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du corps de provenance, pour achever de l’ajuster à la plaie du corps à réparer — Cependant paraît-il, cette précaution n'est pas de rigueur dans certains cas où pour guérir une plaie ou la dissimuler après guérison, on lui applique un morceau de peau enlevé du coup d'un corps étranger.
La bouture donc qu'on enlève de l'arbre est vivante, entraîne, emporte avec elle une partie de la vie de l'arbre mère, et à preuve c'est que si la tige ainsi enlevée a le temps de devenir sèche avant de la greffer ou mettre en terre ou dans l’eau, elle ne reprend point, ne donne plus signe de vie. La tige enlevée emporte avec elle sa part de vie ou de vitalité, disons-nous et de même quand le monéra, l’'amæba se fissure, se sépare, la partie qui s'en va est vivante, emporte avec elle sa part de vie, et la part ainsi enlevée n'est aucunement au détriment de l’autre qui se reprend toutefois vite de cette perte ; de même que l'animal nouveau né et qui s'en va avec la vie qui lui lui vient de la mère, n’appauvrit cette dernière que momentanément, puisque la mère reprend sitôt vigueur et est prête sous pen à laisser recommencer le procédé, à céder encore une partie de sa vitalité, et une nutre; et encore une autre et jusqu'à 20 et 30 fois de suite sans en paraître plus mal se porter.
Maintenant, pour revenir encore à étudier ce qu'est “ la vie,” puisque, la tige enlevée de la plante n’emporte que la vie qui est en elle—car si on en enlevait un grand nombre et que chacune emportât une part de la vie de la plante, cette parente finirait par en mourir, ce qu'elle ne fait point ; puisque la cellule qui se sépare de la cellule, emporte avec elle la vie sans entraîner la mort de la cellule mère —puisque le monéra qui s'en va n'affaiblit point la vitalité de sa parente qui reste —cette vie de la souche mère n’est pas une substance même aériforme comme l’air, un gaz, la vapeur, l’éther ; car si c'en était une, cette substance se raréfiant de plus en plus avec l'expansion, comme la vapeur dans un cylindre, finirait par ne plus avoir de valeur. Et puisque la vie de la bouture, du
rejétori ne catse aucun tel effèt, le rejeton, le nouvel être doit la tenir des éléinents matériels qui composent sa substance : l'edu, l'air, le sol, c'est-à-dire des gaz constitüants de ees élétnénts, portant ainsi à eroire que la vie pénètre tout, remplit l’espace, ét qu’il y à vie partoüt, vie matérielle, animale, végétale, dans chaque atômie d'air, d'eau, du so] du monde entier.
Ce he Sefait donc pas là une vie qui motiverait à éhaque instünt un acte de création de la part de Dieu ; mais une vié dé moüvement, nutrition ou assiinilation, diéédtioit reproduction, düe aüx propriétés inhérentes à la matière et âgissanit pur affinités diverses sous une loi du Créateur à cet effet. Cétte sotte de vie da corps, vie où vitalité de l'animal, dé la plante, enfin de la faune et flore, ne serait donc, comimé les évolutionnistes le prétendent, qu'une vie spontanée dérivant des matières composantes du règne des êtres organiques, ét tant de nature animr'e que végétale ; mais tout dé inêmé, de création divine, en ce que Dieu a créé tous ces éléments du moñde matériel, leur a donné des propriétés ‘liverses agissint l'uñé sur l’autre, avec l’aütre ou contre l’uutre suivant affinités diverses décrétées par le Créateur lui-même, la vie tenant aussi dé Dieu, tout comme si il 4 avait création séparée, distincte dans chaque cas ; c'est-à-dire pour chaque être organique : chaque plante, chaque animal. Puis encore le magnétisme, l'électricité qui pénètre, remplit la terre et l'air autour de noùs et qui est encore due à un acte du Créateur, ou à une loi éluborée par Lui, apporte sans douté sa part afférente dans ce phénomène de la vie matérielle, physiologique des deux grands règnèes de la riature.
