‹ La vie littéraire de StendhalChapitre 100 sur 127 · II. - — Casanova de Seingalt et Stendhal · texte numérisé non relu

II. - — Casanova de Seingalt et Stendhal

L'attribution des Mémoires du célèbre aventurier, à Stendhal, est une question qui revient périodiquement dans la presse. Quérard, dans ses Supercheries littéraires dévoilées, s'était contenté de nier l'authenticité de cet ouvrage ! Renchérissant sur cette affirmation dénuée de preuves, Paul Lacroix (le Bibliophile Jacob), déclarait, dans une note du catalogue des livres de M. Dutacq, que Casanova était incapable d'écrire en français, n'entendait rien à une œuvre d'imagination et de style, et qu'il avait fallu un habile homme pour mettre ses manuscrits en œuvre. Et M. Lacroix concluait : Cet habile

1. Voir Vies de Haydn, de Mozart et de Métastase, Champion, Paris, 1913, Avant- propos et Appendice.

homme fut, }ious en avons la certitude morale, Stendhal, ou plutôt Bexjle, dont l'esprit, le caractère, les idées et le style se retrouvent, à chaque page, dans les Mémoires imprimés » (!). Cette simple présomption se transforma rapidement en certitude ; elle fut rééditée je ne sais combien de fois, et M. Brivois l'a retrouvée, agrémentée d'un luxe de coquilles, dans la nouvelle édition des Œuvres de Musset,

Pour être renseigné d'une façon précise sur l'authenticité des Mémoires de Casanova, il faut lire l'étude qu'un casanovien passionné, M. Octave Uzanne, a consacré à cette question dans la Revue de V Ermitage n^ du 15 août 1906, pp. 80-90 ; elle dissipe tous les doutes et réduit à néant la collaboration de Stendhal.

III, — Stendhal et Victor Jacqu?mont.

La cantatrice Adélaïde Schiassetti, née vers 1800, était la fille d'une comtesse, mariée au général baron Schiassetti, l'un des plus beaux « houzards » de l'armée d'Italie. Elle fut très liée avec Stendhal et Mérimée. Dans sa Correspondance avec le baron de MarestCj Henri Beyle parle souvent de la diva qui fit d'abord les délices de la Cour d'Autriche, lors de son engagement au théâtre de Munich, de 1818 à 1821. Au mois d'août 1820, elle était à Yarèse, passant toutes ses soirées avec Stendhal,

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