L'ODORAT, I.K (JOUT ET LK TOUCHER
lii (•()n>lilii(Mil se i(Mi(»u\('l;iiil Siiivs cisscOii pciil dii'c, (M1 r('';ilil(', (iircllc loii(ii(tiui(' loiijoucs cl iiiriiic (|ir('ll(' ne |)ciil ccssci' de louelionner sans (|ue la mort arrivo rapideiiicMl. Oiiand on tccouvrc un animal d'un vernis, ee (jui s'()j)|)ose au runcliunnenjenl de sa peau, il meurt bientôt.
Ce n'est pas seulement au physiologiste, mais encore au médeein, (jue la peau présente un intéressant sujet d'étude. Elle est le siège des alVections les plus graves, s\ niplonialiques souvent d'un état général, cl donl le nombre et l'iniporlancc sont lels que l'étude des maladies cutanées est devenue une des branches de la médecine qui occupe le plus de spécialistes, et que dans nos grandes villes de vastes hôpitaux ont été fondés pour recevoir uniquement les malades ([ui en sont atteints.
La peau recouvre tout le corps, connue nous l'avons dit. et se moule sur chacune de ses parties. Chez un homme de stature moyenne, la superficie totale de l'enveloppe cutanée est d'environ j 5,000 centimètres carrés, c'est-à-dire que si on la découpait de façon h constituer une surface régulière, cette dernière formerait un tapis d'un mètre de largeur sur un mètre et demi de longueur.
L'épaisseur de la peau diffère beaucoup suivant les ditVérentes parties du cor[)S. Elle est fort mince sur les paupières et sur la membrane du tympan, très-épaisse sur la plante des pieds et sur le dos. Ses limites sont comprises entre 13 de millimètre et d millimètres. Dans la plus grande partie du corps, son épaisseur est de 2 millimètres.
Sa résistance est très-considérable. Sappey a constaté qu'une bande de peau de 10 millimètres de largeur et 3 millimètres d'épaisseur peut supporter, sans se rompre, un poids de 10 kilogrammes. Il a. également reconnu par l'expérience qu'elle est très-élasli(|ue.
Sa couleur varie suivant les races humaines, et c'est même sur cette coloration qu'on s'est le plus souvent basé pour classer ces dernières. On sait combien la peau diffère d'aspect dans la race blanche, la race jaune et la race noire; mais, malgré cette diversité de coloration, sa structure varie fort peu.
Quand on examine à la loupe la surface de la peau, on reconnaît facilement qu'elle présente des plis et des sillons fort nombreux.
parmi lesquels on remarque les saillies qui sont le siège des impressions tactiles et celles qui existent à la base des poils. L'impression brusque de l'air frais, une émotion morale, etc., rendent ces dernières beaucoup plus apparentes ; c'est là le phénomène auquel on a donné le nom de chair de poule.
La surface cutanée est criblée de milliers de petits orifices qui sont les ouvertures des glandes sébacées et sudoripares logées dans l'épaisseur de la peau.
La surface interne de la peau repose sur une couche cellulograisseuse nommée tissu cellulaire sous-cutané , constituée par des mailles de tissu connectif et élastique contenant de petites masses de graisse. Sa partie profonde peut généralement se dédoubler ; le faisceau le plus interne a reçu le nom de fascia super ficialis. Lorsque la peau se déplace, ce n'est pas elle qui glisse sur la couche graisseuse sous-cutanée, mais c'est cette dernière qui glisse sur les aponévroses.
La peau se compose de deux couches superposées : une couche profonde, le derme ou chorion ; une couche superficielle, Vépiderme ou cuticule. Elles sont étroitement unies et se pénètrent réciproquement.
