‹ La vie [microforme]Chapitre 4 sur 37 · M ES · texte numérisé non relu

M ES

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LA VIE 17

MIMETISME :—Ressemblance que prennent certains organismes, soit avec le sol, soit avec d’autres êtres vivants, ou soit avec le milieu où ils vivent. Ainsi, une foule d'oiseaux, de quadrupèdes, de mollusques et d'insectes, ont absolument la couleur et l'apparence du sol où ils vivent. A Costa-Rica, l'Umbria—Orozimbo imite à volonté et à perfection, les épines du rosier. Certains papillons du genre Oxydia simulent avec une netteté extrême, les feuilles mortes, etc.

Quelle est la signification du mimétisme ? Les naturalistes divergent beaucoup, dans l'interprétation des faits de mimétisme, Pour les uns, c’est là l’un des facteurs importants de la sélection, car disent-ils, l'animal doué de cet avantage, de cette faculté, se protège ainsi comme d’autres le font par leur agilité, ou par des moyens particuliers de défense, etc.; pour d'autres, au contraire, l’imitation protectrice est un fait de nulle importance parce que, prétendent-ils, limitation devrait être parfaite et que d’autre Part, la sélection n'assure seulement que la survivance des variations importantes. Sans donner à ce principe du transformisme, la prédominance que quelques auteurs ont voulu lui assigner, je n'ai pas le moindre doute, que, pour beaucoup d'êtres faibles et mal doués sous le rapport défen-

sif, le mimétisme soit un moyen important de conservation.

11 me souvient qu'un automne, en 1884 ou 1885, j'allai avéc un ami dans le haut de la paroisse Sainte-Emélie, sur le versant est des Laurentides, chasser le lièvre. Nous étions en décembre avancé, et à cause d’un retard anormal des neiges et des givres de nos hivers, la terre des broussailles, entièrement recouverte de feuilles d'un beau jaune-brun, ressemblait à un riche tapis de Turquie. Trompé par la

nature qui avait trop tardé à se couvrir de son blanc manteau, le

LA VIE lièvre s'était dépouillé lui, de sa parure brune d'été, pour revétir la pâle fourrure des frimas : de sorte qu'il faisait tache resplendissante sur le fond roux de la forèt, et qu'il nous était facile de le distinguer et de 12 tirer à plus de dix acres. Nous en fimes un tel massacre, qu'il nous füt impossible d'emporter ce que nous en avions abattu. Puis en m'en revenant à mon domicile je me faisais cette réflexion que si la neige était tombée plus tôt, ou si le lièvre avait blanchi plus tard; en d'autre, termes, si ce petit animal sans défense avait pu profiter de cette faculté de mimétisme dont il est doué, il aurait échappé en grande partie à nos coups.

Je conclus de cette expérience, que si le lièvre ne possédait pas la faculté de s2 blanchir en hiver et de se brunir en été, les chasseurs

hommes et bêtes, auraient bientôt fait de l’exterminer.

MONISME:-—Doctrine physico-philosophique, qui réduit tout ce qui est,

à l'existence primitive ‘d’une seule substance-force : l’éfher. Cet éther s’est différencié au cours du temps pan l’évolution. Le monisme:de Haeckel et de son école diffère de l’unicisme que je professe en ce livre sur un point essentiel : l’origine de toutes choses. Pendant que le philosophe allemand enseigne l'éternité de la matière-

force, j'admets que cet élément primitif a pu avoir un créateur,

MONOTREME :--Mammifère implacentaire situé entre les reptiles et les

marsupiaux et dont l’ornithorynque est un type caractéristique.

Au point de vue du transformisme, l’on considère les monotrèmes, comme une forme de passage entre les mammifères et les oiseaux. L’ornithorynque, de même que tous les autres animaux de

cette classe zoologique, ont un bec et sont ovipares ; cependant, ils

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ont l'os caractéristique des marsupiaux. L'on sait que cet os atti-

ché au bassin, supporte une membrane en forme de sac, dans lequel la mère porte et nourrit ses petits.

