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CHAPITRE Jl

§ pr. Structure et propriétés des organes du mouvement. — Diverses formes de la matière contractile. Matière sarcodique. — Cellules contractiles. — Cils vibratiles. — Fibres musculaires. — Élasticité, tonicité, contractilité. — Vitesse de propagation de la contractilité dans les muscles. — Enregistrement des contractions musculaires. — Tracé graphique des phénomènes. — Temps qui sépare l'excitation de la contraction. — Épaississement du nmscle en se contractant, — Vibration du muscle contracté. — Bruit musculaire. — Mécanisme de la contraction. — État tétanique du muscle contracté. — Influence de l'arrêt de la circulation sur la contractilité. — Indépendance de la contractilité musculaire et du système nerveux. — Influence des excitants sur les muscles. — Utilité de la gymnastique musculaire et physiologie

de l'exercice. — Vitesse de propagation de l'excitation nerveuse dans les muscles

Changements chimiques subis ])ar les muscles en se contractant. — Phénomènes électriques et calorifiques dans les muscles en contraction. — Transformation de la chaleur en mouvement. — Force développée par les muscles en se contractant. Supériorité de la force musculaire des insectes sur celle de l'homme. — Mécanisme de l'eff'ort. — Mort du muscle. — Rigidité cadavérique. — § 2. Sources chimiques du mouvement. — Origine de la puissance nmsculaire. — Sa production aux dépens des aliments. — Rôles divers de chacun d'eux.

Nous savons par ce qui précède que la matière qui constitue les éléments des êtres vivants se renouvelle constamment, et par suite est toujours en mouvement.

Mais, en outre de ces transformations moléculaires ayant leur siège dans les tissus, les organes sont soumis à de fréquents changements qui sont aussi une des conditions de leur existence. Le cœur se contracte plus de cent mille fois par jour, pour chasser son contenu dans les vaisseaux ; le tube digestif se contracte aussi pour faire cheminer les matériaux nutritifs qu'il renferme; les membres exécutent fréquemment des mouvements rapides.

Le mouvement est une loi générale chez tous les êtres. La plante elle-même, qui semble rivée au sol et ne se mouvoir que lorsque la brise vient agiter son feuillage, peut cependant, indépendamment des changements moléculaires qui s'opèrent dans ses tissus, être le

>iéi,T de iiioiivoiiKMits Mctils. I,;i sonsilise se ivplic des (ju elle est touchée; le sainloii» oscillant du Bengale exécute des mouveuienls spontanés. La Dionéc altrape-tnouchc lerine ses l'euilles aussitôt qu'un insecte s'est posé sur elles, et plusieurs végétaux sont constitués, dans la première phase de leur e\istence , par des corpuscules mobiles que rien ne distingue de certains animaux. Depuis l'atome invisible qui edectuc ses pérégrinations volontaires dans le sein (Vune goutte d'eau, jusqu'à ces astres immenses qui gravitent dans l'espace suivant une courbe fixée par d'invariables lois, le mouvement est partout. La nature morte comme la nature vivante, les mondes ({ui brillent dans l'espace comme les êtres qui les habitent, semblent condamnés a l'inllexiblc nécessité de se mouvoir toujours.

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