LES DIAGRAMMES
Les diagrammes sont peut-être de moitié moins fréquents que l’audition colorée, mais ils sont souvent en connexion avec elle et l’hérédité y joue un rôle analogue. Les adolescents en ont plus que les adultes, du moins s’il s’agit de diagrammes spontanés, très différents des schèmes raisonnés auxquels on recourt pour classer ses idées.
Le plus répandu de tous — il est souvent le seul — est le diagramme de V année ; il affecte fréquemment une forme circulaire oii elliptique ou celle d’une ligne ouverte, courbe, droite ou brisée. Dans les diagrammes circulaires janvier est placé au pôle sud ou au pôle nord et de là les autres mois se répartissent de droite à gauche ou de gauche à droite, en occupant des Ion-
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gueurs tantôt égales, tantôt inégales. Du reste on rencontre dans les diagrammes les combinaisons les plus diverses, soit pour la forme, depuis une simple ligne tracée ou non tracée jusqu’à une grande largeur de ruban coloré, soit pour la distance à laquelle ils sont
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vus et qui varie de quelques centimètres jusqu’à une dizaine de mètres ou davantage.
Les diagrammes qu’on rencontre le plus, après celui de l’année, sont ceux des nombres et des jours de la semaine. Pour les nombres, ce sont souvent des lignes ascendantes qui, à partir d’un certain point s’infléchissent en coude à droite ou à gauche sur le même plan ou sur un plan different jusqu’à un autre point où de nouveau il y aura changement de direction. Ainsi A. B., 14 ans, a un diagramme des nombres qui s’élève verticalement de 1 à 19, puis s’infléchit ^^9-
brusquement à gauche en formant une légère oblique montant jusqu’à 50, pour de là, s’élever à peu près perpendiculairement jusque vers 100, qui déjà s’est infléchi à droite, et marque l’entrée d’une nouvelle oblique indéfinie vers l’E.-N.-E. (lig. 1). Ce diagramme mesure 12 centimètres environ pour les deux premières dizaines verticales, 15 pour les deux suivantes
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LES PRINCIPALES SYNOPSIES
horizontales, mais 4 ^{2 seulement pour les cinq dizaines verticales de 50 à 100, et 6 à 7 pour les séries suivantes horizontales de cinq dizaines.
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Prenons un autre exemple de diagramme numérique, celui de A. S., 14 ans. Les nombres ont chacun leur segment jusqu’à 10, puis un seul segment de 10 à 20, un autre presque dans le même axe de 20 à 50, de nouveau un pour chaque dizaine jusqu’à 100, à partir duquel les segments embrassent de longues séries (fig. 2).
Pour la semaine, le même A. S. a un diagramme en ligne brisée qui se relève forte-
ment le jeudi et le dimanche, pour retomber les lundi, mardi et vendredi (fig. 3). La semaine de H. S., 13 ans, n’est pas sans analogie avec celle de A. S. , sauf qu’à la forme anguleu-
Fig. 3.
Fig. it.
se de la ligne brisée, il préfère une courbe plus molle et moins rébarbative (fig. 4). Dans les deux cas, le jeudi et surtout le dimanche forment des sommets d’où il faut redescendre vers les autres jours, et même dès le jeudi et le di-
Fig.2.
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manche après-midi chez H. S.; cela semble démontrer que la réflexion a participé en une large mesure à l’élaboration des diagrammes. N’est-ce pas la réflexion, jointe à une sensation de bien-être, qui a fait monter les lignes du dimanche et du jeudi, les jours de vacances ou de demi-vacances?
Î1 n’est pas nécessaire, dans ce chapitre, de donner un plus grand nombre d’exemples des diagrammes les plus habituels : tous ceux qui s’y intéresseront, et les maîtres en particulier, pourront s’en procurer facilement. Les élèves qui en possèdent les représenteront tant bien que mal et avec plaisir par le dessin, lorsqu’on leur aura révélé des richesses dont ils se servaient depuis longtemps sans le savoir. Pour faire connaître les tempéraments et les facultés, les diagrammes, comme l’audition colorée ou les personnifications, ont une valeur considérable. On le verra mieux encore dans ce qui suit.