Poûÿ rétourher muititenant à la question de l'Évolütioti des êtres orgai.:ques et fuire un résumé suecint d’un sujët aussi vaste—disons que pendant qüe d'après les uns il n’ÿ a et qu'an seul germe, un germe uniqüe dont par différetitiation sont déstenidüis tous les êtres vivants; toute la fatrie, toüte la flore; d'aütres adiñettent ün gèrme séparé potr chacün de ces règnes de la näture. D'autres encore, et plus
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rätionnellement, une création séparée de Dieu pour chaque ordre, genre, classe, famille des êtres organiques D'autres etifii une création distincte pour chaque espèce ; et quelqtüé diversifiés que soient les individus d'une même espèce, l'on né peut se refuser à croire qu'ils soient dus à üne pürenté identique ; car lé récit biblique nous dit que Noë nié renfermn avèec lui dans l'arche que deux animaux dé chaque éspèce : deux chats, deux chiens, deux pigeons, ete. *, qu'y a-t-1l de plus différent que chien et chien : le barbet, le.ratiet, par exemple du St-Bernard—le dogue du lévrier ; et cela tant pour la forme que par les dimensions de ces individus de la race canine, et ce sont ces différences tranchées qui justifient jusqu’à un certain point certains évolutionnistes à croire que non seulement une seule ciéation a sufli pour voute une espèce, mais encore pour toutes les espèces d’une même famille, comme du chien, du loup, ete. —du chat, du lion, du tigre et autres espèces de la race féline.
Et en effet il est certainement aussi rationnel de croire que par évolution pendant des siècles, le tigre en certains pays, sous certaines circonstances climatériques, sous des conditions non favorables à la nutrition de l'animal, soit devenu un chat ; que, de même par évolution durant les siècles le St- Bernard soit devenu ratier, le doguc lévrier ou le contraire. Voyez encore chez les gallinacés, cette étonnante diversité de formes, d'ailures, de dimensions—ou encore chez le pigeon, ces milie et une couleurs distinctives. N'y a-t-il pas aussi contraste frappant entre l'ours polaire, le grizly, et l'ours ordinaire des environs des pays habités, civilisés— Pourtant eux, elles aussi sont d’une même espèce, d’une même famille ; et si l’on peut varier, faire varier eo. ae on le fait les espèces bovine, ovine, canine, etc., par le croisement, la nourriture, le climat ; pourquoi ne pas admettre de semblables modifications chez les animaux sauvages et autres, libres qu'ils le sont de se croiser, changer de climat et de nourriture. Et ces tränsformations soft à fortiori loin de devoir nous surpreñdfe,
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si l'on en juge, si l'on en conclut par analogie à celles qui s'opèrent encore tous les jours sous nos yeux. De l'œuf au poulet, au caïman ; de love à l'animal, et chaque transfiguration due à une simple évolution de quelques semaines, de quelques mois, de quelques années—il y a assurément de quoi s'étonner davantage que du mollusque an poisson, du poisson au reptile et à l’amphibie, du reptile à l'oiseau, de l’amphibie au mammifère, du mammifère à l'homme.
Voir aussi ces autres transformations, évolutions du règne végétal : de la graine en verre, à la tige qui en sort, de la tige au tronc avec ses ramifications, branches et feuilles ; de la feuille à la fleur, de la fleur au fruit, du fruit à la graine—Encore plus étrange : le tétard qui perd sa queue pour devenir grenouille. Le papillon qui nait d’un œuf, qui tout d’abord devient ver ou larve, puis chrysalide ou nymphe, avant d’avoir des ailes.
Ce qui milite contre notre admission volontaire que nous descendons d’un germe, c’est notre orgueil désordonné-— semblable à celui de l’Ange Gabriel qui voulait s’assimiler à Dieu — qui par Satan nous en suggère la répugnance, Huxley dit à ce sujet : On dirait que la nature elle-même à prévu l’arrogance de l’homme et a pourvu avec une sévérité romaine à ce que son intelligence par ses triomphes mêmes lui rappelât l’'admonition des esclaves aux empereurs qu'ils ne sont que poussière. Quoi ! l’homme a honte même assez souvent de ses parents: ses père et mère, et dans les annonces des journaux d’un mariage, d’une naissance, d’un décès, d’une nomination à une position quelconque, on dira: “ M. un tel, petit-fils, cousin, beau-frère ou autre de M le colonel, le capitaine un tel (quelquefois un simple capitaine de milice). M. le maire un tel ou de l’hon M. celui-ci, celui-là, et de même de la femme.
Mais poursuivons notre courb résumé évolutionniste du germe de l'être animé, de la faune en un mot. Ce germe