MORPHOLOGIE:- Etude des formes organiques. J'emprunte au * Nouveau Larousse”, ce qui suit, je ne saurais dire mieux : “La morphologie est une branche de la biologie, On a admis que parallèlemct à la physiologie qui s'occupe des fonctions, elle étudie les êtres et les organes qui les constituent dans leurs éléments (anatomie) et

dans leur développement (embryologie), Toutefois, depuis Darwin

et ies travaux de l’école allemande, (Haeckel surtout), on désigne plus particulièrement sous le nom de morj'hologie, l'ensemble des données synthétiques qui résultent des recherches de l'embryologie, de l'histologie et de l'anatomie comparées, lesquelles, à l'aide de la méthode comparative, cherchent l'explication des phénomènes relatifs à

la forme et à la structure et à leur évolution et leurs modifications.”

NEURONE:-—Cellule nerveuse entièrement développée. Certains neu-

rones président aux sensations, d’autres aux associations, d’autres enfin, au mouvement. Et voici comment les choses se assent :

il importe d’abord de savoir que les neurones adultes possèdent des prolongements qui peuvent atteindre jusqu'à deux et trois pieds (cylindre-axe). Alors, toute excitation qui frappe un organe des sens est transmise aux neurones centraux (cerveau), par ces prolongements, et là, perçue, emmagasinée et transformée, par les neurones d’associations, puis enfin extériorisée par les neurones du mouvement. Toutes ces opérations (physiques et intellectuelles) se

font par les contacts intermittents des prolongements des neurones.

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Le neurone est donc l'intermédiaire de la sensation et du mouve-

ment.

NOYAU:—Petit corps dont la forme varie, (ovoïde, étoilée, boudinée),

qui existe dans l’intérieur des cellules vivantes.

NUCLEOLE:—Petit corps arrondi qui se trouve dans le noyau. Le noyau et le nucléole, sont des centres, d'activité, ou si l’on veut de

vie, de la cellule.

ONTOGENIE, — ou ONTOGENESE:—J'emprunte encore au “Nouveai Larousse” : “Développement de l'individu, ou en d'autres termes, série des transformations que l'oeuf fécondé subit, pour aboutir à l'être parfait.

Toutes les cellules de l'être parfait dérivent de l'oeuf par bipartitions répétées ; l'ontogénie est donc un arbre généalogique à divisions dichotomiques, dans lequel les stades successifs du développement sont représentés par les divers plans horizontaux que l'arbre a atteints. La'signification de ces stades est précisée par la différenciation, qui conduit à la forme définitive, laquell: s'opère sous «les influences chimiques et mécaniques. Aux premiers stades (morula, blastula, gastrula ou planula), et à la formation des trois feuillets (ectoderme, endoderme, mésclerme), succèdent les processus qui résultent en somme de l'accroissement inégal des feuillets

primitifs, dans les différents points."

Mais l’ontogenèse, pour produire l’être parfait, ne suit presque jamais (sauf chez les végétaux, où l’ontogénèse est des plus simples) ï route la plus directe; elle s’attarde en des détours, ébauche des

organes inutiles, ou appelés à disparaître. La loi de Serres a tenté

ss | —————— ouve- | d'expliquer ces anomalies, ces complications du développement ; mais

| c'est surtout la loi de Fritz Muller, qui s’est efforcée d'en donner une a | explication, en proclamant que l'ontogénèse n’est que la répétition éd rapide du développement paléontologique de l'espèce.”

a ONTOLOGIE :—Dans la correspondance qui termine cet ouvrage, l'on # de | remarquera que Monseigneur Archambault se sert du mot ontolosi | £gique, suivant sa signification philosophique, c'est-à-dire, comme

! science générale de l'être ; tandis que j’emploie toujours ce mot dans Ve à son sens biologique : science dc l’évolution de chaque individu, depuis 2rmes, | Sa conception, jusqu’à son âge adulte. utir à

