‹ La vie & les œuvres de Jean-Jacques RousseauChapitre 126 sur 158 · j^« Promenade, — 2. Corresp, liu., novembre · texte numérisé non relu

j^« Promenade, — 2. Corresp, liu., novembre

le lire rouvrait toutes les plaies, me demanda grâce avec des instances réitérées*. »

Les années se succédaient ; il y avait sept ans que Rousseau était à Paris ; jamais il n'était resté si longtemps dans le même lieu. A. la fin, cependant, son humeur vagabonde le reprit. Il était devenu plus souffrant; il travaillait moins; par suite, il s'ennuyait et ses ressources diminuaient ; bientôt il songea à aller s'établir ailleurs. Le motif ou le prétexté fut, comme toujours, sa santé ; il y joignit la santé de Thérèse. L'un et l'autre devenaient vieux; il n'était pas étonnant qu'ils subissent les effets de l'âge. Jean-Jacques, naturellement, n'eut rien de plus pressé que de pousser les. choses au pis : sa femme malade, lui-même empêché de la soigner par ses infirmités, la solitude, l'abandon, tous les maux à la fois. Il avait voulu prendre une servante; l'essai n'avait pas réussi. Pourquoi? Ils étaient donc bien exigeants. Comme conclusion, il demandait qu'on voulût bien, moyennant l'abandon de tout ce qu'ils possédaient, les recueillir « en clôture formelle ou en apparente liberté, dans un hôpital ou dans un désert ; avec des gens doux ou durs, faux ou francs (si de ceux-ci il en est encore). Je consens à tout, dit-il, pourvu qu'on rende à ma femme les soins que son état exige, et qu'on me donne le couvert, le vêtement le plus simple et la nourriture la plus sobre jusqu'à la fin de mes jours,

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