‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 120 sur 191 · Lettre inédite d'Anne Prieur du Vernois, du 20 août · texte numérisé non relu

Lettre inédite d'Anne Prieur du Vernois, du 20 août

3. Le comte de Montesson, lieutenant des gardes du corps, s riant avisé de faire aligner ses cavaliers avec son fouet, ce ne fut qu'un cri dans les trois rangs : « A bas le fouet! » Montesson mit sans mot dire son fouet à son pistolet. Le soir, tous les gardes du corps chantaient le couplet suivant, sur un air connu :

Convenez que le mousquetaire Sait quelquefois faire la leçon :

D'un vilain geste, Montesson , Il vous apprend à vous défaire.

(Demay, La Vie militaire au siècle dernier, p. 30.)

petits vers, qui sont admis dans les recueils de poésie de l'époque. Beaucoup des petites pièces qu'ils contiennent sont signées par des sous-lieutenants, des capitaines en activité de service ou retirés '. Quelquesuns s'avisent de fonder cà Verdun, en 172V, une société littéraire sous le nom d'Académie de l'ordre social de l'aimable commerce2. Sous Louis XVI, d'autres organisent dans leur régiment une bibliothèque et même un lycée ::; ils fondent des loges de francs-maçons, affiliées à celles de Paris. Plusieurs travaillent sérieusement'1. Bonaparte compose à Autun des essais historiques qu'il dédie à Raynal; Carnot concourt à l'académie de Lyon pour un prix d'éloquence qu'il obtient r>. Enfin d'autres, ne sachant comment dépenser la fécondité de leur esprit, s'avisent de mystifier leurs contemporains, comme le comte Fortia de Piles, qui,

1. Comte de Ségur. Méiu., t. I, p. 145. —Paris, Versailles, I, 25. — Dumouriez, Mém., liv. I. ch. in.

2. Journal historique de Verdun, 1724 et années suivantes. — Dinaux, les Sociétés badines, t. I, p. 7.

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