I. Tout être aime son semblable
De là, les mouvements qu'ils excitent dans notre âme, de foi, d'espérance et de charité, par lesquels Ils nous portent à les embrasser par toutes nos facultés, et pour l'avenir comme pour le présent.
L'union se consomme dans la communauté de vie : Dieu nous fait vivre de sa propre vie. Voilà le dernier trait par lequel s'achève le mystère de la grâce en nous et par lequel aussi l'habitation surnaturelle de Dieu en nous se différencie essentiellement de sa présence dans toute créature en vertu de l'immensité.
Cette manière d'être en nous à cause des titres et des dispositions qu'établit la grâce, représente un ordre de choses tellement supérieur à l'ordre purement naturel, tellement nouveau, que Notre- Seigneur l'appelle « itne venue, un avènement, une arrivée de Dieu», veniemus, comme si, de par son immensité, il n'était pas déjà présent à notre âme, ainsi qu'à tout le monde créé. >