Principles of Psychology, ch
Il y a déjà lontemps que Bain a remarqué ce phénomène de décharge générale et Ta exprimé dans la loi de diffusion : « Toutes les fois qu’une impression est accompagnée de conscience, les courants excités se diffusent dans le cerveau tout entier et vont ébranler tous les organes du mouvement et jusqu’aux viscères eux-mêmes. » Il y a donc une irradiation de mouvements qui s’étend à toute notre vie psychique : dans la vie afifective, elle éclate avec évidence; dans la vie intellectuelle, elle n’est pas moindre. L’origine de notre connaissance est dans nos sensations et il n’y en a aucune, quelle que soit son espèce, qui ne suppose et n’implique des mouvements. Nous reviendrons plus tard sur ce point important.
On a proposé plusieurs classifications des mouvements. Je crois inutile de les relater ici. Il sera plus profitable de rappeler leur diversité d origine. Au terme ancien de sens musculaire — trop étroit et par suite inexact — on a substitué celui de sens kinesthétique qui n’est lui-même qu’un terme général qu’il faut résoudre en sens kinesthétiques particuliers. Ce procédé est celui qui maintenant prévaut dans l’étude de
la kinesthésie.Titchener (Ps^cAoZog'^, § 44*55) en donne une énumération qui me semble la plus complète. Je la présente en résumé.
La sensation musculaire proprement dite, c’est-à-dire restreinte aux muscles, est assez difficile à étudier isolément. Par divers procédés, on a réussi à éliminer l’action des articulations et des tendons et aussi celle de la peau à l’aide des anesthésiques. Le résultat de ces expériences est de réduire le sens musculaire à une sensation obtuse, qui prolongée devient fatigue. Cette sensation est attribuée à des corpuscules qui entrent dans la constitution du tissu musculaire.
Le sens tendineux est impcfssible à isoler par voie expérimentale, le tendon étant en continuité avec la peau et le périoste. Comme après un fort travail la fatigue se produit, on suppose que la sensation d’effort résulte des tendons. Il paraît avoir son origine dans les noyaux de Golgi.
Le sens articulaire est important entre tous. Par lui, nous avons la connaissance de nos attitudes, du poids, de la résistance. — Les observations pathologiques et les expériences du D’" Goldscheider montrent que les surfaces arti-
culaires et elles seules sont le siège des impressions qui nous donnent la perception immédiate des mouvements de notre corps, et que la conscience de leur position ne vient ni des muscles ni des tendons. — La sensation de poids est celle d’une lutte contre la gravitation ; la sensation de résistance, celle d’une lutte contre des forces paraissant mécaniques agissant en sens inverse; les deux semblent de même ordre. Aux sensations articulaires s’ajoutent celles des tendons et des muscles.
Le sens am'poulaire ou vestibulaire doit être compris dans notre énumération. Les canaux semi-circulaires (qui sont placés approximativement selon les trois directions de l’espace) et leurs annexes sont les organes de ce sens. On lui attribue la perception des mouvements de rotation et dé translation dans l’espace, celle de la position de notre tête et peut-être de tout notre corps.
D’après cet aperçu analytique, on voit combien la kinesthésie est complexe. Elle est la résultante de groupes de sensations de diverses espèces, ayant chacune son organe et sa fonction particulière. Par suite, elle varie suivantles facteurs qui
la composent à un moment donné. Dans la pratique, le plus souvent, ces facteurs que 1 analyse sépare, agissent conjointement. Oncomprend que notre sensibilité motrice, quoiqu’elle ne soit pas localisée comme les sens spéciaux (vision, audition, etc.), mais disséminée, est assez riche pour suffire à des associations et combinaisons nombreuses, dont nous essayerons plus loin de montrer l’importance dans notre mécanisme mental.
Avant d’en venir aux images motrices, il est nécessaire de dire quelques mots des sensations de mouvements dont elles tirent leur origine, pour signaler les caractères qui les distinguent d’une part des sensations organiques, d autre part, des sensations spéciales.