ORGANES DESUETS — RUDIMENTAIRES:-.Tout le long de la série Te organique, l’on rencontre chez presque tous les sujets, surtout chez

shaée scies

| 4 ceux haut placés, des organes atrophiés, — parfois absolument ique à x

vs | inutiles, tels les muscles du pavillon de l'oreille humaine, ou NS | même nuisibles comme l’appendice vermiculaire, cause fréquente de s es | maladies graves, — dont il serait impossible d'expliquer la présence ch : | si nous ne connaissions les lois du transformisme. Ce sont ne | des vestiges d'organes qui ont eu leur utilité, qui ont joui de ns | fonctions nécessaires chez les ancêtres, étant donné qu’alors, les con- : . ‘ ditions de la vie, du milieu, etc., étaient différentes. Ce sont comme se | l’a découvert et professé Lamarck, des organes, qui dans la série pes ancestrale, se sont développés par l'usage, puis ensuite atrophiés par

le non usage.

resque | mples) ORGANOTHERAPIE, ou OPOTHERAPIE :—Méthode de traitement, par he des laquelle pplée à un orsane malade ou absent, par l'introduction a tenté | dans loi. : 5me, d’extrau: du même Organe pris chez des animaux.

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La plupart des organes, les glandes surtout, fabriquent des principes que l’économie utilise ensuite pour la nutrition, le métabolisme, etc. Contre les affections causées par l’altération ou la suppression de ces organes impuissants alors à fournir les produits de secrétion nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme, l’on a substitué avec succès, des sucs extraits des glandes de divers animaux, Comment et pourquoi agissent alors ces extraits de glandes? Pourquoi, par exemple, les capsules surrénales Au porc, guérissent-elles la maladie bronzée chez l'homme? Pourquoi la glande thyroïde du mouton guérit-elle le myxoedeme? les ovaires ‘le brebis améliorent-ils les complications de la ménopause ? les testicules du bélier augmentent-ils la virilité du vieillard? C’est à cause de la similitude des organes et des fonc ons chez tous les animaux supérieurs, chez tous les mam

mifères : et c'est là l’une des preuves de leur parenté réelle,

OSMOSE :— Phénomène, en vertu duquel, deux liquides, dont les den-

sités diffèrent, séparés par une membrane semi perméable, tendent à établir des courants réciproques à travers cette membrane.

Sans l’osmose, la vie ne serait pas possible. La cellule, base de tous les organismes supérieurs, est formée d’un colloïde (protoplasma), entouré d’une membrane à travers laquelle sé font tous les

échanges vitaux par osmose; la nutrition repose donc sur le phéno-

mène physico-chimique osmose.

OURSIN :—Animal vivant dans l'océan, constituant une classe d’échinodermes. Ordinairement sphérique, de la grosseur d’une chataigne, il est abrité par une coquille en coupole arrondie.

Le biologiste distingué Yves Delages est parvenu à féconder des

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incipes oeufs d'oursin, par des procédés purement physico-chimiques, et ne. ete 1 alors ces oeufs se développent pa” parthénogenèse, jusqu'à l’âge 0 , ë | de ces adulte. Ce fait est à retenir au point de vue du vitalisme et du prin- | néces- | cipe vital.

16 avec ! ” : :

Ë PALEONTOLOGIE :--Science des restes fossiles des animaux et des ment et i tr : : £ è vége aux, dans les diverses couches géologiques du globe, nm, par 4 1 Sans |’ i de ! léontologie, l'évolutionni et le fori î Sans l'appui de la paléontologie, evolutionnisme et le transfor maladie À se vas | | | ! msme seraient incompréhensibles ; car, si le naturdliste n'avait à sa mouton | | ls les | disposition que les espèces vivantes, il lui serait impossible d'établir -118 1€: :

| ” s. n : . ‘ tent-il À la chaîne, la filiation de la biologie terrestre. Des centaines, des itent-ils î | « milliers de formes disparues, qui ont laissé leurs squelettes dans anes et } L \ , R RSS Su les divers feuillets géologiques, sont venues inopinément remplir sn les hiatus des cadres zoologiques et botaniques actuels, La paléontologie prouve sans conteste, que les couches profondes * es den- \ de notre globe recèlent les êtres les plus simples, les plus rudimenndent à | taires, qui aient existé, ou qui existent encore, — et que cette faune ; et cette flore élémentaires ont progressé au fur et à mesure que les base de couches géologiques se sont constituées. Pour en suivre sommaire- (proto- | ment cetie lente marche je renvoie le lecteur au tableau de géologie tous les organique que j'ai dressé au ‘début de cet ouvrage. phéno- 1 PANCREATINE:—Produit de secrétion du pancréas. Le pancréas, È j glande située sous l'estomac, verse le liquide pancréatique dans le 'échino- | .. ; ee ‘ | duodenum, première partie de l'intestin. La pancréatine contient une rigne, il 2 : ; ; à :

