I. Deuxième point
sonne : la nature humaine et la nature divine; la personne du Verbe. La nature humaine elle-même se compose de deux parties : l'âme et le corps.
Dès le premier instant de l'Incarnation au sein de Marie, la sainte Humanité de •Notre-Seigneur, s'est offerte au Verbe, qui s'unissait à elle ou qui l'unissait à lui, et elle Lui a dit : « Voici que je viens, ô Dieu, pour faire votre volonté. » Ecee venio ut faciam, Deus, voluntatem tuam^... Là commence cette oblation, ce sacrifice tout spirituel qui se continue pendant toute la vie terrestre de Notre-Seigneur, et qui se consomme par le sacrifice sanglant du Calvaire.
A partir ^du premier instant de l'Incarnation, au moment même où elle est assumée par le Verbe dans l'unité^de Personne, la sainte Humanité se met devant le Verbe par rapport au Verbe, dans l'attitude de la dépendance la plus absolue et de l'adoration la plus profonde.
I, Hebr., X, 9,
Et toute sa vie durant, l'homme en Jésus ne fait rien de son propre chef.
Pour marquer dans quels rapports de dépendance II vit à l'égard de son Père, Jésus-Christ a dit en saint Jean : « Je ne fais rien de moi-même^ » et encore : « La doctrine que je prêche n'est pas ma doctrine, mais la doctrine de celui qui m'a envoyé^. »
L'Humanité sainte du Sauveur pourrait aussi bien prendre ces paroles comme l'expression de sa dépendance à l'égard du Verbe.
Le Verbe gouverne, son Humanité par le Saint-Esprit, qu'il lui envoie, qu'il lui donne pour guide et comme pour âme supérieure de son âme^. « C'est par le Saint- Esprit que Jésus est conduit au désert*.»