Arch. de la guerre
tâches. En cas de victoire, on accordait 10,000 livres au général qui mettait l'armée en bataille ; on alla même jusqu'à 10,000 écus. Le roi distribue autour de lui des dons en argent et même en nature. Louis XIII promet ainsi l'habit qu'il porte à Puységur comme une récompense flatteuse. Celui-ci veut l'emporter aussitôt que le roi est couché, et comme le valet de chambre s'y oppose parce que c'est une atteinte à ses prérogatives, le roi intervient et donne raison à Puységur l. Au siège de Tournay, on remet un louis de gratification à chacun des deux cent trente-huit gardes du corps qui s'y trouvent 2. Après une bataille , on rachète les drapeaux pris sur l'ennemi, à raison de deux ou de quatre pistoles. La plupart des capitaines s'y refusent, trouvant sans doute le prix trop minime , en disant : « Je suis seigneur d'une paroisse; je suis bien aise d'y mettre ce drapeau que j'ai gagné 3. » Dans d'autres circonstances, des gratifications sont accordées sur des impositions spéciales, telles que celle de l'ustensile ; on distribue ainsi, en 1735, 4,000 livres aux lieutenants généraux, 2,000 aux brigadiers, 500 aux aides-majors, 300 aux capitaines 4. La répartition est faite en raison de l'importance du grade. Un inspecteur gé-