Structure microscopique de la peau. — La partie profonde de la peau, c'està-dire le derme, est constituée par nnc memljrane riche en vaisseaux et nerfs qui forme la partie fondamentale de la peau. Cette membrane fibro-élastique contient aussi, surtout autour des follicules pileux et des glandes scbace'es^ des fibres musculaires qui facilitent l'excrétion du contenu de ces dernières et impriment aux poils des mouvements qui les inclinent diversement les uns sur les autres. Ce sont ces fibres qui, en se contractant sous l'influence du froid, soulèvent les follicules pileux auxquels elles s'attaclient et leur font alors faire saillie a la sui-face de la peau en lui donnant cet aspect particulier que nous avons déjà désigné sous le nom de chair de jioide.
La surlace externe du derme est recouverte, comme nous l'avons dit, par l'épiderme; elle présente sous ce dernier de petites saillies de 1 à 2 di.xièmes de millimètre de hauteur, nommées x>apiUes, dont le nombre a été évalué par divers anatomistes à plus de 150 millions, une centaine en moyenne environ par millimètre carré. Elles sont constituées par un simple prolongement du derme et ont pour destination d'augmenter la surface de ce dernier. Dans leur intérieur se ramifient de nomljreux vaisseaux sanguins et lymphatiques et, pour celles qui siègent à la paume des mains et à la plante des pieds, des tubes nerveux et des corpuscules du tact formés par l'enroulement des tubes nerveux sur eux-mêmes.
U'épiderme, couche superficielle de la peau, qu'elle recouvre comme le ferait un
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vernis, est mu-. Imno inii.cf, inscnsil.Ic, siiiis nerfs ni viiisseinv ,.,.mn • ' i
plates en fonno d'ecailles analogues à colles des poissons ' '"''''' '' ""'''"'''
.Sjn cpii.ssenr est huLituellcnn-nt fort niininio et très-inférieure ^i rell^ .1,. 1 .n;U.s elle pent devenir c,.nsideral>le dans certains endroit "Zi k d s r t ""r répètes connne la, .aunn. des n.ains et la plante des pild prexet .1 0.^1"' pn^cfon e,nder.ni,nc est trop exa^c^ree^elie constiine de';:^ i^^' ^i.^i^^ x^ quelles on a donné le nom de core, duriUom, etc.
On considère répidernie comme étant forme de deux concl.es : nnc snperfieielle couche com^: antre profonde, couche muqueuse ou reseau muquenx de M 1 i , , " !
e cellule, ap aties en fornie d'ecailles îi c.Hitours irréguliers. La courh" profonde
^ :7^:.'::f''''r''''''''''' ^^P'^^ties juxtaposée, digérant des p::éSSf en ce (ludles contiennent un noyau autour du.jnel se trouvent des -.-anulations en
orées nageant dans un liquide. C'est cette manière colorée, à luqu!- e i a Tn.'j nom de ,.,..,., qui con.nunique k la peau sa eoloratio;. Le ^igm -n tabo Zt
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.Sons rinrtuence des rayons solaires, la production du pigment j.cut devenir trèst^^J:::'xr"'T' habituellement peu colorées, °et donLr à la Teau l^s Ce or Tr. ^"' ''"'^ '''"'' ^'"''''^' ^l"^'-^'^ «^«"^"'^ '^l^'^^ l'^^ habitants des camtXrnKr' ''^""f""*^" '^ '^ '"^"^■^^- '^«^^^•^"^'^ -* ^-'^•'-•' ^1 - --Jte des mnnf. . f' f. '""!"' '"'"''"' '!"'''' ^ nommées taches de rousseur. Ce fait nous monue I influence du milieu sur la coloration de la peau, et il n'est pas douteux que 1 populahonsblanches exposées au soleil des tropiques pendant plusieurs gén; lations ne fimra.ent par devenir absolument noires. Lorsque l'épiderme arrive au ni- .eau des orifices naturels, comme les lèvres par exemple, la coucbe cornée dispa-
ait et Ja couche nuiqueuse se prolonge en totalité ou en partie pour aller constituer les epi lielmms. L epidermc des muqueuses n'est donc autre chose que la partie protonde de lepidermc cutané, et c'est avec raison que ces membranes ont été qualinees de 1 epithete de peau rentrée par divers anatomistes.