Comparés aux sens spéciaux, les sens kinestéthîques ont une marque propre : ils ne nous informent guère que de certaines modifications de notre corps. Ces sensations prises en ellesmêmes, — abstraction faite de celles de la peau
avec lesquelles on les a si longtemps confondues — ne nous apprennent rien ou presque rien du monde extérieur. De plus leur mécanisme est particulier. Tandis que pour les sens spéciaux l’excitation vient du monde extérieur, agit sur les terminaisons nerveuses, et est transmise par voie afférente jusqu’au cerveau ; pour les sensations kinesthétiques, l’excitation part des centres moteurs, supérieurs ou inférieurs, agit par voie efférente, puis le mouvement produit est transmis au cerveau par les nerfs sensitifs et détermine une sensation^. Comparée aux sensations dites organiques (ou internes), la kinesthésie offre beaucoup d’analogie avec elles; mais elle s’en distingue par un caractère important. On a émis l’opinion (Angell, Judd) que les sensations organiques seraient, par nature, affectives plutôt que cognitives. Je n’examinerai pas cette assertion qui ne me paraît pas sans valeur. Elle est certainement inapplicable aux sensations kinesthétiques qui nous donnent une connaissance positive de certains états. De plus, on s’est
1. Je ne dis rien de l’hypothèse tant discutée d’un sentiment d’innervation qui serait antérieur à la production du mouvement. Elle me semble abandonnée.
demandé si les sensations organiques peuvent survivre et revivre sous la forme d’images. Cette question obscure a été peu étudiée et par suite n’est pas tranchée. Or, pour les sensations kinesthétiques, le doute n’est pas possible sur ce point.
En somme, les sensations de mouvement occupent une position intermédiaire entre les sens spéciaux et les sensations purement organiques.
, Si l’on excepte les sensations de poids et de résistance qui sont de nature mixte, parce qu’elles impliquent les sensations cutanées ; si l’on excepte encore les individus du type moteur chez qui la conscience des mouvements et de leurs images est d’un ordre supérieur-, chez la moyenne des hommes, cette conscience est assez vague et ressemble à une sensation plutôt qu’à une perception proprement dite, c’est-à-dire à un phénomène nettement déterminé, localisé et objectivé. Il en résulte que le plus souvent les images motrices n’ont guère de chances d’appartenir à la catégorie des états vifs.
1. Comme exemple de ce type, je rappellerai les observations si curieuses que Strieker a faites sur lui-mème. On les trouvera exposées en détail dans la Revue Philosophique (cf. 1885, t. XVI, p. 188).
Ces images sont comme toutes les autres d’origine sensorielle, tout en formant une classe sui generis ayant une nature spéciale. Une remarque aussi simple serait complètement inutile, si la théorie du sentiment d’innervation ou de la conscience de l’effort, n’avait, sous le patronage de Wundt (qui l’a abandonnée plus tard) beaucoup contribué à embrouiller ce sujet, en supposant ou en laissant entendre que la conscience du mouvement accompagne dans certains cas le courant nerveux centrifuge.
En bref, qu’est-ce qu’une image motrice ?
En termes psychologiques, c’est la reviviscence spontanée ou provoquée de sensations kinesthétiques simples ou complexes éprouvées antérieurement.
En termes physiologiques, c’est l’excitation des zones corticales (quelles qu’elles soient) où aboutissent les sensations de mouvement. Il nous importe peu qu’elles coïncident ou non avec celles des centres moteurs, pourvu qu’il y ait
LE ROLE LA.TENT DES IMAGES MOTRICES il
connexion. Ce problème n'est pas du ressort de la psychologie.
Ces images ne peuvent être que des mouvements qui commencent, mais restent internes, sans se réaliser en mouvement objectif.
