‹ La vie inconsciente et les mouvementsChapitre 2 sur 24 · Revue Philosophique, octobre · texte numérisé non relu

Revue Philosophique, octobre

Th. Ribot. — Vie inconsciente.

aurait pas lieu d’écrire un livre qui, sous le titre de cc Psychologie des mouvements, »

étudierait isolément et exclusivement les éléments de nature motrice dans toutes les manifestations de la conscience. Tous les traités didactiques de psychologie consacrent des chapitres aux instincts, aux tendances, à l’activité volontaire, aux mouvements qui expriment les émotions : dans notre livre supposé, on ferait davantage. On aurait à étudier les mouvements dans les perceptions, les images, les concepts, les opérations logiques, dans la genèse des sentiments, dans les formes multiples de la « facultas signatrix », car le mouvement est dans tout, partout, et peut être la hase de tout.

Ce serait une œuvre de longue haleine, et les Essais qui suivent ne visent pas si haut. Us se concentrent sur une question unique : les rapports de l’activité inconsciente avec les mouvements.

En m’appuyant sur des faits et des raisons, j’ai proposé une hypothèse qui me paraît ressortir des explorations dues à des auteurs

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