‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 109 sur 191 · lung, Bonaparte et son temps, I. 1, p · texte numérisé non relu

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eux des lieux de réclusion et d'exil ! Tout est relatif, il est vrai. Quelques-unes de ces localités d'apparence déshéritée offrent des ressources qu'on ne trouve pas dans de plus grandes villes. Un colonel veut faire quitter Nantes à son régiment parce que tout y est hors de prix1. Un autre fait des démarches pour ne pas aller à Gray, « garnison détestahle », dit-il, « par la cherté des vivres, » et demande Saint-Mihiel, « qui est un bon local et à portée pour recruter1. » Les considérations professionnelles dominent dans ce cas les convenances personnelles.

Les officiers sont mieux accueillis d'ailleurs dans certaines localités que dans d'autres. Ils s'y trouvent plus ou moins bien selon leur caractère et les circonstances. « Nos officiers disent qu'ils s'ennuient à Metz, écrit l'un d'eux ; je ne sais pourquoi. Nous avons cinq fois par semaine spectacle ; les autres jours des assemblées; tous les soirs, du monde et un souper chez Mmo de Bouille (c'était la femme du général). Les amateurs n'y manquent pas de fdles. Que leur faut-il donc-? » Ailleurs, les habitants, moins hospitaliers, se renferment parfois dans leurs maisons et n'y reçoivent que leurs familles et leurs concitoyens. Dans les petites villes de la frontière de Flandre, et particulièrement à Béthunc, dit le baron de Sirot, il y a peu de bourgeois qui sachent le monde. » Un

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