‹ La vie littéraire de StendhalChapitre 57 sur 127 · LES MANUSCRITS DE STENDHAL A PARIS · texte numérisé non relu

LES MANUSCRITS DE STENDHAL A PARIS

— Le 16 mai 1900, M. P.-A. Cheramy fit l'acquisition à la librairie Henri Leclerc, 219, rue Saint- Honoré, de cinq volumes, reliés, de manuscrits d'Henri Beyle, provenant du pasteur Maystre, de Genève. Ce dernier en avait dressé la nomenclature, que nous reproduisons pour tout ce qui est encore inédit aujourd'hui, 26 mai 1912. On sait cjue ces volumes renferment 203 lettres dont M. Cheramy nous permit de prendre copie pour la Correspondance de Stendhal, éditée en 1908.

7 pièces de famille. Extrait de l'acte de naissance de Beyle. — Conventions de ventes, rentes. — 4 sont entièrement de la main de Beyle, dont 3 signées.

36 pièces relatives à ses ouvrages.

1. La liste qui suit n'est pas complète, à coup sûr : nous indiquons seulement ce qui nous est connu. (A. P.)

1 journal d'un voyage à Londres 1817, 31 pages in-folio.

Journal de 1810.

— 1811, janvier-juillet.

— 1814, septembre-octobre.

Environ 300 pages in-4°.

Journal de 1805 à 1808, contenant un testament olographe signé deux fois :

267 pages de texte in-folio et in-4°.

Autres pièces.

1° Rome, 12 feuillets in-folio écrits sur le recto.

2° Préface de Rome, Naples et Florence. Episode de Soria (?), 9 pages in-folio.

3° Naples, 8 feuillets écrits sur le recto in-folio.

15 juin 1824. — Les douze hommes les plus remarquables de l'Angleterre. 14 feuillets in-folio écrits sur le recto.

Note sur cinq livres à méditer pour apprendre l'art de gouverner les peuples, 2 pages in-folio.

Pensées détachées, 8 pages in-4°.

A ajouter une lettre de Colomb.

— Des périls de la langue italienne ou Mémoires à un ami incertain dans ses idées sur la langue. — Manuscrit non autographe avec de nombreuses et importantes additions de la main de Beyle : 1818. — 82 p. in-folio.

LES MANUSCRITS DE STENDHAL Jo

— Fin de Vamour et de V ambition. — Manuscrit aut. 4 p. in-4o.

(Catalogue N. Charavay. Vente du samedi 15 décembre 1906. ■ — Acquéreur : M. P. -A. Cheramy.)

— (( M^^^ Lesbros-Bigillion possède plus de mille lettres de Beyle (pendez-vous !). Mais elle ne les communiquera pas, elle ne veut pas. »

(Casimir Stryienski. Lettre à Ad. Paupe. 18 juillet 1907.)

— 12. Beyle (Henri) dit Stendhal, le célèbre auteur de la Chartreuse de Parme, n. à Grenoble, 1783, m. 1842.

Lettre aut, signée Mérimée- Musset à M^® O'Reil-

ly ; Trieste, 21 janvier 1831, 4 p. in-4°. En haut de

la première page, sous la date, on lit, de la main du

destinataire : M. Beyle, consul général à Ciçita

Vecchia.

Curieuse lettre. Il parle d'abord de politique et se plaint que l'on jette des défiances entre les Parisiens et le meilleur des Rois. Puis il parle de Trieste, qu'il trouve trop tranquille. Il préfère les Italiens avec leur tempérament orageux. A Trieste, quand on tue, c'est pour voler de l'argent et non par jalousie. Il termine en demandant à sa correspondante ce qu'elle pense du Rouge et si elle a pu aller jusqu'au bout, etc..

(Catalogue N. Charavay. Vente du 18 décembre 1909.)

— 25. L. a. s. à ^ime J. Coste (20 décembre 1835) ; 4 p. in-4'^.

Il lui parle de la statue de Mirabeau par Jalley. Il a posé les mains pour cette statue et il prie M™^ Coste d'intercéder auprès du critique d'art du Temps afin qu'il réserve ses plus belles formules laudativcs jDour l'œuvre de Jalley. « Ne pensez-vous pas, Madame, que la Révolution n'a donné que trois hommes : Mirabeau, Napoléon et La Fayette... Après l'aflectation maladive du règne de Louis XVI, on pouvait penser à l'annonce d'un homme éloquent, qu'on allait voir un Sénèque, un Claudien insultant Ruflin. »

« Les œuvres de Chamfort et de Florian n'annonçaient pas Mirabeau... C'est que la famille Riquetti n'avait pas été étiolée par cinq siècles do convenance. Quelles admirables lettres que celles de l'ami des hommes au bailly sou frère ! Le marquis détesta son fils et pourtant, quelle idée il en donne ! »

— 26. L. a. s. à M°ie O'Reilly ; jeudi, 4 heures- (19 février 1830). 1 p. in-4°. Joli cachet représentant un forgeron frappant sur une enclume.

Il la remercie de lui avoir prêté des livres. « J'ai passé la nuit à lire ce pauvre Byron. Le Moore n'a aucun talent dans ce livre ; il a même l'air un peu coquin. J'ai connui Lord Byron. » (Beyle fait sans doute allusion à la Vie de Byron, publiée en 1830, par Thomas Moore.)

(Catalogue N. Charavay. Vente du 17 mai 1910.)

— 10101 Beyle (Henri), connu sous le pseudonyme de Stendhal. — Manuscrit autographe de 2 p. 1 /2 in-40.

Appréciation politique sur les affaires de Grèce. — Il est d'avis que M. de Yillèlc pourrait bien être renversé sur l'affaire des colonies espagnoles. Appréciation sur le retour de La Fayette, qui inquiète les vanités de ses anciens camarades de la cour de Louis XVI. Ceux-ci, avec tous leurs ordres, craignent d'être éclipsés par l'habit noir de M. La Fayette. - — • Analyse de l'article de Benjamin Constant sur le christianisme. « Quand un culte, quand des cérémonies

Page 1