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La vie, l'évolution, le matérialisme [microforme]

Mémoire lu par l’auteur, Chs. Baillairgé, devant la Société Royale du Canada, à Ottawa, à 1a réunion annuelle de la Société, 23 mai 1899.

le

‘ I was n’t born ; I growed.”’ Topsy, dans ‘ Unele Toms’ Cabin ” par MeStowe,

‘* God made me a little baby and I grew the rest.” Réponse d’un enfaut au catéchisme.

Il y a pour l’homme tout un enseignement dans ces mots enfantins,ou plutôt, si l’on veut, une suggestion remémorative ; c'est-à-dire que jusqu’à présent en discutant “ La vie ” on n’y a point pensé ; ça ne nous +, point frappé que de fuit, toute vitalité est due à la croissance, s’accentue, se manifeste au fur et à mesure que l'être croît,

Ce que c’est que La vie : elle semblerait être spontrnée, Le feu, la flamme est une sorte de vie. Elle peut-être spontanée et l'est en effet, comme quand les cotonnades imbibées d'huile prennent feu et causent des incendies.

Il n’est pas étonnant que les anciens aient adoré le soleil, le princip: vivifiant de toute la nature animale, végétale, organique et inorganique ; puisque c'est son action qui a présidé à la formation des couches terrestres, des strates, des sols inorganiques dont sortent les végétaux, qui à leur tour motivent la croissance de l’animal, de l’homme.

En eflet, c'est la chaleur du soleil qui directement ou indirectement, par l'entremise de la mère, fait éclore l’œuf. L'autruche dépose ses œufs dans le sable chaud ; l'oiseau mâle le soir, seulement le soir, les couvre de son corps jusqu’au soleil du lendemuin — le caïman s'’exempte ce soin, en les enfouissant plus avant dans le sable brûlant dont l'épaisseur

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