DKFENSE DE PARIS EN
Gravure de l'époque. — (Collection Paul Marmottan.)
« Aucune mesure, dit encore de Jouy, n'avait été prise pour repousser les alliés massés devant Paris. Après une résistance de douze heures, lorsque tout paraissait perdu, fors l'honneur, pendant qu'on placardait encore sur les murs une proclamation dans laquelle le roi Joseph qui venait de fuir disait « Je reste avec vous », lorsqu'il n'y avait plus qu'une faible barrière, objet de dérision pour les Parisiens eux-mêmes, l'armée victorieuse s'arrête tout à coup aux portes et semble ne pas vouloir pénétrer dans la ville. » Le peuple apprend bientôt pourquoi : l'attitude héroïque de Moncey est rendue vaine par la capitulation.
L'entrée des alliés dans Paris est accueillie
entourés de leur état-major, font halte, et la comtesse de Semallé, agenouillée sur son balcon, à l'ombre d'un grand drapeau blanc s'écrie : t A'ive Alexandre! il nous rend les Bourbons I » L'Empereur de Russie la salue et répond : « Oui, Madame, vous le reverrez; vive votre roi Louis XVIII et les jeunes femmes de Paris! » Aux Champs-Elysées les troupes défilent devant le tsar. Presque à la même heure Maubreuil, Sosthène de la Rochefoucault et quelques jeunes royalistes courent à la place Vendôme pour descendre la statue de l'Empereur. Le 4 avril. Napoléon abdique à Fontainebleau.
Charles Simond.
PARIS SOUS LE PREMIER EMPIRE