‹ La vie, l'évolution, le matérialisme [microforme]Chapitre 7 sur 13 · POSER À ARS · texte numérisé non relu

POSER À ARS

plus qu'Adam qui pourrait où aurait pu s’en formaliser ; car pour nous tous, la chose est indéniable, indiscutable ; puisque l'on: provient. d’une ove quasi microscopique si elle ne l’est: pointé de fait; d'un: véritable germe, fécondé, fertilisé par le ministère du créateur, st l'on veut ; mais dont toute la crois: sante; le: développement subséquent, Pévolution est: dû à: la nutrition ow assimilation de substances nutritives et cela: tant au: sein: de la mère, qu'après la naissance.

Ï} devrait également nous répugner que notre structure matérielle ; c’est-à-dire celle qui a trait à nos fonctions vitales de la circulation du sang, du système artériel, veïneux, pulo: nuire; mubtritif et digestif, soit: itentique à celle de l'animal, du: vertébvé, du mammifère. Pourtant nous ne le déplorons: point. Pourquoi Dieu aurait-il dû imaginer une autre strue: ture pour nous; seulement parce que nous devions avoir'une âme et: que les animaux n’en ont point, N’est-il pas suffisant. que:rous ayiôns ce trait distinctif et tellement distinetif, que la nuit: et: le jour ne so t point plus distinets l’un dé l’autre; que l’est-l’homme de la brute sous le rapport de âme; de lin telligenee : ce souffle divin qui nous vient de Dieu, cette essence qui fait partie de celle de Dieu et qui remplit l'univers:

Pourquoi dire qu'on est créé à l’image de Dieu et avoir: lait de croire que cette ressemblance est corporelle ; puisque on représente Dieu sous la forme humaine. Alors puisqu'on ressemblé pur la partie corporellé à la brute, Dieu done lui ressemblèrait aussi—=Mais croyons plutôt que la ressemblancé mosaïque n’en est une que sous le rapport de l’âme, de l'émsnation divine qui la coastitue. D'ailleurs le Sauveur luimême; l'homme-Diew, est descendu sur la terre sous la forme: humaine: Lui non-plus ra pas été créé directement ou: à son état: d'adulte par la main de Lieu. Il à été conçu du Saint- Esprit ; mais à dû: subir la gestation ordinaïre ow pour: lé période ordinaire, eb son! évolution au sein de lw vierge mère a été comme cellé de tout autre homme : de l'ove à ln naïs-

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same, puis de la maissanee à la maturité, toujours: par'ervis: sares due à l'assimilation des principes nutritifs duisang: dé: l'air, des: substances vérétales et animales de: la nature:

S'iky eut en une exception à faire, ik semblerait qu'elle dt être dans le- ons de l’homme:Diew.— Mais p seue le Sauveur à revêtu cette forme et: ne l’x par conséquent pns: trouvé répuerante, pourquoi, l’homme lui-même:trou vernit-ik dérogatoire cette ressemblance à l'animal: ç::and! ik ne s'agit que de là réssemblanee qwon porte à l'animal: pour. ce qui ent de nos seules fometions matérielles. Le: contraste n'est:il pas: d'ailleurs assez frappant malgré la réalité dé le:similarité de: structure. Dieu a modifié en nous tout ce qui tient des: fonctions que nous exereons: et que Tanimal:me possèdé point, Nos:mains, nos pieds peuvent bien venir par évotation ges: daelte de ceux dès mammifères, des qundrupèdes, des quads manesou dés bi-pèdes bi-nranes comme le grille, le cine: panzé; le orang-outang mais si Dieu par des siècles dé: tram: sitions les a modifiés: à l’état qu'ils le sont aujourd’hui ; n’est: ce pas assez:

Ne suffit:il point que nous ayons perdu là queue; le: poÿl, les: griffes, que nous marehons debout: et surtout: qe: notre tête. soit tellement: différente dé celle du singe; pour: montrer lé soin qu'a eu le Créateur de continuer en nets une: évolution qui devait amener des traits assez distinetifs pour: que notre apparence soit digne d’uné créature, d'un être: qué: porte: en lui, quand ce ne serait qü'une parcelle de l'éssenes dé la divinité, et qui se distinguernit déjà assez de: lé brute; par sà seule intelligenée, ses facultés : non pas de voir, d'enrs. teudre, de se mouvoir, éte., que possèdent lès atrtres animaux ;: meis: par:celles de la mémoire, de ln pensée, dæ raisonnement, de l'imagination, la:coneeptien d'un projet; l'étude, l'invention, la: joie; le: chagrin, lé: remords; la contrition, la volonté, l'orgueil, la. vamité; l’humiliation, la parole enfin, lé trait peut. être le plas distinctif de tous.

Et: l'homr. à pourait peut-être avoir: tout: cela.sans même

avoir une âme ; sauf que la brute a quelques traits qui laissent croire, chez elie, à une mémoire partielle ; quelques traits aussi qui font fui chez elle de joie et de chagrin, ou encore d'une certaine vanité comme on croit en remarquer quelquefois chez les oiseaux à beau plumage— et encore, est-ce . là de la vanité ou une autre manifestation instinctive, on n’en sait rien. Mais lorsqu'à tous ces traits distinctifs vient s'ajouter uxe âme capable de connaître Dieu, d’adméttre en . Lui le Créateur de l'Univers, capable de l'aimer, l’adorer, le prier ; ne sont-ce pas là des traits assez distinctifs pour nous . séparer à jamais de la brute, de la gente animale proprement dite. |

