‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 149 sur 191 · Vaublanc . M cm., p · texte numérisé non relu

Vaublanc . M cm., p

est rappelé, l'officier ne peut se résoudre à l'inactivité. Il a sollicité ardemment la faveur d'aller au combat; s'il est en lignes, il n'admet guère qu'on se batte sans lui. Dans un siège, Villars, qui appartient à la cavalerie, s'en va, contre les ordres de Louis XIV, aux lieux les plus périlleux de la tranchée en volontaire , y fait des prodiges de valeur, et mérite à son retour le blâme et les éloges du roi. Pendant la guerre d'Amérique, Bozon de Talleyrand-Périgord est rappelé en France avec le général dont il est l'aide de camp; pour continuer la campagne, il s'enrôle dans le régiment de Ségur, sous le nom de Va de bon cœur, et porte les épaulettes de grenadier jusqu'au jour où il est reconnu par ses chefs, qui le font traiter en officier ] .

En campagne, l'officier se bat comme un soldat; dans la cavalerie, il charge à la tête de ses hommes; dans l'infanterie , il fait le coup de fusil au premier rang. Les officiers d'ordinaire n'ont pas l'épée pour insigne de commandement, mais l'esponton, espèce de pique de sept pieds et demi cà huit pieds de long, qu'ils manient « de la manière la plus noble2 ». Mais les capitaines et les officiers subalternes, à la réserve de ceux des gardes françaises et suisses, doivent, en guerre, être munis d'un fusil à baïonnette3; « c'est

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