VIII. — De la modestie
I . M'habrtuer par des actes intérieurs de plus en plus fréquents, intenses (oraisons jaculatoires, réflexions courtes mais bien choisies), à me considérer — comme environné, pénétré de la sainte présence de Dieu ; — comme membre vivant de Jésus- Christ.
Par le motif surnaturel du respect de
Pieu, — du respect de moi-même, — du respect des autres, — par un sentiment d'amour tout pratique pour le divin Modèle, par désir d'imiter son extérieur si parfait :
2. M'interdire en général, partout, toujours, seul comme en compagnie, — dans le maintien et l'allure, tout ce que proscrit de ses manières d'être et de faire un homme très bien élevé.
3. M'observer, dans le détail, sur l'exacte observation des règles de la modestie, données par S. Ignace, les prenant, tantôt les unes, tantôt les autres, pour sujet de mon examen particulier.
4. M'appliquer surtout à rendre ma conversation irréprochable, en bannir par ti-
'• culièrement le défaut de circonspection, — l'indiscrétion, — l' inconsidération, — l'enfantillage ou la puérilité, — la prétention, — tout signe d'impatience et toute contestation, — toute critique sur le compte du prochain, toute médisance, — la taciturnité, — les airs ennuyés ou par trop désmtéressés.