Mais si nous venons aujourd’hui d’un simple germe comme, nous l’avons déjà dit, on ne peut le nier ; puisque tous les êtres animés, sont de même provenance ; puisque le végétal quelqu'il soit vient lui aussi, et de nos Jours même, d’un germe planté en terre ; pourquoi en serait-il autrement de tous les arbres qui depuis le commencement du monde, ont formé les forêts, la houille qui en provient ; pourquoi, de provenance autre ou étrangère. Pourquoi tous les êtres animés, la faune enfin depuis le commencement des temps, et dont on trouve aujourd’hui les restes, les fossiles, les empreintes, des indications certaines, enfouies depuis des milliers de siècles dans les strates géologiques, ne seraient-ils point de provenance semblable où analogue. Pourquoi enfin l’homme d'aujourd'hui, c’est-à-dire, du récit de Moïse, diftérerait-il dans son origine de l’homme pré-historique dont on prétend avoir trouvé les restes dès l'époque Quaternaire, et même dans les dernières strates du Tertiaire

Mais peut être que ces restes d'anciens êtres humains, avant Adam, si toutefois il en existe, ne sont ils que ceux «de singes perfectionnés, d'hommes approchant de plus en plus de l’honime d'aujourd'hui, mais d'hommes sans âmes ; et que Dieu en faisant ou en laissant dire à Moïse que Dieu a fait l'homme à sa ressemblance, »’a voulu que faire comprendre

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que c'était un de ces hommes sans âme, mais ayant d'ailleurs tous les traits perfectionnés de l’homme, que Dieu avait ainsi créé en lui donnant une âme qu'il n'avait point d’abord, chose que la géologie, la paléontologie ne sauraient nier, puisq'ie il n'y a rien dans la structure osseuse de l’homme d'rujourd'aui même qui puisse l'indiquer ; et que ce n’est que par .es ossements, ou les empreintes que l'on peut avérer que ces restes seraient ceux d'êtres humains. Nous mettrions ainsi d'accord la Genèse et la réalité.

Tout est évidemment au figuré dans le récit de Moïse. Tout le récit biblique ne parle des choses que comme on les connaissaient alors. L'on admet aujourd’hui que les “ jours ” de la Genèse sont des périodes, des époques. Il le faut bien, car les faits sont là pour le démontrer. Cependant que l'Eglise soit lente à se rendre à l'évidence ; cela ne veut rien dire. Chacun respecte les livres sacrés, supposés contenir Ja parole, les enseignements «le Dieu même ; et l'Eglise dépositaire des Evangiles, des Saintes Ecritures ne doit se rendre à l'évidence que lorsque l'évidence fait voir, non point une contradiction—il n'y en a point entre la vérité et les enseignements bibliques —mais que l’on doit prendre au figuré certaines expressions, ainsi mises d'accord avec les connaissances des hommes de l’époque.

On parle dans les écrits saints de la voûte céleste, des piliers ou colonnes qui la supportent ; ce qui donnait à croire autrefois à la théorie que la terre au lieu d’être une sphère, une boule —chose que l'on ne soupçonnait point dans le temps — était un disque habité que d’un côté, avec le ciel audessus ; et de là la croyance des Païens que la voûte du ciel était le plancher de l'Olympe. Mais il à bien fallu abandonner cette manière de voir lorsque Galilée avec son telescope à franchi cette barrière imaginaire et pénét # dans les espaces stellaires. De même quand le récit biblique dit que Josué durant un combat arrêta le soleil, c'est parce que d’après toutes les apparences, c'est le soleil qui tournait autour de la terre, pen-

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dant que l’on sait aujourd'hui que c'est le petit astre qui “toûrne ‘autour du grand Geite vérité n’é6t6 dure à Gigérer en “certuius lieux.

Æn effet, n'était il point naturel de croire que lu terre ‘était le centre de l’Univers—celui autour duquel gravitait anivers entier ; et tant qu'on n'a point connu, chose rendue évidente par le télescope, qu’il étuit irrationnel de croire à

‘"des”vitesses stelluires capables de faire tourner autour de la terre dans 24 heures des astres mille fois plus grands que la terre et situés à des distances telles qu'une pareille itransdation me pouvait avoir lieu ; on était fondé de eroire qu’en éflet la Terre où le Sauveur du monde s'était fait homme ‘pour nous régénérer, où Dieu lui-même était descendu parmi mous, devait.être le point culminant, le puint le plus imporant, e’centre, ‘enfin, de l'Univers.

‘ a füllu se rendre à l'évidence, et d’ailleurs l’on tomprend-aujourd'hui qu'il n’y x rien de dérogatoire que la Terre, sans être le centre de l'Univers Matériel, pouvait ét ‘peutêtre son centre de prédilection de Dieu ; puisqu'il y & ‘créé “lhonime à su resseniblance. Ure dernière-preuve est venue éh même temps démontrer que la terre ne pouvait être angu- “laire, où de ‘la forme d'un disque, puisque Magellan et Cook

en avaient fait 1 tour, et prouvé ainsi sa sphéricité probable, Ænfin il devient aussi plus rationel de croire ; et les enseignemerits de l'astronomie mettent en demeure de croire aujourd'hui ; que c’est la terre qui circule autour du soleil, et non le “grand'astre autour du petit.

Eh bien, de même que toutes ces expressions de la Bible ‘étaient au figuré ; de même tout le reste,peut l'être, et voïlà “pourquoi nous inclinons à croire que —tel que dit plus haut, %a création en a été une de siècles au lieu de jours et que “kes-arbres y ont poussé ou sy sont reproduits sous les yeux -mêmes de nos‘ premiers parents, de manière à être pour eux “qui tes voyaient pour la première fois, une véritable création ; que des animaux, les oiseaux y sont arrivés -perfectionnés,

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