URINE, SUEUR ETC
Nécessité pour les matériaux des tissus des êtres vivants de se renouveler sans cesse.
§ l^"^. Modes cV élimination des produits de Vusure destissus. — Séparation, parles reins les poumons et la peau, des matériaux devenus impropres à la nutrition. — Analogies des fonctions de ces organes. — Siège réel des fonctions de la peau.
Analogies de structure et de fonctions existant entre les reins et les glandes sudoripares. — Les reins sont constitués par une série de glandes sudoripares accolées.
— Sécrétion de gaz et de liquides par les glandes sudoripares. — § 2. Urination. Organes de la sécrétion urinaire. — Reins et vessie. — Fonctions des reins. Séparation du sang des matériaux constitutifs de l'urine. — Quantité considérable de sang qui traverse les reins en 24 heures. — Etendue de la surface des tubes uriuifères. — Continuité de la sécrétion urinaire. — Accumulation de l'urine dans le sang. — Elimination, par les reins, de diverses substances introduites dans l'estomac. — Composition et propriétés de l'urine. — Urée , sa formation probable dans le foie. — Acide urique et urates. — Substances diverses. — Importance pratique de l'étude des variations de composition do. l'urine. — =- Altérations éprouvées par l'urine dans les maladies. — Indications fournies par les changements dans la coloration, la transparence, l'odeur, la réaction, la densité, la quantité de l'urine.
— Présence de sédiments. — Changements dans la proportion de l'urée, de l'acide urique, des urates, do l'oxalate de chaux, des phosphates, des chlorures, des sulfates et du mucus. — Présence du pus, du sang, des moules de tubes urinifères, de la bile, de l'albumine, du sucre, delà kyestéine, des sjDermatozoïdes et de la graisse.
— §3. Sudoration. — Structure, nombre et fonctions des glandes sudoripares. — Analogie de l'uriiae et de la sueur. — Exhalation de vapeur d'eau et de gaz par les glandes sudoripares. — Danger d'entraver les fonctions de ces glandes. — Inconvénient des vêtements imperméables. — Influence des troubles des fonctions déjîuratives des glandes sudoripares sur la jJroduction d'un grand nombre de maladies.
Les iiiatériauN: nouveaux: que le sang apporte constamment aux: organes n'y demeurent pas toujours. Usés par leur activité incessante, les éléments des tissus éprouvent une série de métamorphoses qui les amène bientôt à l'état de composés impropres à entretenir la vie et dont l'expulsion au dehors est indispensable. Commencé dès leur origine, le double mouvement d'assimilation
et de désassimilation qui s'opère au sein des éléments de tous les êtres vivants est une des conditions essentielles de leur existence.
Sans cesse détruit^ mais sans cesse renaissant, l'organisme ne conserve que sa forme entre ces deux mouvements contraires, dont l'un le régénère a mesure qu'il est anéanti par l'autre. La vie, suivant la belle image de Platon, est un fleuve dont le cours ne s'arrête jamais. Il paraît toujours plein , mais ce ne sont jamais les mêmes eaux qui arrosent deux fois les mêmes bords.
Le sang, qui est chargé, comme nous l'avons vu, de porter aux tissus les matériaux qui doivent réparer leurs pertes , a également pour fonction de reprendre les éléments devenus impropres à leur entretien et de les porter aux organes chargés de les expulser au dehors.
Ce n'est qu'à la condition de se débarrasser constamment des produits de l'usure des tissus, véritables cendres de l'organisme, que le sang peut conserver ses propriétés vivifiantes. Quand une cause quelconque vient entraver cette dépuration incessante, une mort rapide en est bientôt la suite.
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