LODORAT, LE GOUT ET LE TOUCHER
^l^'^. L'odural. — Oi;,smc do l'odoriit. — Nature et elassification des odeurs. — Fuuction de l'iijijjareil oltaetif. — Causes de la supt;rii»rite de l'odorat cliez les aniiuau.x.
— InHuenee de la volonté et de l'habitude sur la perception des odeurs. — Cause de l'insensibilité pour certaines odeurs. — Action des substances odorantes sur le système nerveux. — % 2. Le ijoùt. — Organe du goût. — Structure de la langue. — Distribution des nerfs qu'elle reçoit. — Nature et cause des saveurs. — Confusion
faite habituellement entre le goût et l'odorat Les substances qui semblent douées
du plus de saveur en sont généralement complètement privées. — Pliysiologie de l'appareil gustatif. — Parties de la bouche et de la langue sensibles aux saveurs.
— § 3. Ze toucher. — Organe du toucher. — Importance de la peau. — Activité extrême des éléments qui la constituent. — Description de ses diverses parties. — Structure microscopique de la peau. — Derme, papilles, épidémie, etc. — Glandes siidoripares et sébacées. — Dépendances diverses de l'épiderme : poils, ongles, etc. — Importance de la main. — Fonction de l'appareil du toucher. — Complexité du sens du toucher. — Sensatioir de contact, de résistance, de température. — Importance exagérée accordée au toucher par plusieurs physiologistes et philosophes. — Son rôle réel. — Analogie existant entre les diflerents sens et entre les agents qui les impressionnent.
Les trois sens dont nous allons, dans ce chapitre, aborder l'étude sont beaucoup moins connus que ceux décrits jusqu'ici. Ce que nous savons des agents qui [)roiluisenL les sensations du goût et de l'odorat, c'est-à-dire des saveurs et des odeurs, est peu de chose. Quant au toucher, son existence comme sens spécial n'est même pas encore rigoureusement démontrée, et plusieurs observateurs considèrent les sensations qu'on y rapporte comme ayant des origines fort diverses. La partie de la physiologie qui traite du goût, de l'odorat et du toucher est une de celles oii il y a le plus de progrès à réaliser encore. Quant aux troubles pathologi- ([ues qui peuvent atteindre ces trois sens, leur étude se ressent nécessairement de l'imperfection de nos connaissances physiologiques à leur égard , et ce que nous en savons est trop peu de chose pour qu'on en puisse faire l'objet d'une description spéciale analogue à celle que nous avons donnée pour l'œil.
PHYSI0L0C41E HUMAINE.