Mercier, Tableau de Paris, t. VII, p
2. D'autres gratifications sont données dans le régiment Meslre-decamp général à un sous-lieutenant qui a vingt-deux ans de service, à un autre qui est chargé d'une des deux écoles d'équitation établies au régiment, à un second lieutenant qui sert depuis trente ans. (1768. Arch. de la guerre, adm., 3699.)
de 1767 à 1771 . on cite des colonels, et même des capitaines, qui obtiennent chacun des gratifications de 3,000 livres '.
S'il était peu rémunéré dans le présent , l'officier avait du moins la perspective d'obtenir une pension dans l'avenir. « Le service militaire, disait l'auteur du Soldai citoyen, est un contrat qu'on passe avec le souverain, sous la promesse d'une récompense... Nos provinces sont pleines d'officiers do quarante ans <|ui ont quitté le service dès qu'ils ont été assurés d'une pension. Nos régiments ne sont composés que d'officiers qui attendent la croix ou l'argent. Il est honteux de voir combien tous ne s'occupent que de leur retraite et des bassesses qu'ils font souvent pour avoir des gratifications et des pensions 2. » — « On a trop accordé de pensions militaires , dit un autre; mais si l'on en refuse, le dégoût du service peut s'en suivre. On s'en retire d'ordinaire, après trente ans, avec 500 livres de pension3. » « Il n'est point d'officier, écrivait le duc de Chaulnes au roi, qui ne sacrifie jusqu'à sa légitime pour votre service, dans l'espérance d'obtenir une pension quand il sera obligé de se retirer'1 ». Attraper quelque petite pension pour se retirer, pour aller vivoter chez soi