‹ La vie littéraire de StendhalChapitre 116 sur 127 · X. Romantisme · texte numérisé non relu

X. Romantisme

« Vers les premières années de notre siècle, cinq hommes gravirent la colline de Fiésole. Ils s'appelaient Gœthe, Chateaubriand, Shelley, Stendhal, Byron. « Où il y a de la beauté, dit Gœthe, il y a de la joie. » — « Où il y a de la beauté, dit Shelley, il y a de la liberté. » — « Où il y a de la beauté, dit Chateaubriand, il y a de l'émotion. » — « Où il y a de la beauté, dit Stendhal, il a y de la passion. » — « Où il y a de la beauté, dit Byron, il y a de la tristesse. «

« De sa base à son faîte, la colline tressaillit ; elle renaissait à la vie. Les inquiets de l'Europe roman-

tique, les isolés, les poètes, montèrent après les cinq grands hommes ; puis, chaque jour, plus nombreux, les voyageurs, pèlerins d'un culte inconnu. ))

(Daniel FIalévy. — Vénétie et Toscane. 1898.)

XL Boutade.

« Je lui contais hier, je ne sais à propos de quoi, l'admirable histoire de Stendhal qui, pendant la retraite de Russie, n'avait pas manqué un seul jour de se faire la barbe. Mon enthousiasme lui parut extrêmement burlesque. J'insistais, voulant le lui expliquer... Il me coupa la parole par cette phrase extraordinaire et que Stendhal, je pense, eût goûtée : Sans doute, sans doute, je comprends bien, c'est assez curieux, en effet. Comment diable faisait-il pour se procurer de Veau chaude ? » (J. Ri- CHEPiN. UAimé, 1893, p. 186.)

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