III. PIERRE DIDOT AU BARON DE MARESTE
S. d. [Juillet 1818].
J'ai l'honneur de vous adresser, suivant les ordres de M. Bcylc, 8 exemplaires des titres nouveaux de Haydn, dont sûrement il vous a indique l'usage. Je vous remets aussi un compte et une lettre qu'il vous prie d'avoir la complaisance de lui faire passer.
J'ai l'honneur de vous saluer avec considération.
[Note du baron :
Envoyé le tout, compte, lettre et p. didot l'aîné
titres de l'ouvrage, le 19 mars 1819.] (S. illisible.)
On sait qu'au mois de novembre 1817, Stendhal avait eu l'idée, pour ranimer la vente de son premier ouvrage, d'en faire brocher 300 exemplaires avec un nouveau titre : celui de Vies de Haydn, etc., substitué à : Lettres écrites de Vienne, etc. C'est ce qu'on appelle la deuxième édition, qui est, en réalité, la première... rajeunie. A cette occasion, Beyle avait commandé à son éditeur 2.000 affiches, avec indication « de les faire poser, par vingt ou trente, très haut ^. » Précautions superflues, sans cloute, car le 25 janvier 1818, l'auteur écrivait à son ami : « Faites vendre les Vies de Haydn, si vous pouvez... Songez qu'il y a huit cents orphelins qui pleurent en magasin, et huit cents orphelins à quatre francs -! »