Toutefois, cette reviviscence a des degrés comme valeur psychologique. Elle peut varier dans ses formes depuis l’hallucination motrice qui n’est pas rare (Exemple ; les illusions des amputés) jusqu’à un appauvrissement de la conscience qui est ou paraît absolu. Qu’il me soit permis, pour des raisons uniquement d’ordre et de clarté, de ramener la reviviscence des images motrices à trois types principaux, suivant leurs coefficients de conscience. Beaunis, qui a fait des expériences sur la permanence des souvenirs kinesthétiques quant à la longueur et quant à la direction des mouvements, en a conclu c< que le souvenir ne disparaît pas graduellement », mais que dans sa régression, on peut distinguer trois moments : le premier est conscient, le second inconscient ou subconscient (il l’appelle organique) est plus stable, le troisième est l’oubli^.
1. Les Serisations internes, p. 133 et suiv. (P. Alcan.) Ces expériences consistaient en ceci : 1“ Pour la longueur, tracer sur
Cette conclusion diffère peu des types schématiques que je propose :
1° Il y a d’abord les images motrices pures.
J’appelle ainsi celles qui sont dépouillées totalement ou à peu près de tout élément accessoire venant des sens spéciaux. C’est dans les rêves qu’elles apparaissent le plus nettement : on croit marcher, courir, nager, voler, manier un outil, se livrer à quelque sport, etc. Elles se rencontrent aussi dans la vie journalière (Ex. : assis chez soi, on croit ressentir le roulis d’une traversée en mer). Elles sont moins nettes, moins isolées, parce que les sens spéciaux ne sont pas endormis. Comme toutes les images, elles sont sujettes, dans leur reviviscence, à des déformations et des lacunes. Il semble pourtant qu’elles subissent moins que les autres ce travail d’érosion qui se produit avec le temps, peut-être parce qu’elles sont moins complexes.
Comme la représentation d’un mouvement est
un tableau ou un papier, les yeux fermés, des lignes ou marquer deux points distants l’un de l’autre ; puis après un temps variable, essayer de reproduire exactement ces longueurs ou ces distances ; 2“ Pour la direction, il suit un procédé analogue en rappliquant à des angles aigus, obtus, etc.
Dans ces expériences, il faut aussi tenir compte d’un facteur ; le temps, comme guide et comme moyen de contrôle.
un mouvement qui commence, elle peut, quand elle est forte, se parachever et devenir un mouvement réel. Ce phénomène de passage à l’acte est très connu et très fréquent chez les impulsifs. Elle peut s’arrêter à mi-chemin sous la forme d’une hallucination motrice : on sait que plusieurs psychologues ont expliqué ainsi la « voix intérieure » des mystiques. Ces images motrices du premier type sont celles qui nous occuperons le moins, ayant peu de profit à en tirer.
2° Avec celles du second type, le coefficient de conscience diminue et descend par degrés au subconscient. La majeure partie de ce groupe est formée par les éléments moteurs inclus dans les sensations spéciales : vision, audition, toucher, olfaction et gustation. Pour le moment, Je me borne à cette mention succincte : la question doit être étudiée en détail et on le fera plus loin. Remarquons seulement que les impressions kinesthétiques sont, dans ces cas, recouvertes et comme voilées par les impressions lumineuses, sonores, tactiles, gustatives et olfactives : elles sont rejetées au second plan dans la conscience.
L’image motrice peut tomber plus bas, et
alors les mouvements sont seulemeot pensés, non sentis. C’est l’état normal des individus non moteurs. Toutefois, ces images subsistent puisqu’elles peuvent réapparaître dans certaines conditions que nous avons signalées pour les rêves. Mais il ne reste qu’une disposition qu’il faut bien appeler physiologique puisqu’elle est sans conscience.
Cet affaiblissement peut aboutir à une disparition passagère ou momentanée. Les observations pathologiques le prouvent. Perte des images verbales (aphasie motrice), du mouvement nécessaire pour écrire (agraphie), perte des mouvements de toute expression (amimie), effacement des mouvements appris pour manier un outil.
