‹ La vie inconsciente et les mouvementsChapitre 17 sur 24 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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détermination des causes de circonscrire notre sujet, de faire remarquer que la tendance au moindre effort n’est pas sans exception dans l’humanité et que les plus actifs sont ceux qui agissent avec le moins d’effort. Pour procéder avec clarté, je me hasarde, en négligeant les nuances, à répartir les hommes en trois catégories, suivant que la nature leur a départi la tendance à agir avec largesse, ou avec économie avec parcimonie. Cette division grossière suffira à notre dessein.

La première catégorie est celle des actifs supérieurs. Leur surabondance de force peut se dépenser en exercices physiques et sports de tout genre, en intrigues, en inventions variées, en poursuite insatiable de l’argent, des honneurs, de la renommée. Ils ressemblent à des machines bien montées, toujours en mouvement et sans accroc. Entreprenants, hardis, audacieux, téméraires, ils paraissent inaccessibles à la fatigue; du moins ils se réparent promptement. Cette catégorie d’élite est hors de notre sujet, parce que 1 aspiration au moindre effort lui est inconnue ou du moins ne se produit que rare et partielle.

La deuxième catégorie est celle de l’activité

moyenne. Ceux-ci connaissent par de fréquentes expériences la fatigue, l’effort et le dérobement à l’effort. Leur capital d’énergie étant assez limité, ils sont forcés d’être économes. Ils sont l’objet principal de notre étude. C’est la majorité du genre humain.

La troisième catégorie est celle des « asthéniques » mentionnée plus haut. La répugnance à l’effort, la paresse, l’apathie, l’inertie sont extrêmes, sans atteindre pourtant l’extinction complète des vrais malades. Ces cas nous éclairent par leur excès.

Notre position étant clairement établie : nous devons rechercher les causes de cette disposition générale de l’humanité. Elles sont physiologiques et psychologiques.

1“ Les causes physiologiques sont les plus générales et pTobablement la condition de toutes lès autres. Elles se ramènent à une insuffisance dans la production ou la distribution de Vénergie.

« L’homme idéal, a-t-on dit^, serait un transformateur parfait; il fonctionnerait comme une pile réversible, c’est-à-dire qu’après avoir fonc-

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