VILLES. PÉRIODES. DES DES
MARIAGES. LÉGITIMATIONS.
Paris 1826-1869 45,000 28,645
Lyon 1837-1866 12,000 4,545
Versailles. . . . 1838-1866 1,427 835
Marseille. . . . 1838-1866 9,844 4,144
Xancy 1838-1866 5,312 3,354
Metz 1838-1866 1,999 776
Lille 1840-1866 11,941 2,762
Toulouse 1840-1866 2,800 4,000
Saict-Quentin. . 1841-18G6 1,465 815
Ne sont pas compris dans les chiffre3 des légitimations les enfants légilimés par le mariage de mères qui étaient encore filles au moment de la conception.
on accroît le personnel nécessaire à l'exploitation. Ainsi, à Anzin, la compagnie accorde un trousseau et une prime de 200 francs à toute jeune fille qui' épouse un ouvrier de l'usine.
Les écoles professionnelles, les internats et les orphelinats d'ouvrières propagent par d'autres procédés la moralisation matrimoniale. Ces institutions, en formant dans leurs ouvroirs de bonnes ouvrières, en leur assurant à leur sortie un petit pécule, et mieux encore en leur donnant les moyens de gagner leur vie par le travail, offrent aux jeunes filles la. facilité de contracter des unions honnêtes.
Nous ne saurions, à ce propos, passer sous silence les touchantes institutions organisées en faveur des jeunes ouvrières appartenant aux familles réfugiéesde TAlsace-Lorraine. Des orphelinats ont été créés pour elles dans seize villes de France, à Angoulèrae,. Angers, Nantes, Orléans, etc.; 96 jeunes filles y sont actuellement élevées dans les arts professionnels. Au soin de leur éducation s'unit la préoccupation de leuravenir.Onassureà ces orphelines, par l'épargne d'un pécule, une petite dot qui leur permettra de s'engager honorablement un jour dans les liens dumariage. Faire le bien en payant la dette du patriotisme, voilà une œuvre doublement méritante.
De tels exemples et de telles œuvres suffiraientils toutefois pour opérer la réforme des mœurs? On ne saurait s'abandonner à cette illusion. Mais oit