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a-t-on dit est une simple cellule sans organes maïs ayant vie, c'est-à-dire mouvement, se nourrissant par absorption ou assimilation, digérant par exudation ou transpiration, se reproduisant par bifureation —Il y a encore aujourd'hui foule de ces êtres élémentaires au fond des mers : infusoires, ete., autres êtres unicellulaires ou à une simple cellule; puis aussi, des agrégations de ces cellules sous forme de mocnéra, de protomæba. Eh bien, par différentiation, supposent Îles évolutionnistes, ces êtres primitifs se sont moditiés, améliorés, perfectionnés au point de donner suite au règne des mollusques. Mais suivons plutôt ceux qui croient à une création séparée au moins pour chaque ordre ou famille, et laissons les mollusques se développer, se différentier, se perfectionner selon que leur nutrition et :1s conditions plus ou moins diverses où ils se sont trouvés en on fait toutes les variétés que nous connaissons aujourd’hui : ceux qui vivent encore, comme ceux dont on n’a que les fossiles, les restes antédiluviens ; et supposons même pour être peut-être plus en rapport avec la probabilité, que chez les mollusques comme chez les autres grands ;’ 4nes de la nature, il y aït eu création, germe séparé pour chaque variante tranchée de ces premiers êtres organiqu.s ou partiellement organiques des mers—car la terre à cette époque, suppose-t-on, n’était pas encore propre à recevoir des créatures respirant l'air ; l'atmosphère étant encore alors trop chargée d'acide carbonique pour que cette respiration aérienne ne leur fut pas délétère. Et il y a encore de ces
mollusques de nos jours ; la race Peuresemen& n'en est pas éteinte, comme nous le constatons en présence d’ure huitre succulente.
Eh bien cela valait bien lu peine, d'une création expresse pour un règne aussi important et dont les coquilles ou carapaces devaient foriner plus tard, et forment en effet aujourd'hui, et presque à elles seules ou mêiées à des substances similaires, les énormes couches géologiques cilcaires, siliceuses qui composent pour beaucoup ia croûte stratifiée de la terre,
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Un pareil résultat, si fécond en conséquences précieuses pour Fhomme, valuit certes la peine d'une création particulière, et non simplement dans le but d'évoluer p'us tard ces mollusques en poissons—le poisson fossile étant de peu ou point d'importance ; pendant que de ces couches calcaires, siliceuses des res’ -s des mollusques, des coraux on tire, on a tiré depu:s que le monde est monde, c'est-à dire depuis la venue de l’homme, une énorme proportion, de beaucoup la plus forte, de toute la pierre de construction utilisée par notre race depuis les premiers temps.
Il y à d’autres règnes : les radiés, les aunélides, les articulés dont chacun à certainement été l’objet de la part de Dieu, d'aumoins une création distincte, si non encore d’une autre, puis une autre, et une autre pour chaque variante tranchée de ces règnes de la nature; suivant que leur ossature, extérieure qu'elle fut, leurs formes absolument dissemblables du tout au tout, incompatibles de toutes manières, demandaient des germes, crées par Dieu; où ce tout puissant coordonnateur tixât, réglât à l'avance les éléments composante, les affinités, de manière à concourir avec le temps à :a formation de ces familles d'êtres aquatiques—-plus tard terrestres — que nous venons de signaler. Mais on peut étudier aujourd’hui tout cela à son aise dans Haeckel et les autres auteurs qui ont écrit sur ce sujet, comine aussi dans les ouvrages déjà depuis longtemps connus de nos célèbres naturalistes ; ; notre thème d'aujourd'hui ne concernant plus directement que l les vertébrés ou classes successives des poissons, reptiles, amphibies, o:seaux et mainmifères supposées, elles au moins, descendues d'un même germe par évolution et différentiation continue avec les siècles.
Et tout d'abord le poisson, perfectionné aujourd’hui, mais ne l'ayant pas toujours été. Les premiers poissons étaient comme les premiers mollusques, des organismes imparfaits, incomplets, manquant des organes de la vue, de l’ouie, avec
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un système osseux et nerveux laissant encore à désirer, un système digestif non élaboré. Plus tard, en vertu des aptitudes, des qualités inhérentes à leurs genres primitifs, leur système vertébré a pris du développement, de la force : le poisson eut une tête, (grand pas vers la perfection de l’espèce,) des yeux ;une bouche remplaça le primitif suçoir de cet anime! — son système digestif se perfectionna, le nerveux s'acc aa, sa circulation, celle de son sang se compléta et devint artériel, veineux et pulmonaire comme le nôtre ; seulement sa respiration étant aqueuse, ou ne pouvant respirer que l’air dans l’eau, il lui fallut des branchies, des ouïes par où cet animal put en éliminant l'air, renvoyer l’eau. Le poisson développa ensuite une queue, des nageoires, à peine plus qu'élémentaires, tout d’abord, mais s’accentuant avec le temps au fur et à mesure de ses besoins, d’une plus grande vitesse de mouvement à la poursuite de sa proie, comme pour fuir ses ennemis des eaux plus larges, plus profondes auxquelles il avait à se hasarder pour trouver à se nourrir.
