche de l'œil. Si un nerf sensible aboutissait à ces cellules, le cerveau aurait conscience des modilications qu'elles éprouvent et, par suite, percevrait la lumière.