FONTAINE 1)1' CHATEAU-I) EAU BOULEVARD DE UONDI
D'aprôs une gravure du temps. — (Collection G. Hartmann.) Celle fontaine, terminée en 1810, ne fut délinitivoment alimenU'e qu'à la fin de 18H, par les eaux du lassin de la Villclle, Sa forme élait pyramidale, à la base elle mesurait 13 uièlres de rayon, et son sommet s'élevait à 5 mètres au-dessus du sol du boulevard. Une gerbe volumineuse jaillissait d'une cuvette supérieure, y reton.bnit, puis les eaux se versaient dans une seconde cuvette d'où elles se rcver Siiicnt dans une troisième ei enfin dans le bassin, ce qui produisait trois cascades circulaires. (Oui aire. Histoire de Paris.)
Il se plaça au niveau de nos ^^rands comédiens, et conquit assurément le premier rang parmi les comiques les plus gais, les plus amusants qui aient jamais paru sur le théâtre. Dans la Chatte hlanche, il lui arriva une singulière aventure. Il jouait le rùle du prince Mirliflore : simple chevalier au déhut, il se présentait en prince à la scène du haï; il avnit j)our cette scène un habit de cour scintillant de paillettes et doré sur toutes les tailles. Cet habit venait de Mole, qui l'avait reçu lui-même du cardinal de Richelieu. Il fut vendu à sa mort avec sa garde-robe et orna longtemps les magasins d'un riche fripier, lorsqu'un jour, un seigneur étranger, le jeune comte de R..., attaché à l'ambassade de Russie, fit emplette de l'habit vraiment magnifique du duc de Richelieu pour assistera un bal costumé que donnait Mlle Mars. Le comte obtint un succès fou; c'était à qui vanterait l'élégance, le bon goût, la richesse du costume. Il donne l'ordre à son valet de chambre de faire emballer très soigneusement le précieux habit, lorsqu'un soir, il eut l'idée d'aller voir une représentation aux Variétés, c'était la Chatte merveilleuse. Comme tout le monde, il rit et s'amuse beaucoup des lazzis de Potier, quand celui-ci parait tout & coup revêtu d'un habit de prince. Le comte ne peut en croire ses yeux, il braque sa lorgnette sur l'acteur. . . il a reconnu son habit : le chapeau, l'épée, le nœud de rubans qui porte encore son chiffre ; tout y est. Il se contient, et, la pièce achetée, il se rend au théâtre suivi du commis-
saire de police. On les conduit à la loge de Potier.
— Pardon, dit le commissaire à l'acteur, mais mon devoir m'oblige à vous demander où vous avez pris cet habit.
— Comment! pris? répond Potier fort étonné; je l'ai, parbleu! bien acheté au Temple, et fort cher.
Le fait était vrai. Le comte ne voulut pas reprendre son habit; il se contenta de chosser son valet de chambre qui l'avait volé.
J. DE LA Salle (Souvenirs dramatiques).
l'industrie parisienne en 1812.
L'orfèvrerie sous TEmpire. — Moutardier de Napoléon.
Dessin de Pkrcibr. — (Garde-meuble.)
Janvier.
2. — Visite de Napoléon à la fabrique de sucre de betterave de Paasy, fondée par Benjamin Dclessert. Celui-ci est décoré de la Légion d'honneur, el les ouvriers reçoivent sur l'ordre de l'Empereur une gratification d'une semaine de paye.
15. — Décret ordonnant la nomination de 40 élèves, choisis dans le département de la Seine et les départements voisins, pour apprendre, dans l'établissement fondé par M. M. Barruel et Chapelet h la plaine des Vertus, la fabrication du sucre de betterave-
Février.
2. — fJécret édiclant qu'à compter du !«''' mars |»rochain Teau sera fournie gratuilement à toutes les fontaines de Paris.
8. — A la suite du concours public, Dupuytren obtient la chaire de médecine opératoire à la l'acuité de .Médecine.
Mars.
3. — Napoléon et Marie-Louise assistent à la représentation d.s Mysttrts d Jsis à l'Opéra. Acclamations du puitlic.
7. — Le peintre Gérard est élu membre de l'Institut (classe des IJeaux-Arlsj à la place de l'acteur Morvil.
11. — l'e journée de vente de la galerie de tableaux Soliiène. (Adieux de Mats et de i énus, par Van Dyck. La fuite en Egypte, du Poussin. Le Christ porlt' au tombeau, d'Ânnibal Carrache, etc.)
12. — Les conseillers d'Etat Regnault et Dumas présentent un projet de sénatus-consulte porlant organisation de la garde nationale en trois ans.
21. — Décret ordonnant la construction sur la rive gauche d'un monument destiné à recevoir toutes les archives de lEmpire. (Ce décret reçut un commencement d'exécution.»
24. — Traité d'alliance signé à Paris entre la France et l'Angleterre qui se garantissent leurs possessions.
AvrU.
11. — Chasse dans la forêt de Saint-Germain et visite à la maison des Orphelins des Loges.
13. — Commencement des déi>als de l'affaire Michel Michel, Louis-François Saget, Louis-François-Alexandre Salmon, employés au ministère de la guerre, et Jean-Nicolas Mosès, dit Mirabeau, garçon de bureau du même ministère, accusés d'avoir communiqué à l'ambassade de Russie des états de situation des armées françaises en Allemagne.
14. — Michel Michel est condamné à mort, Saget à 600 francs d'amende, au carcan et à plusieurs années de travaux forcés. Salmon el Mosès sont acquittés.
23. — Visite de la reine Hortense, < protectrice des maisons impériales de la Légion d honneur », à l'établissement des Orphelines, rue Barbette, au .Marais.
mal.
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Physicien (17
coMfK i.AHir.oi'^inu .
liénéral d'arlillrrie
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Dons^^^K.
Général fran(;ais (mortenlSli).
BAHAGUEY D HII.LIKRS
Général français (1764-1813).
SO.NMM DE MANONCCURT-
Naturaliste (1751-29 mai 1812).
1. — Exécution de Blichel Mxhel sur la place de Grève, à 4 heures 1/2 de l'après-midi.
3. — Messe solennelle d'actions de grâces à Saint-Cloud en l'honneur de Napoléon et de Marie- Louise. Le curé prononce un discours < qui exprime avec autant de noblesse que de sensibilité la reconnaissance de toute la paroisse ».