LES DECROTTEURS EN BOUTIQUE OC LES DERNIERS INCROYABLES
D'après une gravure de l'époque. — (Bibl. nation. — Collecl. HeDoio.)
PARIS DE iSOO A 1900.
D'après unr caricature de l'époque. — (Musrc Garuavalot.)
sont nettement formées sur huit, les trois autres se laissent deviner. Elles sont à la fois inrlinées et redressées; elles n'ont pas d'int«M'valle entre elles, témoignant une volonté et une résolution indomptables. La signature de l'Empereur est terminée par un grand parafe, large et accentué, fait par lécrasement de la plume. Sous ce jtarafe, semblable à une èpée menarante, se glisse timidement la petite signature modeste de Joséphine. A ses côtés, Madame Mère a placé une écriture maigre et tremblée Louis a signé (U'gueilleusement, couvrant de ses traits le nom de Jérôme -Napoléon, qui s'entortille dans un parafe négligé.
Joachim-.Napoléon a écrit le sien avec une lenteur méthodi<|ue et presque commerciale. Mais ce n'est rien à côté du parafe d'Eugène-Napoléon . Le fils de Joséphine a, suivant son habitude, orné son nom, fort bien écrit, d'une foule de traits savamment enchevêtrés. Julie, Hortense, Catherine, Pauline et Caroline ont jeté au hasard des pattes de mouche ; Cambacérés, prince et archichancelier de l'Empire, a tracé juridiquement de grandes lettres, tandis que le secrétaire de TÉtat,
LES ARMES DE PARIS SOUS LE PREMIER EMPIRE
(Collection de la Bibliothèque de la Ville de Paris.)
le comte Regnaud de Saint- Jean-d'Angély, a signé le dernier avec un parafe presque aussi magistral que celui de l'Empereur.
Immédiatement après la signature du procès-verbal, Napoléon, Joséphine et la famille impériale passèrent dans les appartements particuliers. Les courtisans, avertis de la fin de la cérémonie, se . retirèrent.
Le 25 décembre, Napoléon et Joséphine dînèrent à Trianon. Ce fut le dernier rei>as qu'ils firent ensemble Le prince Eugène en informait ainsi sa femme : t L'Empereur est venu avant-hier voir l'Impératrice. Hier, elle a été A Trianon pour le voir et elle y a été retenue à dîner.
L'Empereur a été très bon et très aimable pour elle, et elle m'a paru en être beaucoup mieux. Tout me porte à penser que l'Impératrice sera [)lus heureuse dans sa nouvelle position et nous tous aussi. Tu peux me croire, parce que je vois la chose en parfaite tranquillité. » Un autre témoin véridique de ces faits, le baron de Meneval, ne ressentait pas le même contentement. Il dépeignait la douleur constante de Joséphine; il ne pouvait s'empêcher, se faisant ainsi l'écho de l'opinion publique, « de déplorer les rigoureuses exigences de
la politique, qui brisaient si violemment les liens d'une affection éprouvée pour imposer une autre union n'offrant que des chances incertaines. »
Mais tout n'était pas terminé; le lien religieux demeurait dans toute sa force, et, pour les projets ultérieurs de Napoléon, il fallait absolument le rompre.
On fut informé par le Moniteur du i4 janvier 1810 qu'après toutes les fornjalités en usage, l'officialité diocésaine avait • déclaré nul, quant au lien spirituel, le mariage de S. M. l'Empereur Napoléon et de S. M. l'Impératrice Joséphine > .
H. Welschinger.
iLJ
z -s § I I I J 'S « mJt .s -i p S
â c9 a a il «H â S Sâa'â an a
33S sas2 iSS&SSS
9 ed ed ^
liliriifsljl
«• ttî eo -# an <ô r* oê o» o ^ 91 » -^i :*:' ;s
sissjs^nasssssssesz
^Mi^^
rilï?
g 8S IS.o'g 3 o -
)C^^S%reS»ei«SSfêi«i«i*P>S^^
09 r: ^ (^Q M »v o Vo ôo ^ Q> eu '•► in ft ^
CD ^ o
'■,11. . j . • . I I I ' ■Mi
■ ; ■'::!.!. i. K.Mr, . ir ^ M ; l....
•; 1= , .1.. ..-fliisi' '
Janvier.