‹ La vie interieureChapitre 85 sur 91 · I.) Conduite a tenir a l'égard du Mauvais Esprit · texte numérisé non relu

I.) Conduite a tenir a l'égard du Mauvais Esprit

En général se faire ime habitude de la

vigilance sur soi-même (inspecter l'armement de la citadelle : vertus théologales, morales) surveiller le point faible (défaut dominant : colère, tristesse, impressionnabilité, etc.)

Le Mauvais Esprit imite un capitaine qui veut emporter une place où il espère faire un riche butin : il asseoit son camp, il considère les forces et les dispositions de cette place et il l'attaque du côté le plus faible ; il en est ainsi de l'ennemi de la nature humaine, il rôde sans cesse autour de nous, il examine de toutes parts chacune de nos vertus théologales, cardinales et morales, et lorsqu'il a découvert en nous l'endroit le plus faible et le moins pourvu des armes du salut c'est par là qu'il nous attaque et qu'il tâche de remporter sur nous une pleine victoire, (i, 14.)

Observer, examiner. (11, 5.)

Nous devons examiner avec grand soin la suite et la marche de nos pensées. Si le commencement, le milieu et la fin, si tout en elles est bon et tendant purement au bien, c'est une preuve qu'elles viennent du

Bon Ange ; mais si, dans la suite des pensées qui nous sont suggérées, il finit par se rencontrer quelque chose de mauvais ou de dissipant, ou de moins bon que ce que nous nous étions proposé de faire, ou si ces pensées affaiblissent notre âme, l'inquiètent, la troublent, en lui ôtant la paix, la tranquillité dont elle jouissait d'abord, c'est une marque évidente qu'elles procèdent du Mauvais Esprit, ennemi de notre avancement et de notre salut éternel.

Au moment de l'attaque, de la crise, de

la tentation.

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