Jouer d’un instrument de musique, même ceux de la station et de la marche (astasie, abasie). Dans ces cas et autres similaires qui sont nombreux, le déficit des images motrices s’établit par voie négative, indirecte, par une interprétation, non par intuition.
3“ Au dernier degré, les représentations motrices seraient dénommées plus justement résidus moteurs ou organisations motrices, en raison de l’éclipse totale de la conscience qui,
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suivant une loi psychologique très générale, s’en retire parce qu’elle est inutile. Elles sont des dispositions organisées qui résultent de la répétition des expériences répétées dans l’individu, peut-être aussi dans l’espèce. Elles se révèlent non par un état de connaissance, mais, selon leur nature, par des réactions motrices qui sont perceptibles objectivement. L’observation et 1 expérimentation en donnent des preuves. Dans un livre un peu ancien Sensation et mouvenient, Feré a constaté que l’excitation forte de certaines parties de l’organisme, quoiqu’elle ne suscite aucun état de conscience, produit comme les sensations conscientes, une dynamogénie qui se manifeste par une augmentation de l’énergie motrice. Récemment le D" Morton Prince a publié des expériences dont la valeur psychologique semble encore plus grande. Voici ses principales conclusions : « Dans certaines conditions pathologiques, des processus subconscients actifs, c’est-à-dire des souvenirs qui n’entrent pas dans la vie consciente de l’individu, peuvent exister. Le souvenir d’émotions disparues peut être conservé et susciter les mêmes réactions motrices que le font les états émotion-
nels conscients. Les objets non perçus conscieminent par la vision périphérique peuvent être aperçus par co-conscience^. » Suivant Fauteur, ces réactions sont également compatibles avec la théorie qui admet que les processus co-conscients sont psychiques et avec les théories physiologiques ; mais il estime que celles-ci sont trop compliquées.
Maintenant nous pouvons aborder notre question principale qui est de savoir si Ton ne pourrait pas attribuer légitimement aux représentations motrices des deux derniers groupes le rôle le plus important dans l’activité inconsciente de l’esprit et, si ces processus ne seraient pas explicables par elles avec plus de simplicité et de vraisemblance que par toute autre hypothèse.
Sur la nature foncière de l’inconscient, il y a des auteurs qui ne professent aucune opinion
1. Journal of abnormal Psychology, juin-juillet 1908 : aux termes usités, subconscient, inconscient, l’auteur préfère celui de « co-conscience ».
explicite. Ils se bornent à l’admettre comme un X, comme un postulat nécessaire pour la compréhension d’un très grand nombre de faits.
D’autres, plus hardis, ont risqué des hypothèses ; elles sont réductibles à deux catégories.
La première, très claire et sans équivoque, est purement physiologique : l’activité inconsciente est « cérébrale », rien de plus, et sans aucun caractère psychique.
L’autre est psychologique. Elle a été présentée sous des formes différentes, en des termes différents (moi subliminal subconscient, couches ou niveaux de conscience, etc.); mais elles concordent toutes sur un point : c’est que l’inconscient est toujours, à un degré quelconque et sous une forme quelconque, une modalité de la conscience.
L’autre hypothèse est trop simpliste; celle-ci est équivoque, car, sans s’en apercevoir, par une prestidigitation verbale, on refoule la conscience jusqu’à un arrière-fond où rien ne dénote sa présence. Elle est une connaissance, au moins vague, de nos états intérieurs; dépouillée de cette marque essentielle, elle n’est plus ellemême, il y a autre chose à sa place. L’acteur,
dit Hering, qui vient de jouer le rôle d’un roi : quand rentré dans la coulisse, il a quitté ses insignes et son attitude imposante, n’est plus un roi; de même, les états de conscience, quand ils ont quitté la scène, ne sont plus une forme de la conscience. La conscience, étant une connaissance immédiate^ n’est pas inférée : elle est constatée.