Le poisson plus tard devint amphibie, comme l’homme peut le devenir en s’y essayant, c'est-à-dire capable de se mouvoir dans l’eau et d’y vivre quelque temps. Le poisson à la poursuite de sa proie se hasarde haut et de plusen plus haut sur le littoral à sec des rivières, des fleuves, des lacs, des mers. ÆEmployant à cet effet ses nageoires ventrales, pectorales ; il leur donni ainsi du développement ; tout comme l’homme développe ses jambes, leur force osseuse et museu- Jaire à monter une acclivité, ses bras et mains à manier le marteau du foreur, du forgeron, à monter une échelle et qui sait encore. Ses nageoires acquirent ainsi un mouvement plus ou moins latéral, ou la faculté de se replier pour accélérer le mouvement sur terre ferme. Il s’accoutuma à être plus longtemps sans respirer, où à respirer air et eau au besoïn, en développant ses poumons, un peu peut être aux dépens de ses branchies devenues moins constamment nécessairés. It devint peut être de l'espèce de nos phoques d'au-
jourd’hui qui comme on le sait peuvent vivre à l'air, à l’eau indifféremment.
Au poisson ovipare—car la baleine, le marsoin et d’autres ne le sont point —succéda peut-être, venant d'une même souche, ou d’une souche différente, et par un procédé analogue, graduellement acquis avec le lapse des siècles, le reptile ovipare comme le crocodile, le caïman—mais amphibie lui aussi, ses pattes, comme les pieds, les mains de l’homme, les pieds des mammifères en général, lui servant de nageoires à l’eau. Le reptile devint oiseau. Son besoin de fuite rapide, de marcher quelquefois sur ses pattes de derrière, comme on l’a vu faire dernièrement à des lézards d'aujourd'hui, pour échapper à ses ennemis, poursuivre sa proie, tendant à donner à ses membres antérieurs des allures d'ailes. Mais ici il est permis de croire avec certains évolutionnistes moins outrés, à une création additionnelle de la gente aïlée ; car quoique la -tructure de l'oiseau primitif, le ptérodactyle, ressemble de près à celle d’un reptile saurien ; et malgré qu’on se demande pourquoi le Créateur, aurait créé l'oiseau avec le tronc des autres vertébrés au lieu de ne faire que lui modifier, lui développer les pattes, les jambes de devant en ailes ; il est permis de croire à une création séparée, distincte. Disons cependant que l'oiseau n’a pas surgi nécessairement ou d’une manière directe du reptile, mais par un procédé de différentiation pendant des siècles, pendant lesquels ; il est probablement devenu animal alé si l'on veut, mais comme lautruche ne pouvant voler, capable cependant d’une fuite rapide en s’aidant de ses ailes, ailes rudimentaires toutefois ; et il est peut être aussi devenu gigantesque chauve-souris et passé par d’autres phases avant de devenir l'oiseau d'aujourd'hui.
Kemarquons d'ailleurs ici que la paléontologie est loin de fournir aux évolutionnistes, des restes fossiles ou des empreintes mêmes de toutes les transformations par lesquelles
sont. passés le mollusque pour devenir poisson, le poisson
pour devenir amphibie par une de ses ramifications, reptile
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par l’autre ; et de même dans l’évolution des amphibies, reptiles et oiseaux diversifiés, des spécimens de toutes. les phases de ces règnes divers. Pas plus les couches géologiques ne nous révèlent tous les animaux, les mammifères de transition entre ceux d'autrefois et ceux que nous connaissons aujourd’hui par leur existence ou par leurs restes fossiles. Il y à bien des “ missing links,” chaînons qui font défaut.
Nous avons laissé l’amphibie vivipare en chemin, celui qui comme l'hippopotame d'aujourd'hui met ses petits au monde vivants, Vivipare avons nous dit et par conséquent mammifère ; comme la baleine est mammifère et vivipare. Lequel a précédé l’autre ? On se demande si l’amphibie mammifère, reprenant l'eau à la suite de ne pouvoir vlus se sustenter “ à terre ” ou si la baleine n'est pas peut-être une création distincte encore des autres maminifères de la mer, donnant lieu, au mammifère amphibie.
De l’amphibie mamumnifère enfin est surgi le mammifère terrestre ou proprement dit — Mais il faut lui supposer des l’abord de sa venue, une structure basse, et plus ou moins rampante, c'est-à-dire à jambes courtes, plus courtes même que celles de lhippopotame que l'on connaît, si ces Jambes n’ont été dès l’abord que des nageoires accentuées, développées. Mais parmi les mammifères il y en a qui sont hauts sur pied et comment donc ont ils acquis cette hauteur, longueur de jambe. Darwin n’en parle point que je sache quoiqu'il suppose que c'est en se servant de sa queue comme membre de préhension que le singe à accentué là, la force de sa queue ; et que ne pouvant à cause de la longueur de ses pattes ou Jambes de devant arriver à brouter l'herbe, à prendre sa nourriture par terre, sans s'étendre les deux jambes, les ecarquiller latéralement ; la girafe est venue à s'allonger le cou en essayant d’atteindre à une de plus en plus grande hauteur pour y cueillir le feuillage de ses arbres d'affection ; et de même, il est permis de le supposer, le quadrupède bas sur jambe, dès les premiers temps, aura donné du- développement à ses membres en les