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soleil ne se saisit point directement, mais qui attend le contact d’autres éléments pour en faire surgir la vie, le feu, la flamme ; pour en opérer le mélange, la cohésion, la désagrégation ; dont le contact de l'oxygène, d'un autre gaz motivera la combustion, l'explosion par un fluide électrique ; comme de la poudre à canon, —mélange de souffre, de carbone, de nitrate de potasse ; le phosphore, le sodium qui au contact de l’eau prend feu—sorte de vie, encore.
Dieu ne touche pas à la graine après sa production, comme résultat de la croissance du végétal qui l’'engendre— Il n'a pas besoin de lui toucher. Il lui a donné la vie une première fois, l’a créée, ou a créé la plante, l'arbre auquel elle doit Sa raison d’être. Le récit mosaïque ou la Genèse nous porterait à croire que Dieu a créé les arbres, les végétaux d’un seul trait, comme il l'aurait fait aussi des animaux ; muis n'est-il pas plus rationnel de croire qu'il n’en a créé que le germe premier. Cela n'empêche point que la phraséologie mosaïque soit absolument correcte ; puisque nous sommes tous d'accord aujourd’hui que les jours de la Genèse sont des époques ; et pour Adam, et même n'aurait-il vêçu que 100 ans ou 500 ans au lieu de 1,000 comme on le suppose ; la croissance de la plante qui n’est qu’affaire de quelques jours, de quelques mois, quelques années, motivait cette manière de s'exprimer ; et pourquoi Dieu aurait-il créé le premier arbre tout frit, plutôt que le seul germe qui suffisait à en motiver l'existence ; pourquoi alors, plus que de nos jours, le procédé a-t-il dû être différent. Cette sortie de terre du germe y planté par le Créateur, cette croissance à vue d'œil de toutes les plantes autour de lui, des légumes, des fleurs, des fruits, des arbres de haute futaie ; n’était-ce point là pour Adam ce que Moïse a pu et dû appeler une création. Ce devait être pour lui, le premier homme, une création ; puisqu'il les voyait pour la première fois—ça ne pouvait être pour lui, comme ce l’est pour nous une reproduction, puisque nous savons que chaque essence n’est que la répétition d'année en année, d'une essence :
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identique et qu’il nous est donné de voir la graine même dont elle surgit pour la première fois, ou qui renaît d'année en année de la racine demeurée en terre, et que la gelée ou d'autre cause n’a pas détruite,
Mais lu végétation, les arbres, les forêts ont existé avant l'époque réputée de la création mosaïque ; puisque les couches de houille en sont composées et que ces couches datent de milliers de siècles avant notre ère—et si Dieu les avait déjà créés dès lors, pourquoi aurait-[l eu à recommencer son œuvre, au lieu seulement de la continuer. La géologie, ses enseignements qu'il nous est impossible de méconnaître, font foi de cet avancé.
Cependant s1 la terre a pu servir de matrice à la graine pour en évoluer, engendrer les plantes qui, des deux sexes ou asexuels ont pu ensuite se reproduire en élaborant, fertilisant la graine, la semence essentielle à cette multiplication ; il n’en est pas de même des animaux ; et si la théorie de leur évolution graduelle depuis les premiers âges du monde n’a pas sa raison d’être ; alors Dieu doit les avoir créés ; et si, non à leur état adulte, au moins à celui où ils viennent au monde de nos jours ; mais ceci même est invraisemblable pour l'animal, l'être animé, sauf celui qui mis au monde, a à se reposer sur ses propres ressources pour croître, sur l’exercise de ses facultés innées pour se procurer la nourriture voulue ; comme pour les oiseaux, les caïmans qui au sortir de l’œuf ont à se pourvoir eux-mêmes sans l’aide où presque sans l’aide de la mère. Mais pour les quadrupèdes en général, qui mis au jour, périraient pour la plupart, n'était le lait fortifiant de la parente génératrice ou productrice (eur il n’y aurait point partout, comme pour Romulus et Remus, une louve, une bête complaisante pour remplir ce devoir) ; les créer à cet état de faiblesse, aurait été, comme ce le serait de nos jours, pour les animaux privés du lait nourricier fe la mère, les vouer à une mort certaine.