Gomment des psychologues très perspicaces ont-ils pu adopter une hypothèse si ambiguë, pour ne pas dire contradictoire? A mon avis, cela s’explique par une tendance intellectualiste. Sans elle, tout est obscur; elle illumine tout; elle est la forme primordiale et essentielle de la connaissance et l’on suppose que tout ce qui a passé par sa lumière, même enfoui au fond de notre être, reste cognitif. Cette illusion de notre intelligence est analogue à celle de l’anthropomorphisme dans la psychologie religieuse et dans celle des animaux.
Si le fond de l’inconscient ne doit pas être cherché dans le connaître, il reste à interroger le sentir, l’agir. Mais la sensibilité n’est pas pure de tout élément de connaissance, puisqu’elle nous révèle nos états intérieurs. Par voie d’éli-
raination, nous sommes conduits à nous demander si l’inconscient ne serait pas fait surtout de résidus moteurs. Dans l’hypothèse que nous proposons, tout état de conscience est un complexus dont les éléments kinesthétiques forment la portion stable, résistante. Si l’on me permet une métaphore, ils en sont le squelette. Ils assurent la permanence. Quand nos expériences passées sont ensevelies en nous et pourtant subsistent et même agissent (les faits le prouvent), que peut-il rester d’elles sinon la portion qui est le « tissu de soutien », celle qui se passe le plus aisément de la conscience? C’est elle qui rend possible la reviviscence totale des états passés et de leurs multiples rapports.
Puisque les perceptions sont la forme fondamentale et la source de notre connaissance à tous ses degrés (images, concepts), il est indispensable de revenir sur un point qui a été indiqué plus haut en passant : la présence et la nécessité des éléments moteurs dans la constitution de tous nos états de conscience. Notre hypothèse s’appuyant spécialement sur ce fait, nous ne saurions trop mettre en relief la stabilité des manifestations motrices sous les mo-
dalités fluides et évanescentes des sensations.
L’œil, comme on le sait depuis longtemps, est pourvu d’un ensemble de muscles qui lui permettent des mouvements assez nombreux et délicats. Récemment, on s’est avancé beaucoup plus loin. Des auteurs très versés dans la psychophysiologie de cet organe ont soutenu une opinion qui augmente grandement la valeur des mouvements dans l’acte de la vision. Ils ne seraient pas éloignés de la mettre au premier rang. Cette opinion est tellement favorable à notre hyphothèse qu’il convient de l’exposer succinctement^. Mach est entré dans cette voie en soutenant que l’unité de nos perceptions et de nos images mentales est aussi conventionnelle que l’unité des objets : à une conception statique il substitue une conception dynamique, nos perceptions et nos images étant non des « empreintes » mais des groupements de sensations motrices. Bourdon s’explique avec plus de clarté et de précision. Indépendamment de l’impression rétinienne, il attribue le plus grand rôle pour la perception des formes aux sensations tactiles et
1. Pour une exposition détaillée, voir Kostyleff : La Crise de la psychologie expérimentale (P. Alcan), 1911, p. 121 et suiv.
musculaires, « pour la perception des positions, aux sensations des paupières; pour la perception des profondeurs, à la tension des muscles oculaires, produite par la convergence ». Le NueF qui s’est proposé d’établir une théorie purement objective de la vision, après avoir suivi son évolution dans la série animale, arrive conclure « que chez l’homme, les données visuelles de la conscience se rattachent uniquement aux modifications du réflexe cérébral par les réflexes oculaires de la direction et de la convergence. Les représentations visuelles sont toutes motrices. On ne saurait guère supposer des états de conscience visuelle chez le petit enfant, avant qu’il se soit produit des photo-réactions du corps (par exemple du bras). »
Ainsi donc, d’après cette thèse, les sensations spécifiques de la vue (les couleurs et leurs variétés innombrables) reposeraient sur une construction de nature motrice : et ces éléments moteurs doivent subsister dans rimage visuelle, tant qu’elle demeure inaltérable. Au reste, chez les moteurs, la réprésentation, lorsqu’elle est un