VII. — De la charité fraternelle
1. Par des actes intérieurs le plus fréquents, le plus intenses possible (oraisons jaculatoires, courtes réflexions bien choisies) , m'habituer à voir Jésus-Christ Notre- Seigneur dans le prochain, et, quel qu'il soit, me comporter envers lui d'après cette vue de foi.
2. Ne parler d'aucune faute du prochain, même légère et publique ; en particulier, sauf le cas de nécessité, m'interdire toute confidence qui blesserait la réputation du prochain.
3. Ne donner à personne aucun sujet d'impatience ou de mauvaise édification, par le sans-gêne, la négligence dans l'accomplissement du devoir ; me gêner pour ne pas gêner.
4. Ne jamais dire à quelqu'un « un tel a dit telle chose de vous », lorsque ce rapport est de nature à faire de la peine.
5. Ne pas dire des paroles mordantes, ou qui montrent de l'aigreur, de l'impatience.
6. Ne pas contredire sans nécessité ; ne le faire au moins, si cela est nécessaire, qu'avec précaution et ménagement.
7. Ne pas reprendre les autres, si je n'ai pas mission pour cela.
8. Éviter de former intérieurement aucun jugement défavorable sur personne, éviter surtout de montrer de Taversion pour qui que ce soit, en omettant, par exemple, d'adresser la parole ou de rendre service à ceux pour lesquels j'éprouverais quelque antipathie.
9. Me faire tout à tous, entrant, le plus possible, dans les idées et les sentiments des autres.
10. Ne me pardonner aucun manquement à la charité ; réparer le plus tôt et le mieux possible ceux que je commets.
11. Me proposer à l'égard de tous, d'être cordial et sincère dans mon affection — prévenant — délicat et discret, suivant les personnes et les circonstances — indulgent, encourageant *— compatissant —reconnaissant — généreux à donner mon temps et ma peine — désintéressé — tout surnaturel.