JOAN., IV
la Samaritaine, comme caractéristique de la loi nouvelle ; c'est d'ailleurs ce que nous insinue saint Ignace dans sa contemplation Ad amorem^. '
II. Si le Verbe, deuxième personne de la Trinité, est en nous avec le Père et le Saint-Esprit, ne pourrait-on pas concevoir de l'union à Notre-Seigneur une idée plus précise et surtout plus concrète que celle proposée ordinairement?
Puisque Jésus (le Verbe) habite aussi réellement en nous que dans la sainte Humanité, quoique d'une autre manière (cfr. ch. II, art. II, p. 17), ij s'agirait, pour tout chrétien en état de grâce, de prendre à l'égard du Verbe qui est en lui, les dispositions que prend vis-à-vis de ce même Verbe qui est en elle la sainte Humanité de Notre-Seigneur ; de prendre ces dispositions et de s'y maintenir constamment comme elle s'y maintient.
L'Homme-Dieu, Jésus-Christ, est un composé (théandrique), dans lequel il faut distinguer deux natures et une per-