. diastase qui sert à favoriser la digestion. der des | PARTHENOGENESE:— Reproduction par des germes ou des oeufs

» LA VIE

non fécondés par le mâle, chez les espèces sexuées. La parthénogénèse est un fait d'exception dans la nature, Mais ce qui nous intéresse, c'est que des savants sont parvenus à développer par parthénogénèse, des germes qui dans la nature, ne se développent jamais

sans fécondation ; nous en avons vu un exemple à l'article oursin.

PATHOGENE:—Se dit des microbes qui engendrent des maladies chez les animaux.

Par opposition, quoique cette opposition ne soit pas désignée par l'étymologie, nous avons les saprophytes, qui sont des microbes indifférents pour les organismes vivants.

PEPSINE:—Ferment fabriqué par les glandes de l'e-comac, contenant

une ‘liastase et servant à la digestion,

PEPTONES:—Albumine digérée par la pepsine ou par la pancréatine, PHYLOGENIE, ou PHYLOGENESE:—Science du développement, par voie d'évolution, des diverses races qui se sont sucrédées sur notre globe, depuis l’origine de ‘la vie jusqu’aujourd’hui. Fait étonnant : chacun des individus, à tous les degrés de l'échelle zoologique, répète, au cours de son développement embryonnaire, les phases par lesquelles ont passé ses ancêtres. Sans doute que ces diverses phases ne sont pas la'répétition catégorique, exacte, calquée, des états ancestraux ; mais au moins, l'on peut reconnaitre facilement l’état analogue phylogéniquement ; et les légères modifications que l’on y rencontre dépendent probablement d’un manque de mémoire ancestral, non dans l’ensemble, mais dans quelques détails secondaires. Chaque

individu a conservé, non seulement soi ilieu, son habitat primitifs,

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comme nous le verrons à l'article sérum, mais aussi les procélés

d'évolution de toute sa série ancestrale,

PLACENTA, ou ARRIERE-FAIX:-— Gateau de chair, contenant de nombreux vaisseaux sanguins, s'étendant sur la face inteme de l'utérus gravide et sur lequel s'insère le cordon ombilical, Nous savons tous que chez la femme, le cordon sert à transporter le sang de l'enfant vers l'utérus, où se'fait l'hématose et la nutrition du foetus, que le placenta est l'organe qui favorise ces divers échanges; mais ce que beaucoup ignorent, c'est que les femelles anthropoïdes (gorille, chimpanzé, orang) ‘ont un placenta discoïde de même que la femme

et que chez nul autre plancentaire, l’arrière-faix n'a cette forme.

PLATODE:—Forme hypothétique primitive de la vie, à la suite des

gastréales, située au septième stade du tableau Haeckel.

POLYDACTYLIE:—EFxistence d’un ou plusieurs doigts surnuméraires, d'origine congénitale.

J'ai au cours de ma pratique, re- ‘ontré dans la même famille, trois enfants ayant deux pouces à la main droite, Et si ces enfants avaient été plus tard, mariés à d’autres poiydactyles, il est possible que ce caractère ‘passager se füt fixé par l’héridité : nous aurions là l’un des procédés du transformisme.

PROCHORDONIA :— Forme hypothétique que Haeckel a placé au

onzième stade, représentée par le ver à corde dorsale.

