LB COUVRBOR. LB MAÇON
D'aprtt DoplenJ-BwlAi». - (CoBMtioa ô» la BiblioUièqiie dit HMnx-Artf.)
PARIS DE iSOO A 1900.
du matin arrivaient les ministres; à huit, les rap- soixante-cinq
ports des préfets; après le déjeuner, les conseil- aide de camp,
1ers d'État, puis les consuls; le soir, les amliassa- rogatoire. Le
deurs et la société particulière du premier consul : dire les gens
Mmes Leclercq, Harciochi, les ^'énéraux et colo- |»ro!iiptes et s|
nels Lannes. Duroc. .lunot, Hossiéros, Happ. Lava- peu les nerfs
lette, etc. On évitait de toucher aux questions vint soucieux
politiciues. mais chacun s'appli(|uait à lire sur la avec Mme (h
figure du premier consul si les clioses marchaient produisit sur
à son gré. sovez pas sur
Un soir, nous étions au hillard. quand arrive hustc était au
», répond hardiment l'intrépide heureux du tour que prenait Tinterconsul sourit; il cherchait à inter- . et savait afqirécier les reparties drituelles (iet incident détendit un des convives: mais le consul redeet méditatif. Plus tard, causant Narischkine de l'étrange elTet que le consul hi mort de Paul I" : & N'en jiris. me dit-elle: il savait que son palais de l'Krmitage, et que chaque
LE s 0 r P E R DE (l A R C. A X T l A .
Autouiate du Jardin de Tivoli.
D'après une {gravure du temps. — (Bibliolhèque de la ville de Paris.)
Lacuée, aide de canij), porteur de dépêches datées de lîruxelles. Il ne peut pénétrer jusqu'à Bonaparte enfermé avecHourrienne. Celui-ci sort enfin du cahinet, et nous jette rapidement en passant un : « (iarde à vous ! le premier consul n'est pas de bonne humeur. — Qua-t-il? dites en grAce. — 11 vient d'apprendre la mort de Paul 1"... » Sous cette impression, on se mit à table. Personne ne se souciait d'entamer la conversation : il régnait un silence embarrassant, Lacuée ne mangeait pas, il se dissimulait, voulant être remaniué dans un meilleur moment, (le qu'il redoutait cependant ne tarda pas à arriver. Interpellé brusquement : « A propos, Lacuée, lui dit le général, vous arrivez de Bruxelles. » 11 ne pouvait le nier. « Oui, général. — Combien y a-t-il de. . . jolies femmes ? — Trois cent
fois que l'empereur Paul passait devant il ôtait son chapeau, répétant : Saluons le plus grand général des temps modernes! »
J.-F. IsABEv, Souvenirt.
Le roi et la reine d'Étrurie à Paris
(25 mai).
LE nouveau roi d'Étrurie, don Louis, infant de Parme et mari de l'infante Marie-Louise- Joséphine, fille de Charles IV, vint à Paris, au mois de mai 1801, pour remercier le premier consul de leur nomination à la couronne
PARIS SOUS LE CONSULAT
d'Étrurie, car ils la devaient à une clause stipulée dans le traité conclu entre la France et l'Espagne, le 21 mars, à Madrid. Par ce traité, la France acquérait les Etats de Parme et cédait la Toscane (ou Étrurie) au prince de Parme, en lui donnant pour indenmité de lliérita^^o paternel celui de son oncle que nous lui avions enlevé.
Jamais je n'ai vu deux flirures plus extraordinaires que celles de ces ncKiveaux souverains. Ils portaient le nom de comte et <ie comtesse de Livourne et menaient ave(^ eux un contino de Livourne qui n'avait pas trois ans accom-
voir défiler devant nous les mêmes voitures qui, jadis, avaient emmené M. le duc d'Anjou lorsqu'il avait été A Madrid prendre le nom de Philippe V. Mais il y avait de plus les mules, les sonnettes, le zagal, le majorai, enlin le coche de Cofjliêi'iis complet, (le drcUn-dimUn des clochettes muletières au milieu do Paris, en réponse au son clair et arj^entiri de nos f^relnls de folie, ce i.da|ussemcnt nous parut étrange, et d'autant plus que l'attelage des nmles. la tournure des conducteurs, et plus encore celle des maîtres, et la ligure étrange de la reine qui souriait à la foule hadaude entourant le car-