Dieu a donc dû les créer à l’état d'adultes, afin que leur
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progéniture put à son tour se développer, arriver au même éta.. Mais ici encore comme pour le règne végétal, les prémices en existaient longtemps avant la création mosaïque, puis qu'on en trouve les restes dans des couches géologiques qui doivent dater de milliers de siècles en arrière, —la palécntologie en fait foi : et pourquoi ici encore Dieu se serait-il répété—ces êtres anciens, antédiluviens, préhistoriques étant aussi parfaits de structure osseuse, charnue, musculaire, nerveuse et vasculaire que l’est la faune de nos jours. Pourquoi, répétons-le, aurait-Fl eu à recommencer son œuvre ?
Dieu, dit le récit, à créé l'homme d’une poignéé de poussière, et tiré Eve d’une de ses côtes. Et pourquoi cette poignée de poussière ne séräit-elle point, de la poussière protoptästne, dé là poussière cellulaire, puisqué €omme le grain de poussière, la cellule est iniérostopique, et que tout le corps de l’añimal, de l'homme n'est qu'un amas, uñe agrévation dé celüles. Et que cètte poignée de germes premiers devait en contenir de toutes les cellulés constituante: du corps : une, si l'où védt, osseuse ou douée par le créateur du dévoir, du pouvoir dé #8 développer, s'évolüer en os; une aütre en tissü müsculaire, üne troisiène en tissu nerveuse, et ainsi des æutres. Eh bien, il n'y à fién en ceci d'opposé aux enseignements de l'Evängile — Moïse emploÿait le langige qu'il comprenait lui-inême, qüe comprenaient les hommes d'alors, pour ‘lesquels le iéroSéope n'existant point, la poignée de germes générateuts ne pouvait être que de là poussière.
| Nous avons demandé au début de ce mémoire, ce que c'est que la vie ; et l'on est trop porté à oublier que ce que l’on voit en us ce que l'on voit dans les animaux, les arbres n'est point la vie velle que Dieu l'a faite, mais une vie accentuée par la croissance, la trpissnnee à son tour par la nourriture, “ I Was not born, I grew” a dit l'enfant — “ God made me a little baby and I grew the rest ” a dit un autre enfant, et c'est là la vérité. Quelle vie, quelle vitalité ÿ a-t-il en
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l'enfant, l'animal, l’insecte qui vient de naître. (C’est une sorte de zero, c'est le germe, le commencement, le souflle de lu vie et voilà tout—voyez la plante qui sort de terre, comme elle est fragi!e, impuissante, sans force, sans résistance, sans vitalité. Elle se met de suite à accentucr la vie qui est en elle, — ce n'est pas le créateur qui intervient—non, il n'a pas besoin d’intervenir.—Il a crée la terre ou le soleil aui à fait le sol ; c'est-à-dire les couches terreuses devant servir de matrice à l’évolution de la plante ; Il a fait l’eau indirectement encore, si on le veut, mais il l’a faite en créant ou en éonnant leur raison d'être aux gaz qui la composent ; il à fait J’air, l'atmosphère. Il n’a pas fait la plante, la flore ; mais Il en a fait les germes premiers des essences diverses, l’un devant plus tard devenir un épi de blé, l’autre un rosier, l’autre un chêne.—Il a fait ces germes, les gaz pour les nourrir, et leur a soufH” ‘a faculté, le devoir des se reproduire, se multiplier, comme on l’a dit, par bouture, par bifurcation répétée, et la cellule étant sans organes de préhension, de nutrition, d'assimilation de digestion, de reproduction sexuel ou asexuel ; Dieu en à doué la substance, les éléments composants, de la faculté de nutrition par absorption, puis de reproduction par exudation ou le procédé contraire.
Ce qu'est la vie ?
Elle ne paraît pas expansive ou expansible comme la vapeur, l’air que J'on peut raréfier jusqu'à zéro, ni condensable ou compressible comme ces gaz que l'on peut concentrer,comprimer indéfiniment. Elle ne peut se concentrer, s'aceumuler comme l'électricité dans la bouteille du Leyde, l'aceumulateur, ni se dilater comme l'électricité, le magnétisme en écant reparti sur une surface plus étendue, Il est vrai qu'elle a l'air de s'accentuer par l’action de l'électricité, du gal’ anisme sur le système nerveux ; comme le magnétisme s'accentue dans le fer doux par un courant électrique plus fort ; mais ceci n'est-il pas plutôt une manifestation convulsive des muscles, des nerfs que de vie proprement dite. Chaque partie