PROTOPLASMA :—Albumine colloïdale, additionnée d'éléments simples

et de sels divers, formant le corps des cellules vivantes. Le proto-

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plasmä qui contient habituellement le noyau, le centrosome, etc., pos- . sède la sensibilité, la motilité et est le siège d'échanges nutritifs; en

un mot il est la base, s'il n'est pas l'unique représentation de la vie,

PROTOZOAIRE:—Forme vivante la plus simpl: qui existe dans la nature, représentée par des animaux ou des végétaux composés l'une seule cellule ou parfois même d'une simole masse de proplasma sans enveloppe et peut-être sans noyau,

Ce qui porte à croire que le protozoaire est bien un type primitif, adaptable aux milieux les plus variés, par conséquent évoluable dans toutes les directions, c'est qu'on le trouve actuellement, sous l'état de foraminifères, dans les abysses les plus profonds, où nul autre organisme ne peut se maintenir, et qu'alors, n'ayant pas de calcaire ou de silice pour former la coquille dont il s'entoure, il utilise à cet effet

des fragments minéraux d'origine volcanique.

PROVERMALIAS:—Vers primitifs, formant le neuvième stade du tableau de Haeckel.

PTYALINE:-—Diastase de la salive.

RHINOCEROS MERCKI:—Fossile contemporain de l'homme primitif.

SCISSIPARITE .— ou FISSIPARITE — ou BIPARTITION :—Forme d’accroissement ou de multiplication d'un organisme, par division en deux parties. Beaucoup de monocoques se multiplient, de même que bon nombre de métazoaires croissent par scissiparité, L'on a voulu appliquer exclusivement le terme de scissiparité aux multiplications sans karyokinèse, mais je crois qu’il vaut mieux appliquer ce terme à

toutes divisions biologiques ilaires.

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SCOPOLAMINE :-—l'rincipe actif, sous forme d'alcaloïde, de la plante scopolia japoniea. I suffit d'un cinquantième de grain de cet éton nant médicament, pour abolir toutes les facultés cérébrales, durant quatre à six heures, Les médecins et surtout les chirurgiens font un

usage fréquent de ce puissant anesthésique et somnifère,

SELACIENS:— j'oisson cartilagineux c'ont on retrouve les restes fossiles

dans les couches géologiques profondes,

SEROTHERAPIE :— Traitement des maladies infectieuses chez l'homme, par le sérum d'animaux immunisés contre ces infections, Cette methode thérapeutique repose sur le même principe biologique que

l'organothérapie (voir ce mot).

SPECTRALE (ANALYSE) :— Anal, se des corps par le spectre lumi-

neux.

En faisant passer un rayon Je soleil à travers un prisme de cristal, l'on sait que la lumière se décompose : si alors l'on reçoit la lumière décomposée sun un écran, l'on percevra toutes les couleurs élémentaires de la lumière blanche, ou si l'on veut, l'on aura l'arc-en-ciel. En examinant alors de près les differentes bandes de teintes variées, l'on y voit des barres ou rayures obscures, et les savants ont reconnu que ces barres sombres, toujours disposées dans le même ordre, sont l'indice des matières élémentaires qui existent dans le foyer lumineux, Cette méthode d'analyse très perfectionnée a permis de consiater avec certitude, l'existence du fer, du nickel, du bismuth, du cobalt, etc., et l'absence de l'or, du mercure, du plomb,

etc., dans le soleil. L'on est arrivé par cette méthode à faire l’ana-

Iyse des éruiles, etc. L'analyse spectrale est d'une sensibilité exquise,

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car l'on peut ainsi retracer des quantités infinitésimales d'élé

ments qui existent dans une source lumineuse et l'on peut dans ces onditions, reconnaître avec certitude la nature de ces éléments, mème

à des distances énormes,

TELEOLOGIE:—-Doctrine qui professe que tout est ordonné par les causes finales. Le téléologique serait par conséquent l'antinomie du contingent.

Il est évident que les lois du transformisme sont des lois de contingence ; donner un sens téléologique à l'évolutionnisme, serait

ramener la science au moyen-âge.

TERATOLOGIE:-—Ftude des monstruosités,

Ce qui est remarquable en fait de tératologie, c'est que la plupart des monstruosités sont des cas d'atavisme ; c'est-à-dire que les anomalies de conformation ont presque toujours leurs équivalents chez les animaux inférieurs: c'est ainsi que la tératologie vient à l'appui

du transformisme.

