‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 110 sur 191 · Lcltrc du 5 octobre 1790. Àrch. de l'Aube, E · texte numérisé non relu

Lcltrc du 5 octobre 1790. Àrch. de l'Aube, E

autre dira, sous Louis XIV, en parlant d'Arras : « On n'y connait ni plaisir ni société , et excepté deux ou trois maisons assez médiocres, tout le reste était impraticable aux officiers de la garnison1. »

Au siècle suivant, on était d'ordinaire plus sociable. Dans beaucoup de villes de province, on accueillait .avec faveur les officiers, pour la plupart bien élevés, animés du désir de plaire et pleins d'entrain. Ceuxci ne voulaient pas être en reste avec leurs hôtes ; ils se cotisaient pour leur offrir des bals dans des salles d'arquebuse ou de spectacle. Les artilleurs en donnaient un aux dames de la ville à la fête de Sainte- Barbe. En France, comme à l'étranger, on se piquait de plaire et d'amuser. Rochambeau , dans la campagne d'Amérique , organise à Providence des assemblées et des bals auxquels on accourt de dix lieues à la ronde. On pourrait citer bien d'autres exemples. A Vesoul, dans l'hiver de 1777-1778, les officiers d'infanterie offrent « quatre bals en commun », bals assez simples, puisque la cotisation d'un capitaine est de 13 1. 12 s. pour les quatre; mais elle s'élève à 52 1. 10 s. pour une fête célébrée, en 1779, à l'occasion de la naissance de Madame2. En 1754, à l'occasion de la naissance du duc de Berry, des colonels des grenadiers de France donnent une grande fête à Nancy : de sept à neuf heures, on joue ; à neuf heures,

1. Sirot, Mém., t. II, p. 169. — La Colonie, Mémoires, t. I, p. 108.

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