‹ La vie militaire sous l'ancien Régime (volume 2)Chapitre 96 sur 191 · Prince deMontbarev, Mém., t. I, p · texte numérisé non relu

Prince deMontbarev, Mém., t. I, p

2. Lettres du 2 janvier 1702 et du 18 juin 1706. Zèbres de Vauban. Bull. hisi. du Comité des travaux historiques i 1888, p. 250, 25G. — Vauban se plaint aussi, en octobre de la inOme année, d'être sans ap-

Gratifications et pensions suppléent aux insuffisances des traitements , indemnisent des dépenses des guerres; mais les unes et les autres vont d'ordinaire à ceux qui reçoivent déjà beaucoup plutôt qu'à ceux qui n'ont pas assez. La faveur explique beaucoup d'entre elles ; les services rendus et la nécessité justifient les autres. Quand Louis XVI donne une pension de 1,000 livres et une compagnie de dragons à un mousquetaire qui se trouve être le seul à savoir l'anglais , au moment où le roi désire se faire traduire une dépêche écrite en cette langue , la récompense est hors de proportion avec le service rendu *. Quand le commandant d'une compagnie franche demande une gratification , parce qu'il a nourri ses hommes à ses dépens pendant plusieurs jours, c'est un remboursement plutôt qu'une grâce qu'il sollicite. Quand la gratification est réclamée pour un lieutenant-colonel qui n'a pas de fortune et a besoin de se soutenir, c'est un supplément nécessaire à un traitement qui ne dépasse pas 2,500 ou 3,000 livres 2. A certains moments, on se montre très large ;

pointements et d'être obligé de recourir aux emprunts. (Jal, Dictionnaire critique, p. 1234.)

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