Les cellules dont se compose l'épiderme se détruisent et se renouvellent constamment. Les plus profondes deviennent incessamment superficielles en devenant de plus en plus lamelliformes, et dépouillent graduellement la plupart de leurs éléments jusqu a ce qu elles ne soient plus qu'une simple poussière, qui, avant perdu toute virante, doit se séparer de l'organisme. Comme tous les organes, l'épiderme passe «onc par ces trois périodes successives: naître, grandir et mourir; mais il les parcourt
une laçon extrêmement rapide. L'épiderme détruit est complètement régénéré en moins de 48 heures.
C'est aux dépens du liquide exhalé par les capillaires du derme que se forment les cellules profondes de l'épiderme. Dans le liquide épanché à sa surlace naissent des noyaux qui s'entourent bientôt d'une membrane et constituent ainsi une celluie.
La couche cornée de l'épiderme est complètement imperméable, ainsi que Sappey 1 a démontre en remplissant d'eau un tube fermé à sa partie inférieure par un lambeau de cette membrane. La couche muqueuse se laisse, au contraire, très-facilement traverser. Ce n'est donc pas sans raison qu'on dépouille souvent la peau de son épiderme avec un vésicatoire avant d'appliquer îi sa surface les médicaments qu'on veut lui faire absorber rapidement. 8i l'absorption est cependant possible par la peau munie de son epidermc, comme nous l'avons vu, ce n'est sans doute que parce que la substance est absorbée par les glandes sébacées ou les glandes sudoriparcs
On trouve dans l'épaisseur du derme des glandes fort nombreuses nommées glandes sudoripares et sébacées, et des modifications de la couche pigmenteuse de l'épiderme auxquelles on a donné le nom de poils et (Voriffles:
Nous avons étudié dans un autre chapitre les glatides sudorlpnres et montré leur extrême analogie de structure et de fonctions avec les éléments des reins que nous avons comparés k des glandes sudoripares accolées. Elles sont situées, soit dans les couches profondes du derme, soit dans le tissu cellulaire sous-cutané, et leur nombre, comme nous l'avons vu également, s'élève à 2 millions; leur dimension varie de 1/10 de millimètre à 2 millimètres.
Les (/landes sébacées sont beaucoup moins nombreuses que les glandes sudoiùpares. Elles sécrètent une raatièi-e gi-asse dite matière sébacée, très-abondante en certains endroits, comme le cuir chevelu, les ailes du nez, etc., et qiii manque dans d'autres, tels
Coupe verticale de la peau. *
(Grossie 15 fois.)
que la paume de la main. Leur volume est très-variable. Dans tous les points où il existe des follicules pileux, elles entrent en connexion avec eux; chaque follicule pileux possède habituellement deux glandes placées sur des points opposés de son contour. Le liquide de la sécrétion sébacée humecte constamment ces follicules et les maintient toujours gras. Si la sécrétion est suffisante, les cheveux soift brillants si elle ne l'est pas, ils sont secs et cassants. Cette sécrétion se modifie avec l'état de santé; on sait que chez le cheval, le chien et les divers animaux domestiques, les poils, lustrés et brillants dans l'état de santé, deviennent secs, cassants et ternes pendant les maladies.
C'est à une sécrétion trop abondante des glandes sébacées qu'est dû l'aspect gras particulier de la peau qu'on observe chez diverses personnes.
* <) Couche supeificielle de répiderme, composée de'eellules sans noyau. — 2) Canal excréteur d'une glande sudoiipare. — 3) Couche profonde de l'épidcrnie ou couche muqueuse composée de cellules a noyaux. — ■5) Corpuscule du tact. — b) Derme. — 6) Tissu cellulaire sous-cutané. — 7| Glande sudoripare. — S) Ausc vasculaire. — 9) Glandes sébacées annexées à un poil. — 10) Coupe d'un follicule pileux. — 11) Nerf de la peau. — 12) Vaisseaux de la peau. — 13) Follicule pileux et poil auquel sont annexées deux glandes sébacées.