‹ La vie & la mortChapitre 35 sur 43 · L'ŒUVRE · texte numérisé non relu

L'ŒUVRE

A Stanislas de Guaita.

LŒUVRE

o Oh! prendre une montagne en ses uiains magistrales!

trir, la broyer, la tailler en blocs lourds Puis la l'aire revivre enblan

De.- tour.- bravant le temps de leur iront exalt

Des tours lançant là-haut par leurs flèches fleuries

Le nom de l'architecte à l'immortalité !

— Homme vain, homme aveuglei A quoi bon '.'... Cathédrales,

Monstres de pierre assis sous les clartés astrales,

Palais, manoirs, forums, monuments innornL

Entassements de sable un jour équilibi

De quelque dur granit qu'on ait l'ait leur.- murailli

Quels que soient leurs auteurs, quelles que soient leurs taille

Qu'ils soient cirque, donjon, cathédrale, opéra,

Tout croulera, tout s'en ira. t»ut périra,

Tout deviendra poussière un jour, vaine pou

Et, faisant tout renaître a sa forme premi<

La nature sereine annulant nos efforts

Fera des monts nouveaux avec les temples morts.

- mains boul I

Faire un canal d'un isthme, un isthme d'un canal.

L ! : LA Mu

Faire rire um t un cratère,

Retoucher api nal!

Déformer l'univ étreinte,

Dérouter le jui l'éclairé, anxieux,

Pour que le ylobe neiu', marqué de votre empreinte Proclame votre orloire en roulant dan? les cieux!

— Homme vain, homme aveucle. A quoi bon?... Sources, fleuves, Et vous, lits inconnus des mers vieilles et ne Vous vous déplacerez, vous \ erez;

D'autres mers surgiront sur d'autres monts sombré Et les volcans de feu seront de

- lourds continents aux branlantes carcas Comme de vieux pontons crevassés et pourris. Se déchiqué teront en informes débris; Et se disloquera la Lerre dans IN Et «les asti

S'écarteront là-haut el ut

Voir un spectre de globe errer au firn

! son. cœur rou s mains frénétiques

[ e s feuillets fum an t s !

me aux strophes fantastiqu Au milieu des vival - œlamants!

>êine.

'. t nier, que rien ne put ternir, infin le. Chef-d'œuvre suprême îles a venir!

— Homme vain , homme aveugle ! A quoi bon?... 0 po

parlant de nos fr« >nts blêmi ythmiquesvei

;, tous hélas ! vous périrez !

inl délire :

Et l'hûinine un jour n'aura plus des yeux pour nous L'L rien ne sera plus de ce dont nous parlions : .Ni chênes, ni roseaux, ni fleurs, ni papillons J Et rien ne sera plus de ce qui fut au mou Etrhomine aura passé comme une larve imm Lt le soleil, ce cher soleil qui luit là-bas, Luira sur des vivant- qu'il ne connaîtra p

Ainsi rêvait, un soir d'automne, las de vi Un vieux poète blanc penché sur un vieux li

Tout à coup il frémit...

La Mort noire était la.

- Oh! uon! oh! pas cnc< il ux avant. :

Le poète, je veux faire une œuvre immortelle...

— Fais! lui permit la Mort.

11 pâlit devant

Il pâlit, il pleura. Pais, gagnant la forêt, Ayant cherché longtemps quel poème il ferait, Quel œuvre glorieux, suhlime, impérissable,

Il rit sur un chemin quelques pâtés de sable.

LA NEGRILLONNE

A Léonide Leblanc

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