‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 118 sur 191 · Lettre du 3 juillet 1775. Arch. de la guerre · texte numérisé non relu

Lettre du 3 juillet 1775. Arch. de la guerre

\. Administ. de la police militaire à Lille. Arch. de la guerre, pol. et discipline.

le théâtre, dans le cours même de la pièce1. Avec un pareil luxe de force armée, que les bourgeois ne s'avisent pas de se montrer impertinents à l'égard des officiers; ceux-ci leur feront bien voir qu'ils sont les maîtres.

Le jeu, le café, le théâtre ne remplissent pas les loisirs de tous. Il en est qui ont le goût de l'étude et qui s'y livrent dans leur chambre. Ils ne sont pas les plus nombreux; on les raille quelquefois, mais ils ne s'inquiètent pas des railleurs; ils persévèrent, et ils arrivent. « Je suis presque tout le jour dans ma chambre, écrit en 1777, de Belfort, Théodore de Lameth ; cependant , afin de ne pas être regardé comme un sauvage, je vais quelquefois faire l'aimable pendant une heure à l'assemblée. » Un mois plus tard, il écrit : « Assurément, je ne m'amuse pas, mais les jours passent comme ailleurs, et je commence à concevoir la possibilité de passer quinze mois au régiment; je fais bien peu de progrès; mais je travaille constamment au dessin, à l'allemand et à la musique '. » Au dix-huitième siècle , beaucoup d'officiers ont le goût et la pratique de la musique. Un capitaine, tué à Fontenoy, avait emporté à la guerre son violon. Son père connaissait-il le précepte d'un homme prévoyant, qui faisait apprendre cet instru-

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