TRANSFORMISME:--Doctrine qui enseigne que tous les êtres vivants actuels, dérivent d’un ou plusieurs types primitifs très simples dans leur organisation ; que ces types primitifs, par l'influence du milieu, de la concurrence vitale et d’autres facteurs de moindre importance, se sont lentement, peu à peu, et insensiblement modifiés, pour former les espèces actuelles soumises encore aux mêmes lois du transformisme.

Le transformisme est le dernier chapitre de l’évolutionnisme.

LA VIE # d'été- UNICISME:-—Lxt-ine qui ramène tout à l'unité primordiale physico ; ETS … | chimique dans le cosmos universel; — unité qui au cours cles temps LL] ; même | a produit la diversité par évolutionnisme : — diversité dans le mou- | | vement, diversité dans les formes matérielles : en un mot, Jans les : phénomènes de la force-matière, une dans son origine : l'éther, vr les : Je l'appelle unicisme, parce que, à l'opposé des doctrines dua- ® | ci e du | listes, elle réunit en un seul concept les deux principes: force et : matière; et je la distingue du monisme, en ce qu'elle suppose un »

ns de s créateur à l'origine, Dans ce concept, il faut sans doute, commencer serait | par l'hypothèse d'une substance uniforme et umiverselle : l'ether, ! Puis, par des condensations à des degrés divers, cet éther a formé E ! 0 * H è tout ce qui tombe sous nos sens, Il n'y à pas d'espace inoccupé dans 4 , la nature: l'éthen remplit tous les vides, Le rayon de soleil n'est lupart Î qu'un Mouvement vibratoire de l'éther entte l'astre central et la terre. ano- | La matière n'est que du mouvement condensé à des degrés divers, | Proportionnellement à son poids aomique et à sa densité: tous les s chez | : phénomènes matériels sont donc en somme des actions dynamiques, appui : : , | À | L'ilée que nous nous faisons de ces phénomenes n'est pas exacte, | parce que nos sens ne sont pas assez parfaits pour en saisir la raison, L y anne Î: . : US : Éionitlers » de tn TT ire, nié ivants l'out dans la nature, n'est en définitive que de la force-matière : elé , dans | ments composés, chaleur, lumière, vie, ete, : ce n'est que par leur degré nilieu, i d'évolution, que tous ces états produisent chez nous des sensations j :

tance, ‘ diverses.

r for- : Dans la'vie, comme du reste, dans tous les autres phénomènes, è : , “ .? n , trans- j il y a des degrés, c'est-à-dire des ctats divers de l'évolution: la vie | est élémentaire dans les plastides, les Protozoaires, etc., et organique ne 5 chez ies anthropoides, chez l'homme : et au même titre, nous pouvons

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affirmer que l'intellience existe, quoiqu'à l’état rudimentaire, chez l'atome, pour devenir complexe, élevée, psychique, dans le cerveau

des organismes supérieurs.

VITALISME:— Doctrine physiologique qui enseigne que la vie repose sur une force spéciale et indépendante de l'organisme, que l’on a appelé principe vital. ‘

Le pneuma d’Athénée, l'archée de Van Helmont, l’animisme de Stahl ne sont que du vitalisme sous des noms divers ; mais le vitalisme que je mets en cause, est celui de l'école de Montpellier, parce que c'est celui qui a le moins de vague, malgré ‘qu’il soit une pure hypothèse. Pour Barthez, chef incontesté de l'école vitaliste, et ses disciples, la vie n’est pas le résultat de l’organisation, mais les organismes sont le résultat d'un principe, d’une force qui n'a pas d’analogue dans la nature. C: principe n'est pas l'âme et cependant il est d'essence métaphysique. Disons de suite que ce principe vital n'est qu’une création fantaisiste de l'imagination, qui a pu capter les intelligences, à une époque où les sciences exactes étaient dans l'enfance, mais s'efface et s'estompe, au fur et à mesure que la science illumine les sombres chateaux de l'ignorance.

Si l'organisme était formé, mü et entretenu Par un principe surnaturel, comment les maladies pourraient-elles atteindre et affecter ce principe, et quelle emprise aurait la thérapeutique, toute de médicaments physiques, sur une entité métaphysique? Mais l’homme est raisonneur jusqu’à la divagation, et souvent il aime mieux se payer

de mots, plutôt que de faits.

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