‹ La vie, l'évolution, le matérialisme [microforme]Chapitre 2 sur 13 · RAR FR · texte numérisé non relu

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suffit à empêcher leur refroidissement, L'ichneumon pond les siens dans le corps d’une chenille où ils trouvent, mais aux dépens de la chenille, la chaleur, la nourriture nécsssaires à leur croissance—le coucou pond ses œufs dans le nid d’un autre oiseau et les laisse à couver par les soins de cette mère adoptive, et lorsqu'ils sont éclos les jeunes intruses s'emparent du sol et jettent dehors du nid, ceux qui y ont le premier droit, le premier pied à terre — précisement comme nous le faisons de nos jours, en s'emparant du sol partout où on le peut et en en éliminant les indigènes.

C'est le soleil qui déterruine la germination de la graine dont procède le brin d'herbe, l’épi de blé, le légume, l’arbuste florifère ou fruitier, le pin, le chêne, les autres essences forestières—C’est la chaleur du soleil qui évapore l’eau de la mer ; en fait des nuages, que les vents, dus eux-mêmes à l'action du soleil sur l'atmosphère, transportent vers les hauteurs, où le froid les condense, les fait retomber en pluie, donnant naissance aux filets d’ eau, ruisseaux, rivières et fleuves qui alimentent les océans, les lacs, les mers, et leur rendent en un cycle continu ce que le soleil leur a enlevé par évaporation.

Et n'est-ce pas encore le dat qui, avec l’aide de Ja chaleur de la terre et de ses dégagements d'acide carbonique, a motivé, présidé à la formation de ces couches de houille enfouies, dissimulées sous les strates de la croûte terrestre ; “ mais dont les forêts composantes, les matières végétales constituantes ont été élaborées à la surface de notre planète, enfouies plus tard sous l’eau comme nous l'enseigne | la Géologie, par affaissement du sol.

Mais cette chaleur du soleil, cette sorte de vitalité ou puissance vivifiante est due à Dieu, au Créateur qui a décrété que tels éléments chimiques — ou que nous nommons tels— produiraient tel effet (Cette ignition spontanée, cette sorte de naissance, de vie, ces éléments constituants sont de Dieu ou de sa créatiion ; et il a fait une loi d’après laquelle cette

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flamme, ce feu, cette chaleur doit apparaître, naître, se produire. Dieu à créé tous les éléments dont l’ensemble constitue l'Univers, qui concourent à la raison d’être de ce monde, de la vie, de l’homme. Il a ordonné et coordonné ces affinités : attraction, répulsion, cohésion, qui affectent la matière, la font agir, se façonner à la guise de sa divine volonté.

La vie est dans le gèrme, la première cellnle du protoplasme, dans l’ove, dans l'embryon. Par une loi de Dieu, le germe, la cellule se reproduit par bouture, par bifurcation, par rupture ou séparation en 2, en 4, en 8, en un milion et chaque unité de ce million recommence, répète le procédé. Chaque cellule successive emporte avec elle sa part afférente de la vie de la cellule mère, hérite de cette vitalité, de cette vie : essence de Dieu qui remplit l'univers.

Il y à vie chimique, physique, organique et inordanique : inorgänique, chimique dans les rochers, les sols, les métaux de la terre et autres constituants de celle-ci et des astres : orgänique, physique dans la flore, la faune de l'univers.

Il y a vie partout, dans chaque atôme de l'air, de l’atmosphère, dans chaque molécule de l’éther; et même dans la mort, il y a la vie: une seconde vie, puisque de la décomposition renaissent les éléments constituants. C’est une agrécation, une désagrétation ou désintégration, une recomposition en un cycle continu et sans fin.

Ex vie dans la graine est à l’état latent, quiescent —on ne saurait le nier, et elle peut ainsi y persister pendunt des années, des siècles ; puisqu'of a pu planter, semer après 3,000 ans, des pois ou graines recueillis au tombeau d'Osiris, l’un des rois d'Egypte. Et pourquoi non:on peut en juger par analogie, d'un jour à cent, à mille—d’une année à dix mille, La graine, tout inerte qu'elle soit, contient la vie du végétal. Elle n'attend que l’eau, le sol, le soleil, c'est-h-dire la chaleur pour la développer. Chaque grain de sable, de houille, de métal possède une sorte de vie, de vitalité possible dont le

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