‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 165 sur 191 · Guibert, Voyage en Allemagne, t. II, p · texte numérisé non relu

Guibert, Voyage en Allemagne, t. II, p

3. Duc d'Aumale, Institutions militaires de la France, p. 43.

pides jeunes gens, comme Roger de Damas et Langeron , bravent toutes des défenses et vont soutenir, comme volontaires, l'honneur du nom français dans Tannée russe '. Mentionnons le futur général Championnet, qui fait ses premières armes dans les gardes wallonnes du roi d'Espagne 2.

Si quelques Français servent à l'étranger, les étrangers en plus grand nombre servent en France. « 11 n'y a sûrement aucune nation qui ait autant d'officiers étrangers ». Qu'un lieutenant déserte la Prusse, dit-on à la suite de la guerre de Sept ans, il est reçu chez nous comme un oracle. Nous avons vu tous nos généraux arborer leurs uniformes, se rassembler et s'enfermer au champ de Mars pour apprendre l'exercice qu'un Prussien voulait bien leur montrer3. » Dans tous les temps , on sollicite des places dans les régiments étrangers. C'est un jeune Napolitain qui rédige sa supplique en latin; elle est appuyée par un grand seigneur, qui atteste « que ce sujet est d'une jolie figure et qu'il est rempli de sentiments. Peut-être, ajoute-t-il , est-il destiné à faire un jour un grand homme » ! Mais parfois les candidats manquent, et l'on donne aux nationaux les grades d'officiers dans les régiments étrangers'1. En 1737, on

i. Pingaud, les Français en Russie, p. 127 à 154.

2. Rousselin de Saint-Albin, Documents sur la Révolution, p. 53, 54-

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