Proyart, Louis XVI détrôné avant d'être roi, p
î. Un publiciste anglais dit, en 1769. que les officiers français ont de bonnes caries et parlent beaucoup de langues; était-ce bien exact? Lettres concerning tl/e présent state of the french nation, )>. 127); mais il en est qui étudient et connaissent bien leur métier. Lorsque Joseph II vinl a Verdun incognito, en 1772, il interrogea un jeune officier de Royal-Piémont, qui s'en tira à merveille. Aux éloges que lui donna l'Empereur, il répondit : « Monsieur le comte, mes camarades seront bien heureux du témoignage honorable qu'ils viennent de recevoir; car je suis le moins instruit du corps. (Souvenus de deui anciens militaires, |>. 38.)
5. Iting. t. I, p. 102. — Carnot, Mém. hîst. eî militaire, p. 11.
sous le nom de Caillot-Duval , suscita et soutint, à Nancy, la correspondance la plus suivie, la plus variée et la plus ingénieuse, dans le seul but de passer le temps en se moquant du prochain1.
Plusieurs se sont fait un nom par leurs productions littéraires : Laclos compose le roman des Liaisons dangereuses, en garnison à l'île de Ré 2. On sait la réputation que se sont acquise dans les lettres des officiers tels que Vauvenargues , Bertin, Boufflers, Florian. En 1789, F Académie française renfermait neuf officiers, depuis le grade de maréchal jusqu'à celui de capitaine 3. Les officiers aiment à raconter leurs campagnes; mais ce n'est pas dans leurs garnisons qu'ils écrivent leurs mémoires ; quelques-uns élaborent des ouvrages de tactique, des recueils de législation militaire, des relations officielles ou techniques d'opérations de guerre, des traités spéciaux. L'un d'eux entreprend même l'histoire des régiments4;