IX. — De la pauvreté
1. M'habituer par des actes intérieurs de plus en plus fréquents et intenses, tels que oraisons jaculatoires,- réflexions courtes mais bien choisies, à me considérer comme un voyageur sur la terre, comme un pauvre auquel Dieu ne fait que prêter ce qu'il met à son service : m'habituer à me considérer comme pouvant mourir d'un jour à l'autre; m'entretenir ainsi dans un grand sentiment de dépendance vis-à-vis de Dieu, et de détachement vis-à-vis de tout ce qui n'est pas Lui ; m 'affectionner à la pauvreté, comme Notre-Seigneur, et par désir de Lui ressembler.
2. Ne rien donner ou prêter à personne, ne rien recevoir de personne, Foit du dehors, soit de la maison, sans pei mission.
3. Ne rien prendre soit de la maison, soit de la chambre ou de l'office d'un autre, sans permission.
4. Ne rien garder de superflu, me défaire de tout ce que j'ai au delà du nécessaire, en fait de livres, de meubles, et de toute autre chose.
5. N'user d'aucune des choses mises à mon service avec esprit de propriété ; être prêt soit à en changer, soit à m'en séparer pour toujours.
6. Ménager tous les objets à mon service, en prendre soin, ainsi que de tout ce qui appartient à la maison.
7. N'occasionner aucune dépense, aucune réparation superflue.
8. En qualité de pauvre volontaire et pour imiter Notre-Seigneur pauvre pendant sa vie mortelle et au Tabernacle : i° ne pas rougir de paraître pauvre aux yeux de tous, même dans les choses nécessaires ; dans le vêtement, la nourriture, la chambre, les meubles, préférer ce qu'il y a de plus simple ; 2° être bien aise de manquer parfois même du néc( ssaire.