‹ La vie juiveChapitre 13 sur 36 · PACE · texte numérisé non relu

PACE

se rencontrer, quand il s’agit de commettre des méfaits. Mais il

n'a pas le temps de s'évader : il faut encore aller rendre visite à

la cousine Fanny ; elle a toujours son petit cornet de noix et de

raisins secs prêts pour les enfants qui viennent la voir les jours de fête. Il faut porter le vin du samedi à l’aïeul de Mirele, et lui faire un petit compliment. Justement, le vieux est déjà dans la

maison, tout ridé, avec ses jambes grêles, ce qui ne l'empêche pas

d’être venu à pied, et de se soulever en souriant d’un air aimable, quand on lui apporte sa petite goutte de kirch. Ah ! vieux farceur, il fait encore des compliments aux jolies femmes, et leur débite des gaillardises ! Et tout le monde rit! Voyez-vous, ce coquin! Il a, sur mon âme! embrassé la servante de M"° Aron, en allant voir, à la cuisine, si le Æouquelhopf était réussi.

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