‹ La vie juiveChapitre 12 sur 36 · LE BARBIER JUIF · texte numérisé non relu

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C’est le temps des politesses; on ren-

dra visite au grand

Aron, qui a « en-

chéri la dévotion » à pour son ami An- + RE

selme. Le petit Da-

vid s’arrachera aux séductions de Louïele et à la tentation de courir les bois avec ce polisson; on lui a mis sa belle casquette bleue des samedis ; le voilà mal à l'aise, car il ne pourra pas se crotter jusqu'au soir. Un bonjour aux notables, aux « Parnassim » qui causent des intérêts de la communauté sur la place de la mairie, à moins qu'ils n’y médisent de tout le monde, ce qui n'aurait rien d’invraisemblable. Tiens, voici Îles anciens de la famille Fidèle Strauss ; ils sont assis sur les troncs d'arbre que le bücheron Antoine des Escargots a déposés au bout de la rue, en attendant qu'il les fende. Où donc est cette gamine de Mirele, qui a de si beaux yeux bleus et des cheveux dorés? Oh, la vilaine petite fille! Encore à courir partout, à jouer aux noix avec tout ce qu’il y a de plus polisson à Hochfelden ; figurez-vous que, pas plus tard que lundi, quand il gelait si fort, elle a jeté (sans le faire exprès) une boule de neige sur le chapeau de l’honorable chantre Weill, et que, le soir, elle a manqué se rompre une jambe à la glissade sur la mare. Le jeune David me parait fort préoccupé de savoir où Mirele joue aux noix : je crois bien qu'il la

trouverait sans peine, car ces vilains gamins-là savent toujours où

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