JOAN., XIV
parler, bien comprise, nous amène à la solution la plus claire de la difficulté en question.
La prière, en effet, est un acte, une fonction de la volonté, du cœur.
C'est donc par la prière de son Cœur que Notre- Seigneur, en tant qu'homme, détermine la venue du Saint-Esprit, dans le grand mystère de la Pentecôte.
Entendez, par conséquent, aussi que c'est la prière de son Cœur qui détermine toutes ces Pentecôtes invisibles, mystérieuses, toutes ces missions invisibles du Saint-Esprit dont l'âme qui les reçoit a seule conscience, connues sous le nom de « grâces actuelles ».
Voilà comment, à un double titre, le Sacré Cœur de Jésus est l'auteur de toutes grâces : 1° parce qu'il les mérite ; 2^ parce qu'il les donne ou les distribue.
Et, je le répète, étant donné le plan actuel de Dieu, en vertu duquel aucune grâce ne nous est octroyée que par l'intercession du Médiateur, il s'ensuit que la prière continuelle du Cœur de Jésus est, comme son sacrifice continuel sur nos autels, la
condition si7te qiia non de toute faveur surnaturelle venue du ciel.
Et de là ce mot de saint Paul sur le sacerdoce de Jésus-Christ : semper vivens ad interpellandum pro nobis, toujours vivant pour, intercéder en notre faveur^.
L'autre fonction de ce sacerdoce, c'est l'immolation de tous les instants prédite par le prophète Malachie^.
C'est par ces deux fonctions de son Cœur que Jésus remplit son rôle de Médiateur et fait circuler dans le monde ce courant d'influences surnaturelles qui le sauvent, le vivifient et le sanctifient.
30. — D'après cela, pas ux mouvement quelconque surnaturel, pas un bon désir, pas une bonne pensée, ne se produit dans aucune ame raison- NABLE, SANS l'intervention EXPRESSE
DU Sacré Cœur de Jésus?
Non, et c'est de cette influence universelle, absolument nécessaire du Sacré- Cœur, qu'il faut entendre le texte si fa-